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Histoire d'une demeure : le château de Bot-Spernem.

Château Bot Spernem

L'édifice de deux étages est orienté vers le port de Montsarrac, possède au premier étage un balcon avec garde-fous ornementé. De style classique, sa façade symétrique est composée d'un corps central avec combles à la Mansart et lucarnes surmontées de frontons bombés, jouxté de deux ailes carrées aux toits d'ardoise en pavillon. Les encadrements des ouvertures sont en pierres taillées, sauf au rez-de-chaussée ou ils sont moulurés. Trois souches de cheminée émergent du pan nord-ouest de la toiture donnant sur l'anse de Mancel, avec son parc, c'est l'une des plus belles demeures de Séné.

Dans son livre intitulé "Le Pays de Séné", Emile MORIN dresse la généalogie de cette belle demeure située sur la route du Passage à Séné.

Reprenons ces noms de familles et tachons de préciser les choses et de les illustrer.

Bot Spernem Castellan BOUAN

Le château de Bot-Spernen a été édifié par Louis Mathurin de CASTELLAN, né à Quintin (Côtes d'Armor) qui résida dans son château comme en témoigne le dénombrement de 1886.

1886 Bot Spernem de Castellan

Il décède à Séné à l’âge de 76 ans et sans enfants. Sa tombe subsisite au cimetière [lire article sur la visite du Cimetière]

1891 de Castellan Louis

1903 0614 Bot Spernen vente

La propriété passe alors à son cousin Louis André de BOUAN qui détient également des terres à Bilherbon. Cependant, le Tribunal civil de Vannes en date du 11/6/1903 ordonne la vente au enchères du château qui était saisi à la demande de plusieurs débiteurs de Louis de Castellan.

Le château serait resté propriété des De Bouan jusqu'à sa vente en 1916 à  Auguste Emile Marie BEDEAU de l'ECOCHIERE [29/09/1880 La Chapelle/Erdre - 17/9/1917 Séné ] qui y décède. Son fils Michel BEDEAU de l'ECOCHERE naitra à Bot Spernem [4/08/1913 Séné - 16/1/1977 Marseille].

Après guerre, le château est revendu à Paul Emile de LANGLOIS de SEPTENVILLE [19/3/1872 Belgique - 1914 Escoublac] ou à sa femme, Georgette Eugénie de SAINT BELIN MALAIN [31/5/1875 - 17/3/1909 Paris XIV], qu'il épousa à Billiers le 3/1/1894. De cette première union est né Geoffroy Jules de SEPTENVILLE [9/1/1895 Gionges 51 - 4/03/1920 - Muzillac ].

Après la mort de sa première femme en 1909, il épouse le 5/9/1910 à Escoublac, en seconde noces, Valentine Josephine LORION [Saint- Nazaire 5/06/1888 - ], dont il aura un enfant, Paul Marcel Geoffroy de SEPTENVILLE [Guipry 3/10/1912 - ca1944].

Après le décès de Paul Emile, sa deuxième épouse, Valentine LORION se remarie avec Leo Johnston BRENNAN dont elle a une fille Christiane Eleonore BRENNAN [Saint Nazaire 16/6/1917 -   ]. Leo BRENNAN est né à Philadelphie aux Etats-Unis, divorcé ou veuf, il est père de Franck né en 1904.Leo BRENNAN est un homme d'affaires qui fait notamment du négoce de blé sur Nantes et Saint-Nazaire où il a dû rencontrer Valentine LORION...

Son fils Franck sera scolarisé au Lycée Saint François Xavier de Vannes. Il fera des études à la Sorbonne à Paris avant de rentrer au Etas-Unis.

1931 Brenna graduate1920 03 Septenville moto

La famille est endeuillée en 1920 par le décès accidentel de Geoffroy de SEPTENVILLE qui se tue dans un accident d'automobile près de Muzillac en mars 1920.

Brennan gene

Ces explications de genealogie permettent de comprendre la liste nominative des personnes qui déclarent résider au château de Bot Spernen en 1921.

1921 Bot Spernem family BRENNAN

Qui était Leo Johston BRENNAN ? Un Américain qui vit à Séné en 1921 mérite qu'on approfondisse les recherches!

1928 brennan mariage

Cet article du Chicago Tribune nous indique que Leon Johston BRENNAN, citoyen américain né à Philadelphie en 1884, est le neveu de Georges Brennan, propriétaire du journal de Philadelphie, l'Inquirer. Jeune, il suit une scolarité à la Delancey School (à approfondir) et ensuite il poursuit ses études au sein de  la prestigieuse université, Germantowm Academy.

Pendant la Première Guerre Mondiale, il sera volontaire au sein du Corps d'Ambulances "Norton Harjes"  et au sein de la 81° Division de l'American Expéditionnary Force (A.E.F.).

Brennan Soldat 81st infanterie

La 81e division d'infanterie (81st Infantry Division) est une division de l'US Army formée à l'occasion des deux guerres mondiales. Elle est créée pour la première fois en août 1917, au sein du Camp Jackson, en Caroline du Nord. À l'origine, elle est organisée autour d'un petit cadre d'officiers de l'armée régulière, tandis que les soldats sont principalement issus de la conscription et des États du sud-est. Les premiers éléments de l'unité connaissent leur baptême du feu en septembre, en défendant le secteur de Saint-Dié, jusqu'au début du mois d'octobre. Elle est ensuite rattachée à la 1re armée en préparation de l'offensive Meuse-Argonne et elle attaque les lignes allemandes lors des ultimes jours de la guerre, le 9 novembre 1918. Après la cessation des hostilités, elle reste en France jusqu'en mai 1919, date à laquelle elle s'embarque pour les États-Unis où elle est démobilisée le 11 juin 1919.

Harjes ambulances

L'American Volunteer Motor Ambulance Corps également connu sous le nom de Norton Harjes Ambulance Corps, est une organisation fondée fin 1914 par Richard Norton. Sa mission fut d'assister les troupes Alliés sur les champs de bataillede la 1ère Guerre Mondiale. Elle débuta avec 2 voitures et 4 chaufferus. Le service fut associé à la Croix Rouge Britannique et à la St-Jhon Ambulance.
Le surnom de "Harjes" fait référence à Henry Herman HARJES, un banquier franco-américainqui décida d'aider Noton par des legs. La "Norton Harjes" incorpora le romancier John Dos Passo et les poètes Robert W. Service et E.E. Cummings.Le corps d'ambulaniers s'illustra sur le schmaps de batialle de la Somme.

1921 Brennan St Malain

Ce faire part de décès nous indique que Mme de SAINT BELIN MALAIN, née Marie Eugénie MINGUET [2/3/1853-21/1/1921], occupait le  château à Bot-Spernen, bien de sa famille. A son décès le château sera mis en vente par ses héritiers. 

C'est dans les années 20 qu'est prise cette photo depuis la butte de Montsarrac.

Séné Bot Spernen

1926 Bot Spernem famille

Le dénombrement de 1926 nous apprend que les "propriétaires" ne résident plus au château. Les seuls occupant sont la famille Métayer qui exploite les terres agricoles.

1930 Berard Servante Bot Spernen

La famille américaine a quitté Séné et c'est l'industriel BERARD (épouse Magdeleine Henriette ALLANIC), qui achète Bot Spernem. Il a fait fortune dans la production de pantouffles dont la semelle en caoutchou est fabriqué par les Etablissements Dubo à Nantes. Emile BERARD [27/1/1865 -Voreppe Isère- 29/7/1944] décède au château. Pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands occupent le château. Après la succession, le château échoie à une communauté religieuse.

emile berard pantoufles

A la Libération, il devient la propriété successive de l'Evêché de Vannes puis de l'imprimeur rennais André OBERTHUR [1906 -1985].

