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HISTOIRE....et histoires de Séné. L'abbé LE ROCH aimait commencer par ces quelques mots, ces articles d'histoire locale qui paraissaient dans le bulletin partoissial, Le Sinagot. A côté de l'histoire de nos manoirs, des familles nobles de Séné, des Grandes Batailles, il y a aussi l'histoire des gens humbles, forgerons (lire article), boulangers (lires les articles) ou encore bouchers (lire l'article). Les restarateurs sont de cette trempe...

Le métier d'aubergiste ou de restaurateur ne sera pas confondu avec les activités de débit de vins (ou de cidre) et de cabatiers, que l'on trouve en grand nombre dans les dénombrements de notre commune de 1841 et jusqu'à l'entre-deux-guerres. On comprend le débit de boissons comme un lieu où l'on pouvait boire un verre de vin ou de cidre et se retrouver entre Sinagots dans les différents villages de Séné. Et effectivement, il y avait des débits un peu partout sur la commune. Le terme cabaretier et cabaretière coexiste avec celui de débitant. Dans ces commerces, on pouvait à la fois boire et manger une restauration sommaire. Insérés dans les villages et le bourg, ce n'étaient pas de vrais "restaurants". L'aubergiste, ajoutait au cabaretier la possibilité de se loger et sans doute de ce fait, une restauration plus soignée. l'ancêtre de l'hotel-restaurant.

1-Au village de Montsarrac
2-La presqu'île de Langle :
3-Le bourg de Séné :
4-La route de Nantes :
5-Autour du centre commercial Intermarché : 

6-Sur la ZAC du Poulfanc :

 

1-Au village de Montsarrac :

Sur la seconde moitié du XIX° siècle, le village de Montsarrac eut une période d'essor démographique dû à la présence d'une usine d'extraction d'iode du varech, d'un port de pêche et de commerce inauguré à la Garenne et par la proximité des salines. Ces activités amenaient journaliers, paludiers, pêcheurs, marins et ouvriers de l'usine à iode, autant de clientèle pour des auberges.

1886 Montsarrac aubergiste Trehondart

1886 Montsarrac Loiseau Aubergiste

1886 Plunian aubergiste montsarac

Au dénombrment de 1886, on recense sur Montsarrac, trois aubergistes. Avec la fermeture de l'usine, l'activité du port ira décliante et les auberges disparaitront de Montsarrac... 

2-La presqu'île de Langle :

Avec la création de la cale de Barrarach, le développement des Régates de Conleau et de l'activité de Passeur (lire histoire de Conleau et des Passeurs), à la fin du XIX° siècle , la pointe de Bellevue est devenue un lieu touristique.

1905 1909 Café de la terrasse GILBERT

En 1898-99, M. CAYRE et son épouse Mme BOYER, négociants rue du Roulage à Vannes, achètent un terrain à Bellevue et y font construire un café-restaurant qui prend le nom de "Café de la Terrasse".

1901 Bellevue cuisinier

Le nom ds premiers gérants nous est donné au dénombrement de 1901. Simon GILBERT, cuisinier de métier et son épouse Louise KERHELLO, cabaretière. En 1906, Claire Lucie GERARD native de Fougères, âgée de 60 ans, a réouvert le Café de la Terrasse.

1906 Bellevue restuaratrice

Pendant une douzaine d'années, le Café de la Terrasse sera un lieu couru des Vannetais qui franchissent le goulet de Conleau, et s'installent près de la patache des douaniers à Bellevue les jours de Régates, ou qui empruntent la barque du passeur pour une excursion en terre sinagote les dimanches après la messe... En 1912, le café, qui a sans doute arrêté son activité, est vendu à la commune pour y installer la toute première école de Langle (lire Histoire des Ecoles).