Avant de retrouver une fonction religieuse, il demeure un temps la propriété de la famille HIRGLAIR.

En 1957, les Soeurs Augustines de la Miséricorde y ouvrent un noviciat connu sous le nom de Domaine de Yvonne Aimée, en l'honneur de la réligieuse qui fut béatifiée mais aussi décorée par le Général de Gaulle.

Yvonne Aimée

On retrouve au recensement de 1962 le nom des soeurs qui logaient au château de Bot Spernem.

1962 Bot Spernem fReligieuses

Bot Spernem Soeurs

2856707236 small 1

Vers 1989, le transporteur L'HARIDON, acquiert le château dont il se séprarera vers 1993 pour une famille allemande BRACHT. Celui-ci entreprend de gros travaux. Sa faillite personnelle entraine la vente du château par le Crédit Agricole, lésant au passage les artisans qui avaient entreprise les travaux.
OF Bot Spernen arnaque 1992

Bot spernen 1

Vue de l'arrière du château-1965

Ensuite il est acheté par M. MOURET, conseiller municipal à Séné, dirigeant de société,  qui la revendu en 2xxx à l'actuel occupant.

Inventaire Château Bot Spernen

 

 

 

Cet article s'in téresse à la chapelle de Boëdic. Lire également l'Historie de l'île de Boëdic".

"La chapelle de Boëdic, située sur la pointe de l'île de Boëdic, à l'entrée du goulet de la rivière de Vannes, elle constitue un amer remarquable pour les navires venant du large", écrit Camille Rollando.

Elle est mentionné dans une carte de Séné de 1771-1785. Un travail remarquable de restauration a été effectué par le juge Metzer qui avait acheté l'île de Boëdic.

1771 1785 Boedic chapelle

Boedic chapelel restor

Chapelle Boedic

"A l'origine, c'était un bâtiment à usage domestique, de forme rectangulaire, avec deux fenêtres au midi et son pignon à l'ouest. Si on en croit cet article daté de 1886, la chapelle aurait pu accueillir un four avec un foyer extérieur attenant au batiment, sur le modèle de celui de Bézidel. (lire article sur les four de Séné).

1886 07 10 Boedic four

Selon Rollando, le bâtiment aurait été transformé en chapelle en 1923 par le propriétaire de l'île; M. Passot, en le dotant d'un petit clocheton au pignon. (et des fenêtres en oigive ) Cette chapelle est maintenent désaffactée, mais des cartes postales montrent qu'alors, on y disait la messe et que le poublic pouvait y accéder".

1924 Boedic messe

 

La Drac dans son inventaire ajoute à propos de Boëdic : 

Ferme peut-être du 18e siècle, début 20e siècle. Chapelle postérieure à 1840 antérieure à 1880, complétant peut-être un corps de garde de douanier existant sur les cadastres de 1810 et 1844. Maison fin 19e ou début 20e siècle. La château signalé sur le cadastre de 1810 correspond à la ferme actuelle. La ferme (cadastre de 1810) a disparu.

pedron peintre boedic

En 1878, le peintre vannetais Louis PEDRON présente au salon o Paris un tableau intitulé "Le vieux prieuré dans l'île de Boëdic."

On peut résumé ainsi : une chapelle primitive, remaniée en un corps de garde, puis transofrmée en four et qui sera restaurée sous sa forme originelle en chapelle.

 

Cadastre de 1810 : corps de garde rectangulaire, château

1810 Boedic chapelle

 

Cadastre de 1844 : ajout du foyer, longère

1844 Boedic four

 

Inventaire-Maison-Boëdic

Boedic chapelle

Boedic chapelles

 

Chapelle St Laurent

Source : texte de l'abbé Joseph LE ROCH paru dans le bulletin paroissial Le Sinagot, illustré et complété  données Drac et Rollando.

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Les chapelles de Sene TITRE

La chapelle de Saint-Laurent se trouve dans la partie Nord-Est de la Commune de Séné, en bordure de la route de Nantes.

Rollando indqiue qu'entre 1515 et 1519, elle fut pourvue de trois portes neuves, de clavures et de vitres. Elle subit d'autres réparation en 1645 et 1678. Sur le linteau de sa porte, se lit la date de 1855.

St Laurent date

C'est celle d'une restauration qui a malheureusement fait perdre à cet édifice une grande partie de son cachet. Ses origines sont beaucoup plus anciennes. Quand Saint Vincent Ferrier vint pour la première fois à Vannes, "le samedi avant le dimanche de Loetare", c'est à dire le 20 mars 1418, l'évêque Amaury de la Motte et son clergé, accompagné d'une foule nombreuse, se rendit à sa rencontre, nous dit-on, jusqu'à la chapelle de Saint-Laurent. Il n'est pas précisé s'il fut accueilli dans la chapelle elle-même ou plus probablement sur la route où il cheminait avec son cortège de pénitents. Mais ce qui est certain, c'est qu'il y avait déjà à cette époque une chapelle Saint- Laurent.

Rollando ajoute que son existence est mentionnée dès 1393 à propos d'une indulgence accordée par le pape Clément VII.

http://www.infobretagne.com/saint-vincent-ferrier.htm

St Vincent Ferrier

Vincent FERRIER ne pourra regagner sa ville natale de Valence en Espagne et mourra à Vannes.

St Laurent St Vincent mort

Quand en 1451, les revenus de la Paroisse de Séné furent attribués au Châpitre de Vannes, les offrandes faites à la chapelle étaient recueillies par les Chanoines, qui en retour devaient assurer son entretien et faire les réparations. La Paroisse se rendait en procession à Saint-Laurent les lundis des rogations de mai, et ce jour-là, c'était chanoine qui célébrait la messe. St Laurent Le Sinagot 2 Copie

La chapelle actuelle, dans son ensemble remonte au XVème siècle. Depuis, elle a connu plusieurs restaurations. Son pavement est daté de 1762 (Drac). La dernière date de 1979 et a consisté dans la réfection totale de la voûte, et du mur Ouest (à partir de l'absidiole jusqu'au fond). Il reste encore à mettre en place une voûte - ce qui ne saurait tarder)...

St Laurent charpente

1979 St Laurent 1

 

Cliché Le Sinagot bulletin paroissial

St Laurent Charpente neuve

La chapelle dessine un rectangle sur lequel est venu se greffer, du côté nord-ouest, une chapelle secondaire, l'absidiole dont nous venons de parler. La façade ouest est percée d'une fenêtre de cintre sobrement moulurée, et conserve des traces de colonettes à chapiteau. Au sommet du pignon se dresse un clocheton quadrangulaire cerné d'une double corniche au-dessous et au-dessus dela chambre de la cloche. Il est coiffé d'une courte flèche pyramidale.

St Laurent clocher 2
Du côté de la route, s'ouvrent trois baies en arc brisé : une porte ornée d'une moulure et, disposées symétriquement de part et d'autre, deux fenêtres dont les amatures de pierre en forme de trèfles à trois et quatre feuilles indiquent qu'elles remontent aux origines de la chapelle.

St Laurent fenetre Est
Par contre, la grande fenêtre du choeur, avec ses flammes unies, accuse une époque plus tardive, comme d'ailleurs la petite croix faite de quatre arcs de cercle adossés, qui se dresse au sommet du pignon. Cette fenêtre comporte un morceau de vitrail très ancien représentant la Crucifixion : le Christ en croix, sa mère et Saint-Jean. (Lire article sur les vitraux de Séné).

La chapelle du Nord, elle aussi, est postérieure à la nef principale.  Elle a pu être construite à la fin du XVIème siècle. Les ouvertures sont en arc brisé, et la grande fenêtre, à demi-obstruée, est moulurée en creux, tant à l'extérieur, qu'à l'intérieur. Elle débouche sur la grande chapelle par un bel arc en plein cintre, d'un profil très élégant qui est reçu sur deux piliers engagés dans les murs er décorés de vigoureuses moulures, tant à la base qu'au sommet.

Le maître-autel, en bois, avec des angelots aux angles, est d'un type commun, inspiré du style Louis XV, style resté longtemps en honneur chez nous...

St Laurent hotel abside


De part et d'autre, les deux statues en bois de Saint-Laurent, avec son gril, et de l'Evangéliste Saint-Mathieu, peuvent être du XVIIIème siècle.

La chapelle latérale abrite d'authentiques oeuvres d'art. On y a relégué deux autels en bois et une statue en plâtre de Saint-Joseph. Celle-ci est sans valeur, mais, par contre, la petite croix de bois aux extrémités fleurdelisées est déjà plus digne d'intérêt. Mais on y voit aussi les statues de Saint François-Xavier et de Saint Vincent Ferrier qui semblent du XVIII ème siècle et proviennent de la chapelle désaffectée du château de Limur. Celle de Saint Vincent Ferrier mériterait d'être mise en honneur pour rappeler son passage à Séné...Deux petites statues, que lon portait sans doute en procession figurent l'une Saint Pierre, et l'autre, un saint évêque, peut-être Saint Patern, le patron de la Paroisse. Mais la plus ancienne et la plus belle est une Pietà en bois où la Vierge, tenant son fils Jésus sur les genoux porte le buste très haut. Dans le mur de la nef de cette chapelle latérale, se creuse une piscine à tablette saillante, encadrée de colonnettes et coiffée d'un fleuron. C'est là que les fidèles déposaient les clous que l'on offrait à Saint-Laurent.

St Laurent piscine
Toutes ces richesses révèlent en effet que cette chapelle de Saint-Laurent a connu la ferveur non seulement des paroissiens de Séné mais des chrétiens d'alentour. Saint-Laurent est un diacre martyr dont la mémoire était vénére à Rome dès le IXème siècle, et qui a été chez nous l'objet d'un culte fervent àpartir du Moyen-äge. Ses chapelles sont habituellement très belles et sa fête y est célébrée le 10 août. A Séné, le "pardon" est reporté au dimanche qui précède le 22 septembre, date à laquelle se tenait une des foires les plus importantes du pays. Elle n'est pas étrangère à la prospérité de la chapelle, car les transsactions donnaient lieu souvent à de riches offrandes remises entre les mains du procureur, ou déposées dans les troncs. La chapelle de Saint-Laurent a sans doute aussi bénéficié du voisinage de la résidence ducale de Lestrénic.

Mais elle vivait surtout de la dévotion des pélerins. Ils venaient tout particulièrement y demander la guérison des furoncles et de diverses maladies inflammatoires. Pour appuyer leurs prières, ils offraient des clous, sans doute parce que les furoncles avec l'apsect et le nompopulaire de "clous". Une telle pratique n'était peutêtre pas absolument pure de toute superstition, mais elle n'était pas davantage inutile à la chapelle, car dans les comptes des trésoriers d'église figurent souvent des achats de clous pour la réparation des toitures.

Il appartient aux habitants de ce quartier de Séné de veiller jalousement sur leur chapelle, à une époque où se multiplient les vols d'objets sacrés. Mais ils se doivent d'avantage encore de conserver et de transmettre la dévotion àl'égard de Saint-Laurent, qui demeure un des grands témoins de la Foi Chrétienne.

St Laurent visage

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Chapelle Kerarden1

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Kerarden TITRE

Cette chapelle a été édifiée par les soins de  Jean¬René THOUMELIN, de Carnac, recteur de Séné de 1822 au 12 décembre 1868, date de son décès [lire histoire des Recteurs]. Elle date de 1846. Alors existait, non loin de Kerarden, à la Garenne de Montsarrac, une importante usine fabriquant la soude et l'iode à partir du goëmon et du varech [lire hisoire de Montsarrac]. Des voiliers montaient jusqu'à ce point extrême du Golfe pour l'approvisionner en matières premières. Ouvriers et marins y affluèrent si bien que la population de Montsarrac s'était considérablement accrue. Il devenait nécessaire d'y créer un nouveau lieu de culte.

Telle fut l'origine de la chapelle de Kerarden, dédiée à la Vierge sous le vocable de NOTRE-DAME de BON-VOYAGE, vocable charmant pour un pays de marins. Bon nombre de pierres furent apportées de la chapelle privée du manoir d'OZON, situé à proximité. Cette dernière vieille chapelle était dédiée à Saint Sébastien et à Saint Roch ( dont les statues ornent maintenant le rétable de Kerarden ), et elle se trouvait en ruines. [Lire article sur les chapelles disparues]

Kerarden Sinagot

En bon état à l'extérieur depuis son recrépissage du début de l'année 1971, munie de remarquables bancs de chêne provenant du Grand Séminaire en Juin 1969, elle aura besoin sous peu de grosses réparations à la toiture et à la voûte intérieure. Deux "ex-voto" offerts par les mar-Lnc / voir photcs c i.--dessous ) sont suspendus - dans 1 'unique nef, et, pour en éviter le vol, la chapelle reste fermée toute la semaine. Mais on peut la visiter en en demandant la clef à la gardienne bénévole qui habite le village.

La messe y est dite pour le moment tous les dimanches à 9 Hres 15 (sauf aux grandes fêtes) et le Pardon de Notre-Dame de Bon-Voyage est célébré le dimanche suivant le 15 Août. L'église paroissiale est munie depuis 1978 d'un vitrail en l'honneur de Notre Dame de Bon-Voyage : on y voit la Vierge bénissant deux voyageurs, par-dessus la Rivière de Noyalo dans le Golfe et au bord de laquelle figure la chapelle elle-même.

Le complément de wiki-sene :

Le relevé de la DRAC ci-dessous reproduit indique que la chapelle de Kerarden fut batie en 1842 (date portée) pour remplacer la chapelle de Saint-Sébastien sise à Ozon, en ruine en 1840, dont elle a réutilisé une partie des matérieux. Elle ne figure pas au cadastre de 1844.

DSC07373

Date figurant sur la chapelle

N° inventaire : IA00114347.

Inventaire Chapelle Notre Dame Kerarden

Kerarden 1844 Future chapelle

La chapelle dédiée à la Vierge, sous le vocable de Notre Dame de Bon Voyage a les caractéristiques des chapelles du 19°siècle. De forme rectangualire, avec une sacristie au chevet, elle fut construite en moellons revetus d'un enduit. Les portes et fenêtres sont de plein cintre. A l'ouest, surmontant le pignon, un clocheton à baies rectangulaires en pierres de taille, avec sommet de forme pyramidale. Au-dessous un oculus domine le portail.

Ci-après clocheton et oculus.

  DSC07375   

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Dans le bulletin paroissial de Séné, Le Siangot, un article de février 1971 rappelle que l'enduit fut refait.

"Début février : Heureuse surprise pour tous, mais surtout pour les habitants du quartier de Kerarden, en ce début de février ! Des échafaudages se mettent à encercler la chapelle. Le vieux crépi, lézardé et tout lépreux, commence à tomber...et dans quelques jours, ce sera une chapelle rénovée entièrement à l'extérieur, et,..espérons-le, blanchie à l'intérieur ! qui accueillera désormais les fidèles de ce quartier. Ce travail était prévu par la municipalité depuis un bon moment déjà et ce qui n'était que projet est devenu réalité grâce à la diligence de Mr Pierre Le Gallic et de l'entreprise Giannérini et de ses ouvriers. MERCI à TOUS !"

Sinagot Kerarden travaux

Source Camille Rollando :

Depuis quelques années, une association de défense du Patrimoine a vu le jour sous le nom des "Amis de Kérarden". Elle s'est donnée pour principal objectif, l'entretien et l'embellissement de la chapelle. Aussi, à ce jour, peut-on admirer un certain nombre de réalisations à mettre à son actif.

En 1994, une nouvelle cloche a été mise en place, l'ancienne comportant des fêlures et émettant des sons discordants. En 1996 et en 2000 quatres vitraux ont été posés (Lire article sur les vitraux de Séné). A la même époque, le verre blanc de l'oculus a été rempalcé par un petit vitrail représentant une croix celtique (Triskell).

Ces cinq vitraux sont l'oeuvre du maître verrier D. Brioullet de Brandivy. dans la nef, devant l'autel, on peut admirer, suspendue à la voûte une petite croix de bois ornée de jolis émaux offerte par un artisan local, C. Le Petit.

L'édification de cette chapelle a donné lieu, dès l'origine, à un pardon annuel très suivi, dont la date se situe toujours au mois d'août.

En début d'après-midi, les fidèles partaient en procession vers le calvaire-autel de Montsarrac...monument classé qui a été dépeint par André Viaud Grand Marais dans le bulletin de la Société Polymathiuqe du Morbihan, qui date de la fin du 16°siècle.

Après une pause prolongée, durant laquelle avait lieu une cérémonie de prières et de chants, les processionnaires revenaient vers la chapelle pour la célébration des vêpres.

Au cours de la procession, les jeunes filles portaient la statue de Notre dame de Bon Voyage ainsiq ue des bannières dont les cordonets étaient tenus par des petites filles. Les garçons portaient fièrement des ex-voto représentant des voiliers, ainsi que des avirons, rappellant de cette façon l'ascendance maritime des Sinagots.

Après les vêpres, se déroulait la fête profane avec jeux divers...mât de cocagne, boule pendante, jeux de boules, courses de sacs etc. tous les amusement habituels des kermesses du pays.

POURQUOI L'EDIFICATION DE CETTE CHAPELLE ?

Certains on tcur y voir un rapport avecles marais salants. ce n'est pas mon avis, ceci pour plusieurs raisons.

- La chapelle date de 1846; les marais salants ont été opérationnels dès 1728, c'est à dire 118 ans auparavant. Pourquoi aurait-on attendu plus d'un siècle pour prendre une décision ?

- Les salines ont fourni leur plein rendement entre 1740 et la Révolutin. Ce fut l'âge d'or. Il eut alors été plus judicieux de la construire à ce moment-là.

- les salines de Kerarden n'étaient pas les plus importantes, tant s'en faut.

Pour ma part, je vois d'autres raisons à l'édification de la chapelle.

La chapelle d'Auzon venait de disparaître.on pouvait donc utiliser les matériaux et les statues.

Un but de décentralisation. Il était intéressant d'avoir une chapelle de quartier, comme celle de Saint-Laurent et comme on fera plus tard pour la chapelle de Bellevue-Langle. Quant à l'emplacement, Kerarden était très indiqué, car le village est le centre d'uen zone habitée qui comprend Bot Spernem, la Garenne, Montsarrac, Kerleguen, Michottes, Cressignan, Auzon et Bilherbon.

Accroissement de la population de Montsarrac résultant de l'implantation d'une importante usine d'alginates à la garenne à la même époque.

Kerarden La Gilardaie Frères 1853 54

Benitier de la chapelle de Kerarden

Kerarden benitier

L'emplacement du magnifique calvaire-autel de Montsarrac, donnait l'opportunité à Kerarden de créer un pardon annuel en procession entre les deux édifices religieux.

 

 

 

 

 

 

La chapelle Saint-François-Xavier (XVIIIème siècle), située à l'entré du Château de Limur a été édifiée par Noël Bourgeois (Lire article sur l'histoire du Château de Limur). C'est un petti édifice rectangulaire en moëllons Les baies en arc segmentaire : deux fenêtres surle choeur, une grande porte au sud et une autre à l'est, toutes ces ouvertures entourées de pierres en tuffeau. Corniche moulurée au sommet des murs et toiture en ardoises, surmontée d'une croix de fr" (Source Camille Rollando).

chapelle ST F X sene

Camille Rollando de citer Hervé de Halguet qui indique que cette chapelle fut dédié d'abord à Saint Uferier (Saint Vincent Férier) avant de l'être à Saint François-Xavier. On y desservait une chapellenie fondée le 22 mars 1749.

Voilà ce qu'en disait les auteur de l'ouvrage colelctif intitulé "La Bretagne contemporaine", édité en 1865 et illustré par Felix Benoist : "Dans une propriété des environs de Vannes, remarquable par ses belles avenues, à Limur, en Séné, existe une petite chapelle placée sous le vocable d'un sint qui, dit-on, fait marier, dans l'année, les filles qui le viennent invoquer.
La première chose qui frappe de vue, en entrant dans l'édifice, c'est la statue de saint Uférier dont l'un des pieds
est criblé d'épingles. A ceux qui s'enquièrent du motif de cete espèce de profanation, voici qu'on répond : " ce sont les jeunes filles de l aparoisse, qui, impatientes de se marier, transofrment ainsi en pelotte l'un des pieds du
vénérable Uférier. Heureusem celle qui parvient à y planter solidement son épingle! elle peut compter qu'un amoureux la viendra bientôt demander à sa famille. Mais nulle espérance pour la pauvre enfant dont l'épingle s'est détachée : saint Uférier renvoie certainement son mariage à plus tard."

Le mobilier religieux a été transféré à la chapelle Saint- Laurent.

 

Les promeneurs qui empruntent le sentier côtier qui va de la cale de Barrarach vers Port-Anna, distingue dans la végétation une croix à côté d'une "maisonnette", une cahute, malheureusement, en mauvais état, avec une ouverture sous le toit murée de parpaings.

 Corps de garde Barrarach

Cette construction n'est autre qu'un poste de douane et Camille Rollando, dans un livre "Séné d'Hier et Aujourd'hui" nous en livre son origine.

"C'est un promontoire, surmonté d'un ancien poste de douane, d'où la vue panoramique plonge sur la rivière de Vannes au nord-est, sur la rivière du Vincin au nord-ouest et au sud sur le Golfe...Pourquoi un poste de douane à cet endroit? Il faut savoir qu'avant 1862, date de l'arrivée du chemin de fer, le trafic des marchandises se faisait beaucoup par voie de mer. Il fallait donc un poste de douane maritime (patache) pour vérifier les cargasions des navires allant à Vannes."

On retrouve la trace de cette "patache" de douaniers dès le cadastre de 1844, et les relevés qui succèdent ne manque pas de la faire figurer dans les cadastres, cartes d'état major et carte géographique de Séné.

Cadastre 1844

Corps de garde cadastre 1844

Carte 1866

Corps de garde cadastre 1866

Carte 1882

Corps de garde cadastre 1882

L'inventaire de la DRAC de Bretagne nous indique sans trop de précison que la construction daterait de la fin du XVIII° siècle, avec des ouvertures et une toiture modifiée courant XIX°siècle.


1899 Bellevue Conleau Journal Jeunesse

Cette photographie date de 1899, extraite du Journal de la Jeunesse montre le corps de garde pris en photo depuis Moréac-Arradon Comme partout sur le littoral du Golfe, le paysage est dénudé, sans arbre, de la lande et des rochers.

1912 Le peintre graveur illustré XIXe Delteil Loÿs bpt6k9734334d 144 1

Gravure de Jean frélaut 1912 depuis Conleau,

vue sur La butte de Langle avec le Corps de Garde

En 1912, Jean FRELAUT nous en donne une représentation avec un drapeau tricolore au sommet. Le peintre l'a également représentée lors des Régates de Conleau, c'était un point de ralliement des spectateurs massés sur la butte pour regarder les régatiers.

Corps de garde Frelaut

Corps de garde Frelaut 2

En pretant attention aux vieilles cartes postales, on peut observer l'évolution de la construction au fil du temps. La butte de Barrarach n'a pas toujours été couverte d'un bois de résineux comme nous l'indique la gravure de Frélaut et cette vieille carte postale qui présente une vue prise depuis Moréac en Arradon..

Corps de garde carte postale

Cette autre photographie est prise depuis la plage de Conleau.On distingue la patache et la croix à son côté gauche et l'abri du douanier à droite.

Corps de garde VUE

Corps de garde baigneurs

1964 Port Anna déchargement huitres 8FRAD029 27FI 03448 bis

En 1964 Beranrd MOISAN filme les ostréiculteur à Port-Anna. On distingue le corps de garde.

 

Cette vue en couleur est prise depuis la cale de Conleau. Sur la barque sans doute une passeuse de Séné qui accoste.

Corps de garde VUE color

Erigée au sommet de la butte de Barrarach, le cahute des douaniers mériterait d'être restaurée et insérée dans un sentier patrimonial autour de Port Anna. 

Sene Bellevue Patache

 

  

 

 

 

 

Croix Barrarrach3

L'abbé LE ROCH endit quelques mots dans son recueil sur le patrimoine de Séné :

"Ce qui caractérise la croix morbihannaise et en particulier les croix du Pays Vannetais, c'est le peu de portée de leurs bras. La traverse est toujours courte. La croix de Bellevue, qui surplombe le goulet de Conleau, à l'intérieur d'une propriété privée, est de ce type".

On distingue un Christ stylisé sur une de ses faces, bien visible sur cette vue.

CCroix barrarach christ

1780 Croix Barrarach

C'est une croix très ancienne puisque elle est figuré sur la plus vieille cart de Séné, datant d'environ 1780. On la retrouve également dessinée par le cartographe du cadastre de 1844 aux côtés du Corps de Garde des douaniers sur la butte de Belelvue.1844 Corps de garde Barrarach

Inventaire DRAC n° IA00114360

La croix a été de tout temps prise en photo pur réaliser notamment des cartes postales en des temps où la butte de Barrarach était dénudée pour accueillir la foule lors des fameuses régates de Conleau.

 

Inventaire Croix Port Anna

Port Anna Calvaire 2

   Vue de la croix de la butte de Barrarach de 1908; une jeune femme transporte dans un panier d'osier dans sa brouette de bois, sans doute le fruit de la pêche.

croix port anna.arch

Photos archives 56 : avril 1921, jeune fille en habit du dimanche pose devant la croix de la butte de Barrarach, dont on a refait les joints..

Port Anna Calvaire 3 130 001

 

 

 

Il est des croix de chez nous, sur nos chemins ou nos places et d'autres pourtant si familières qu'on aimerait les savoir sinagotes: croix de Kernipitur, croix de Calmont, croix d'Arcal, croix de Saint-Léonard.

"Si, après le château de Limoges (à vannes) l'on quitte la route actuelle de Séné pour prendre, à gauche, celle conduisant au passage de Saint-Armel, on trouve bientôt deux belles croix monolithes en granit. Ainsi écrivait Marselin de la Société Polymathique du Morbihan en 1942, dans un articl econsacrée au croix en périphérie de Vannes, ici la croix de Kernipitur et celle de Calmont.

A/La croix de Kernipitur que l'on peut voir aujourd'hui dressée près du parc PIBS, en face de l'arret du bus, se trouvait avant sur la commune de Séné à mi-chemin entre les fermes de Grand et Petit Kernipitur, comme l'indique le cadastre de 1844. Elle devait être assez familière des Sinagots car elle était situait sur la principale voie reliant Séné, via le Pont d'Argent pour franchir le ruisseau de Cantizac, et vers la "Rue de Séné", aujourd'hui rue Monseigneur Trehiou.  L'abbé Le Roch en fait une description dans le bulletin paroissial, Le Sinagot.Kernipitur croix

1844 cadastre kernipitur

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LES CALVAIRES DE SENE

11. CROIX de la ROUTE du PASSAGE St-ARMEL

Après le cimetière de Calmont Haut, l'on quitte la route actuelle de Séné, pour prendre à gauche celle conduisant au Passage St-Armel, on trouve bientôt, sur la droite une belle croix monolithe en granit. A vrai dire, cette croix ne se trouve pas sur le territoire de Séné, mais elle est si familière aux Sinagots qui empruntent cette route pour se rendre à Vannes que nous la mettons sur la liste des croix de Séné.
Elle se dresse dans le talus, avec une hauteur de 2,20 m.,une largeur de fût de 0,36 m. à la base et de 0,30 m. sous la traverse qui, elle, mesure 0,70 m. Ce qui rend cette croix intéressante, c'est la gravure qu'elle porte au milieu du fût. C'est une sorte de fuseau ou de lentille placée verticalement, dans le sens de la hauteur, et mesurant: 0,30 m. de long sur 0,12 m. dans sa plus grande largeur, au milieu. Certains ont voulu y voir représenté l' "IXTHUS" grec, emblème symbolique du Sauveur. (Chaque lettre de ce mot grec qui signifie "POISSON" , d'où la forme de lentille allongée, rappelant la silhouette du poisson, donne en raccourci l'identité, pour ainsi dire, du Christ : I = Iésus, X(CH) = Christus, TH (Théou) = Dieu, Uios = Fils(en grec), S = Sauter (Sauveur) .. Soit : Jésus-Christ le Fils de Dieu, Sauveur). A quoi l'on peut répondre que si telle avait été l'intention du graveur, il eût placé ce dessin symbolique à l' intersection des bras de la croix et non sur le milieu du fût ... Mr.Viaud-Grand-Marais, reprenant son interprétation du marteau sculpté en relief surla croix du Bondon, près de Vannes Nord-Ouest, a vu encore ici une marque de Corporation, de Confrérie ou tout au moins celle d'un groupe de donateurs : Pêcheurs ou Poissonniers de Séné.

B/ La croix de Calmont : L'abbé LE ROCH nous en parle dans le bulletin paroissial.

Croix Calmont

12.DEUXIEME CROIX  de cette ROUTE du PASSAGE

Mais une deuxième croix était familière aux Sinagots qui empruntaient voici une vingtaine d'années cette Route du Passage St-Armel elle se trouvait dans le dernier virage très prononcé avant d'aboutir sur la route de Calmont.  Voici la description qu'en faisait la "polymathique en 1942 :

La prmeière, à 200 mètres de la bifurcation et à un coude de la route, est un morceau mesurant 3m50 de hauteur au dessus de la dalle placée ras-le-sol qui lui sert de base. La traverse est de petites dimensions : 0.65m environ. L'épaisseur varie de 0.15m à la base à 0.10m au sommet. Elle est ornée d'un filet en creux qui en suit tout le contour à quelques centimètres du bord. Elle ne manque pas d'élégance. Malheureusement elle incline fortement en avant et il est à craindre qu'elle ne se brise un jour au ras de la dalle dans laquelle est est fixée.

Voici ce que nous savons à son sujet, et qui a paru dans Ouest-France du 4 Août 1961 :
"L'IRREPARABLE OUTRAGE "- Il existait, sur la petite route conduisant de Vannes au Passge St-Armel , une magnifique croix de granit, monolithe, datant de plusieurs siècles. Ces humbles monuments, témoins de la foi de nos ancêtres, forment un trésor inestimable sur lequel nous devons jalousement veiller. Cette croix monolithe' se trouvait, comme par hasard, (comment l'aurait-on pu prévoir il y a 3 ou 4 siècles?) sur le parcours qu'emprunte à travers champs la canalisation amenant dans le Morbihan le GAZ DE LACQ. Les bulldozers sont passés par là, et la pauvre croix a été fauchée. Elle gît à l'entrée d'un champ, brisée en deux morceaux. Le fait est d'autant plus regrettable que des personnes, dûment autorisées, avaient attiré l''attention sur cette croix et avaient même trouvé un emplacement pour la transporter ailleurs (en bordure de la route de Séné, où elle aurait été bien en vue) . Le mal est pratiquement irréparable".
Cette croix, qui gît aujourd'hui, cassée en deux, au Cimetière de Bois-Moreau en Vannes, (voir photo du haut de cette page ) était un beau morceau de granit, plat, mesurant 3, 50 m. de hauteur au-dessus de la dalle, placée au ras du sol, qui lui servait de base. La traverse était de petite dimension 0,65 m. environ. L'épaisseur, de 0,15 m. à la base, atteignait 0,10 m. au sommet. Elle était ornée d'un filet en creux qui en suivait tout le contour à quelques centimètres du bord. Elle ne manquait pas d'élégance. Malheureusement, el le inclinait fortement en avant du côté de la route et il était à craindre qu'elle ne se brisât un jour en tombant. C'est ce qui lui est arrivée, très aidée par la force aveugle d'un bulldozer!

C/ La croix d'Arcal :  16.LA CROIX d'ARCAL

A une demi-lieue de Vannes, au sortir de la commune de Séné, au village d'Arcal, s'élevait, il y a quelque quinze ans, dans le talus, à droite, une croix de granit, sculptée. Cette croix, que bon nombre de Sinagots, avant de pénétrer dans leur paroisse au retour de Vannes, ont pu saluer durant longtemps, et dont ils se rappellent, à coup sûr, le souvenir, a été transférée, après accord donné par l'autorité compétente et par la population du quartier, sur le parvis de la nouvelle église Notre-Dame de Lourdes de Trussac, par Mr. l'abbé Nicolas, rectaur à ce moment de cette paroisse. Bien que ne faisant plus partie désormais de "l'environnement" sinagot, nous tenons toutefois à la rappeler à la mémoire de nos paroissiens.

Arcal croix Trussac
Cette croix se compose :
1°-d'un monolithe formant la croix proprement dite, de 0,85m de hauteur, 0,75m dans sa plus grande largeur et 0,20m d'épaisseur.
2°-d' une colonne cylindrique de 1m de hauteur et 0,17m de diamètre.

3°-d'un piédestal de 0.85m de haut, de 1,10m de large et 1,40m d'épaisseur.

La croix est sculptée sur les deux faces: celle aspectant la route, représente le Christ mourant, les yeux mi-clos, la tête penchée sur l'épaule droite. Les bras, sans être rigides, sont horizontaux, la main droite manque, la main gauche a les doigts largement écartés. Les pieds superposés et percés d'un seul clou sont attachés directement sur le fût. Le Christ porte autour des reins une sorte de jupon. Rien n'apparaît au-dessus du croisillon, mais, en dessous, la pierre décrit un médaillon en forme de trapèze isocèle, où sont sculptés en relief la"Mater Dolorosa"(la Vierge des Douleurs) et l'apôtre Saint Jean pleurant et priant aux pieds du divin crucifié.
Sur la face opposée, est sculpté le buste d'une sainte, les mains posées sur la poitrine et la tête couverte d'un voile qui encadre son visage et retombe sur ses épaules. On pense naturellement à la Vierge Marie qui orne si souvent. le revers de nos croix. Cependant, la tradition veut voir ici la Duchesse de Bretagne Françoise d'Amboise.

Cette croix ne possède ni le petit pignon des croix des XV° et XVI° siècles, ni le dais des croix du XVII°. C'est une oeuvre moderne de piété populaire con fiée à un tailleur de pierre du pays qui avait vu quelque croix du XV° siècle,dont il s'est manifestement inspiré.
Sinagots ! S'il vous arrive de passer du côté de Trussac, allez jusqu' à l'église N.D.de Lourdes et vous pourrez revoir cette croix qui fut "presque" vôtre durant des siècles !

D/ La croix de Saint-Léonoard : 17. LA CROIX DE St-LEONARD

1942 03 Croix vandalisme

Sur la route de Nantes, on rencontre la Croix de St-Léonard, en la paroisse de Theix, mais non loin de la limite de Séné et familière aux Sinagots du coin ... (ne pas confondre cette croix qui domine la route sur la gauche en montant, avec celle de "La Brassée" ou de "Jean II" qui se trouve du même côté, mais sur le territoire de Séné, avant d'aborder la descente et les virages de St-Léonard). Elle a été restaurée vers 1940, ainsi que celle de Bonervaud, située plus loin sur la même voie, avec les débris des deux croix géminées trouvées dans le
fossé de la route.

CROIX Saint Leonard

 

 

 

 

Dans le bulletin paroissial, le recteur Joseph LE ROCH nous livre un long paragraphe consacré au calvaire de Montsarrac. Quelques ajout à l'initiative de wiki-sene.

calvaire montsarrac

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LES CALVAIRES DE SENE

"Il a été décrit par André Viaud-Grand-Marias dans le bulletin de la société Polymathique du Morbihan, année 1922. C'est l'une des rares croix historiées offrant encore des traces de peinture. Elle est constituée par un pied polyèdre, couronné d'une grosse torsade. Son sommet est carré avec pignon orné de choux et crochets. On voit d'un côté le Christ, de l'autre la mise au tombeau; des saints personnages sont représentés entre des colonnetttes sur les faces latérales. Voici ce qu'en écrit André Viaud dans une conférence sur "Les Anciens Calvaires-Autels de Vannes et de sa banlieue :

Montsarrac foto triple

La 1ère photo de gauche est issu de l'articl ede l'abbé LE ROCH (années 1970).La seconde photo est un aggrandissement d'une célèbre vue de la collection David (voir ci-dessous), dont on fit plusieurs cartes postales. On note bien que les personnages chrétiens sont peints.

"Lorsqu'au temps de la Ligue, à la fin du XVI° siècle, les Espagnols vinrent au secours du Duc de Mercoeur, ils établirent à Vannes au faubourg Saint-Patern, la croix Cabello, sur la place qui porte encore ce nom aujourd'hui. On prétend qu'il édifièrent à la même époque le Calvaire de Montsarrac ou Montserrec, en souvenir du célèbre pélerinage catalan de "Montserrat" (la montagne sciée). cette origine est douteuse. Quoi qu'il en soit, le nom est exotique : il n'a rien de breton et, fût-il de formation latine 'Mont serratus"; il ne faut pas en chercher l'étymologie dans la situation du lieu qui ne fait que 16 m d'altitude.

Du reste, et c'est nous qui ajoutons cette précision, il n'a été érigée à l'emplacement, qu'il occupe actuellement que vers 1846, sous le rectorat de Mr.Toumelin, lors de la construction de la chapelle de Kerarden. Il viendrait, dit-on, du vieux cimetière du bourg.

1844 Calvaire Montsarrac

La croix de Montsarac est figuré sur le cadastre de 1846, à gauche, sur la grande parcelle Mez er Groés. Sur la cadastre de 1810, rien sur cette parcelle, à moins que la croix fut mal située et corresponde au "bâtiment" parcelle n°538.

Ce calvaire qui mesure 3.50 m est érigé en la paroisse de Séné à 8 kms de Vannes, sur le chemin du passage de Saint-Armel, dans un endroit, d'où l'oeil jouit d'une vue magnifique sur la Presqu'île de Rhuys et le Golfe du Morbihan, avec les riantes découpures de ses côtes et ses îles aussi nombreuses prétend-on que les jours de l'année.

La base actuelle du monument, consiste en un vulgaire massif de maçonnerie, carré à la partie inférieure formant piédestal, plus étroit, circulaire et bombé à la partie supérieure servant de socle à la colonne. Cette colonne, octogonale, plus large en bas qu'en haut est un peu courte (1m environ) aurait, d'après certaines gens, remplacé un fût plus ancien détruit aux jours sombres de notre histoire. C'est également de cette époque que daterait la disparition de l'autel. Le fût est couronné d'une grosse torsade, support d'un sommet en parallèlipipède surmonté de pignons légèrement arqués en contre-courbe, ornés de crosses sur les rempants et terminés par des choux.

Les médaillons, bien que d'une autre facture que ceux de Saint-Colombier et de Ranuec - deux calvaires de Saint-Nolff - offrent les même scènes, avec cette variante que, dans la représentation de Saint-Jean Baptiste "agnifer" (porteur d'un agneau on voit derrière lui, mais plus haut, la tête d'un personnage bardu, le Christ, sans doute, dont Jean est le Précurseur.

Je crois que ce calvaire de Montsarac est postérieur aux deux précédents : ses sculptures manquent de finesse; mais elles sont peu altérées, préservées de l amousse et de la dégradation par les peintures dont elles sont revêtues, reste ou rajeunissement d'un ancien enduit. ce mode de conservation du granit a été observé sur plus d'une croi xdu Finistère...Des calvaires-autels de la banlieue de Vannes, celui de Montsarrac est le seul qui soit peint (cette coutume de peindre est actuellement disparue). Sa peinture est l'un des principaux arguments des archéologues qui attribuent à ce monument une origine espagnole, -en Espagne, la couleur s'ajoutant toujours au dessin et à la ligne,-que les statues soient en pierre ou de bois.

Malgré la rusticité de sa base et ses degrés rudimentaires, le Calvaire de Montsarrac produit bon effet dans la campagne découverte où il se trouve située."

Louis Simonnot, qui a également étudié les Croix Morbihanniases classe celle de Montsarrac dans la catégorie des "croix à panneaux" ou en forme de pignon, dont on trouve quelques rares exemplaires très primitifs en Lore Atlantqiue. Elles se composent, dit-il, d'un fût généralement rond ou à pans coupés supportant un panneau, assis sur une boule en torsade. Ce panneau affecte deux formes spéciales bien déterminées : soit un quatrefeuille soit un pignon dont les côtés, formés de colonnettes, encadrent un saint quelconque et supportent deux rampants soutenant, à leur sommet, une grosse torsade ou une croix. Le chamoine Jérôme BULEON, dans sa langue imagée, les a baptisés : croix bannières à cause de leur ressemblance avec une bannière, ou encore "croix-hosannières parce que l'on chantait généralement devant elles l'Hosanna du Dimanche des Rameaux. Toutes représentent sur une face le Christ encroix entre sa Mère et Saint Jean, et sur l'autre face, une piétà : la Vierge tenant sur ses genoux les corps de son fils descendu de croix. Elles ont une réplique primitive à Maur-de-bretagne. La plus fine de ces sculptures et ayant, seule, la particularité d'être peinte, polychromée, est, d'après Mr. Simonnot, celle de Montsarrac, en Séné.
Du point de vue de l'âge, André Viaud Grand-Marais range cette croix au nombre des Calvaires-Autels du XVI ème - XVII ème siècle avec ceux de Saint-Avé-d'en-Haut, de Saint Colombier et de Ranuec, en Saint-Nolff, de Bizole en Tréffléan, et du Rohic en Saint-Patern. Il procéderait, selon lui, des deux calvaires de Saint-Nolff.
"Au XVIème Siècle, et dans les premières années du XVIIème siècle, écrit-il, le sommet du calvaire présente quatre faces rectangulaires, couronnées par des pignons à rampants droits ou légèrerement arqués, ou par des arcs en accolade avec dais. C'est ce genre de croix que Mr. le chanoine Buléon qualifie du "joli nom de "bannière de granit" et que le poète Venance Fortunat, auteur de l''hymne "Vexilla Regis" eût sans doute appelé : "les étendards de pierre du Christ-Roi", par allusion aux drapeaux à traverse horizontale de la cavalerie romaine.
Le caractère propre du médaillon des calvaires morbihannais de ce type, c'est d'offrir à la vue des surfaces intérieures pleines au lieu de surfaces ajourées dégageant le contour des sujets ; le nombre des surfaces se trouve augmentiê , mais l'ensemble perd en légèreté et en élégance ... "
Quant à la destination des calvaires-autels, l'auteur les divise en deux groupes:
"ceux situés' dans les cimetières entourant les églises et les chapelles étaient dits dans mon enfance "croix-hosannières", parce qu'on s'y rendait en procession le dimanche des Rameaux, portant à la main des branches de buis, de romarin et de laurier et chantant "Hosanna Filio David".

Montsarrac pardon Kerarden

Pardon de Kerarden - Station devant le calvaire à Montsarac (Source Camille Rollando)


"les autres plus éloignés et situés parfois en un endroit désert s'appellent en langage liturgique : "croix destinées aux litanies ou supplications solennelles en cas de calamités publiques ou de pressants dangers". Ces supplications étaient accompagnées jeûne, de mortifications et de processions auxquelles, par métaphore, on donnait le nom de "litanies", parce que les processionnaires alternaient la récitation du chapelet avec le chant des psaumes et des litanies des saints. Les croix de litanies étaient les stations de ces processions de périi tence au cours desquelles on sollicitait la délivrance de la peste, de la famine, de la guerre et des autres fléaux."
Et André Viaud ajoute : "bien qu'utilisés parfois aux Rogations, la plupart des calvaires-autels vannetais étaient considérés comme croix¬hosannières. seuls, ceux du Rannec et de Montsarrac sont regardés comme d'anciens calvaires de litanies, la messe se disait à ces croix et l'on prêchait près d'elles".
Si la tradition est d'accord avec André Viaud pour reconnaître dans la croix de Montsarrac un calvaire-autel dont la table a disparu à l 'époque de la Révolution, elle ne l'est plus pour y voir une croix de rogation plutôt qu'une croix hosannière. Le conférencier ignorait que ce calvaire provient de l'ancien cimetière du bourg, ce qui l'a induit en erreur.

1980 retratite comuniant

Retraite de Profession de foi - Séné -Montarac Juin-1980 Bulletin-paroissial

 

Inventaire Calvaire Monsarrac

Séné montsarrac calvaire

Calvaire de Montsarac, cliché David fin XIX°siècle.

Ci-dessous 2 photo du fond d'Archives Godineau aux Archives du Morbihan

 Montsarrac Calvaire Godineau 1

Montsarrac Calvaire Godineau 2

 

Les fontaines et puits à Séné : redécouverte d’un patrimoine oublié

La particularité de Séné, est d’être une commune littorale, un territoire de faible altitude, et dont le sol, les terrains, reposent sur un support de roche métamorphique constitué de gneiss et de granite.

La couche sédimentaire n’est pas profonde et n’est pas propice à la présence d’une nappe phréatique importante. Ce handicap est compensé par une pluviométrie régulière qui permet d’avoir de l’eau toute l’année. Sur plusieurs points du territoire, les fonds des bassins versants ont laissé apparaitre un étang (étang de Kerdavid) des mares (Gornevez, Limur) ou de nombreuses mouillères ou grenouillères.

Les anciens, avaient repéré ces endroits pour y creuser des puits indispensables à l’établissement d’une ferme ou d’un village. Quand il fallait creuser profondément pour trouver la nappe phréatique, alors on consolidait un puits traditionnellement circulaire. Certains nous sont parvenu avec une forme circulaire, simple et d'autres sont de petites chapelles où aller puiser de l'eau.

Photo de puits à Séné :

7 Balgan 2  21 Brouel Le Goho 2

52 Langle puits  54 Kerdavid

Lorsque la nappe affleure la surface, ici ou là et particulièrement dans un bas fond, point besoin de creuser profondément pour trouver l’eau. Les anciens ont construit alors quelques marches pour descendre au fond du puits, au niveau de l’aquifère, où est aménagé un petit bassin de pierre.

Nos nombreuses « fontaines » sont en quelque sorte des « puits à escalier ».

Exemple : "fontaine" de Gorneveze :

Fontaine gorneveze

 

Quand la pluviométrie est correcte et le bassin versant suffisamment étendu, il peut surgir naturellement un flux continu d’eau, on parle de source. Une fois aménagée, on parle de fontaine à l’eau claire et régulière. C’est un peu le cas à la « Fontaine de Langle » inventoriée par la DRAC de Bretagne. Le « puits à escalier » en amont était rarement à sec et profitant de la pente, l’eau s’écoulait, alimentant le lavoir.

 

 51 Langle fontaine 1  51 Langle fontaine 3

  51 1844 Fontaine Langle Inventaire Fontaine Langle

Creusés à faible profondeur dans le sol, en bas de bassins versant, ces puits et surtout les fontainesétaient  sensibles aux contaminations par des germes fécaux en provenance de l’élevage domestique, ou des eaux usées domestiques.

Dans son livre, Camille Rolando nous fait part d’un souvenir d’enfance au village de Montsarrac :

« Pour la lavage du linge, il y avait deux fontaines disponibles, l’une au Solon et l’autre à Toul en Trech sur la route de la pointe. A intervalles réguliers, de nombreux volontaires venaient faire la chaîne pour procéder au curage de ces fontaines. Quant à l’eau potable, il fallait aller la chercher à un puits à margelle, situé entre le village et Kerarden ».

Les puits profonds approvisionnaient en eau potable et les « fontaines » en eau domestique et d’élevage.

La consultation du cadastre de 1844 permet de répertorier une cinquantaine de puits et de fontaines qui portent un nom vernaculaire, quelques lavoirs et un grand nombre d'autres points d'eau, le plus souvent des puits, indiqués par un petit cercle bleu. On en trouve dans presque tous les villages et le bourg de Séné. A vrai dire, les villages se sont établis près d'un point d'eau. Ces fontaines et ces puits, aujourd'hui perdus dans les brousailles, sont l'objet d'une rédecouverte de la part des Sinagots. Hier, elles étaient importantes pour la vie des villageois et les riverains devaient les entretenir au quotidien et notamment curer le fond des fontaines régulièrement. On trouve également aux archives du Morbihan, plusieurs délibérations du conseil municipal de Séné en vue de l’entretien de la fontaine de Langle.

Au cours de la fin du XX° siècle, leur usage a été abandonné avec l'arrivée de l'eau courante dans les maisons.

Une première liste des puits et fontaines est publiée dans le bulletin municipal de juin 1994) Celle-ci sera enrichie par la contribution de Séné d'Antan, de notre ancien maire Marcel Carteau et des services techniques de la ville de Séné courant 2016-2018. L'inventaire a été entrepris afin de sauvegarder et de restaurer la multitudes de fontaines et de puits qui sont déssiminés sur notre territoire communal.

 

Fontaine, puit et point d'eau indiqués au cadstre de 1844 :

Puit du Menieu

Puit du Versa

Fontaine de Gressignan dont l'eau rejoignait une mare qui servait d'abreuvoir.

 1844 Fontaine Abreuvoir de Gressignan

       23 Cressignan B

Bourg : puits rue des Vierges, puit du Prebsbytère, rue de la Fontaine :

 

Fontaine de Balgan

Fontaine de Barrarach avec son lavoir

Fontaine de Bindre

Fontaine de Boëd

Fontaine de Boëdic

Fontaine du Bois de Saint Laurent sur la rive du Liziec

Quatre puits à Saint Laurent encore visibles aujourd'hui.

5 0 Saint Laurent 1844

5b Puits Saint Laurent   5 2 Puit St Laurent Manoir

 

5 3 Puit St Laurent    5 4 Puits St Laurent

 

Fontaine de Canneau avec son étang aujourd'hui caché derrière un bosquet.

Fontaine Renaud près de Caneau

Deux fontaines en bas de Cariel aux noms de Feten aligen et Er Goh Feten

Fontaine de d'Aulan.

Fontaine de la Lande ( Kerfontaine)

Fontaine Er Pradeu à Brouel,

Fontaine de Falguérec

Fontaine de Goho

Fontaine de Gorneveze

66 1844 Fontaine Gorneveze  66 Gorneveze 2

Fontaine de Grand Pré à Limur

Fontaines à Cadouarn : Feten crechan et Feten Er Prat

A Ozon les fontaines de Guerimac et Grand Pré

A Ozon le puits situé tout près de l'ancien presbytère d'Ozon.

38 1844 Puits Ozon  38 Puit Ozon 2

Fontaine de Kerbiscon,

Fontaine ou Puits de Kerdavid et fontaine de Godal,

54 1844 Fontaine Kerdavid Godal

54 Kerdavid  57 Godal B

Fontaine du Grand Kernipitur et à côté de la ferme, son puits qui n'est pas figuré sur la cadastre de 1844..

75 Fontaine Kernipitur

75 Puit Kernipitur

Fontaine du Petit Kernipitur

Puits de Keravelot situé dans la cours du Manoir de Keravelo.

74 Puits Keravelot

 

74 Keravelo ferme 2

Fontaine de Ligneux

Fontaine de Michot

Fontaines du Clos Bras à Montsarrac

Fontaine de Montsarrac

32 1844 Fontaine Motsarrac  

32 Montsarrac B

Fontaine de Nerhuen à Billarec

Fontaine Pichon à Gorhfeten

Fontaine des Quatre Vents

Fontaines Poul Praaden, Prat Bras et Prat Bihan à Kerarden

Fontaine de Moucelle

Fontaine de Punsic à Canivar'ch.

 

Le cadastre de 1844 n'est pas exhaustif, il a omis d'indiquer d'autres fontaines et puits bien réels.

Puits de Bezidel 

6 Puits Bezidel

 

 

 

 

 

 

 

 

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