1921 DOUARD Bellevue Restaurateur

Après la Première Guerre Mondiale, l'attrait de Conleau, les courses des Régates génèrent la présence de clients sans quoi, point de restaurant. Au dénombrement de 1921, Constantin DOUARD, avec son fils cuisinier - on a bien a faire à de "vrais" restaurateurs - et son épouse Louise Marie HERBESTER dirigent un restaurant. Le Café de la Terrasse a été vendu à la commune et est devenu l'Ecole de Langle. Où se situait donc ce second restaurant?1926 Gaucher restaurateur Bellevue

En 1926, Augustin François GAUCHER et Pélagie Joséphine LE GUEN, sont restaurateurs à Bellevue et vivent entre les mêmes voisins, que les Drouard. Les dénombrements de 1931 et 1936 ne montrent pas de restaurateurs établis à Langle ou à Bellevue...Le début de la voiture, les régates désormais sur Port-Navalo, l'attrait touristique de Bellevue s'est amoindri...

Il faudra attendre la construction de Port-Anna dans les annnées 1950 pour que la pointe de la presqu'île retrouve un regain d'activité. Cependant, ce n'est qu'en 1988, qu'un nouvel établissement, "La Bellevue" voit le jour, dans un ancien café tenu par la famille Jacob, où Réné le papa, ostréiculteur, faisait déjà déguster ses huîtres. Son fils, Philippe JACOB, cuisinier de métier,  accueille pour se restaurer avec une très belle vue sur le Golfe du Morbihan et  l'île de Boëdic. 2007 Resto Bellevue

photo nous et food truck

Sur le Port ou près de la cale de Barrarach, aucun restaurant ne s'est établi, malgré la passage de promeneurs ou l'activité nautique. Dans les années 2000, un "food-truck", surnommé par les Sinagots, "la cabanne", tenu par Wanda et Frédéric KERBARTH, s'installait en saison pour offrir une "petite" restauration aux promeneurs. Bientôt, la "Maison du Port" devrait accueillir de la restauration à Port-Anna (lire l'histoire de Port-Anna).

3-Le bourg de Séné :

Dans un commune peuplée de pêcheurs et d'agriculteurs où l'épouse au foyer s'occupe des enfants et de la cuisine, les occasions sont rares d'aller au restaurant. Toutefois, les noces sont de vrais moments de convivialité pour les Sinagots (lire article sur les noces) mais souvent organisées dans une ferme par la famille... Au début du XX° siècle les commerçants Robino et Allano, qui tiennent des boucheries et épiceries au bourg de Séné se lancent - dirait-on aujourd'hui - dans du "traiteur évènementiel" pour les jours de noces. N'ont-ils pas le mets le plus apprécié pour les fêtes : la viande!

1906 Bourg Robino Digabel Aubergistes

En 1906, Mathurine LE DIGABEL est aubergiste au bourg, son aînée Jeanne Marie ROBINO est servante et son fils, Joseph Marie ROBINO est boucher. Ces activités de boucherie-restauration-café se cotoient.

1921 Bourg Robino Restauratrice

1922 26 robino

Après la Grande Guerre, Jeanne Marie ROBINO déclare le métier de restauratrice. Plusieurs jeunes mariés se retrouvent "chez les Robino" pour célébrer leur repas de noces. Ce n'est que bien plus tard que de "vrais" restaurants vont éclore dans le bourg de Séné.

N 6 Hotel Golfe

Au n°6 de la Place de l'Eglise la vieille boucherie Allano laissera place à l'Hotel du Golfe au début des années 1960 qui propose alors gite et couvert à ses hôtes. Il semble qu'il fut le premier vrai restaurant d'après-guerre. Il sera successivement tenu par M. Guillonnet, M. Leray et Danet dans les années 1985, avant de laisser place à un fleuriste.

1962 GUILLONET Boucher Hotelier

Hotel Golfe bourg

Au n°4 de la Place de l'Eglise, la batisse devint communale et abrita un temps la Poste et les Soeurs des Filles du Saint-Esprit...Vers 1992, la commune loua la batisse à un restaurateur niçois qui ouvrit une pizzeria, LE PINOCCHIO.

1992 06 resto pizza

2-3 ans plus tard, la mairie vendit la batisse à deux cuisiniers Mario LE PESQUER  et Jean Luc MORICE qui la mirent aux normes d'un vrai restaurant, l'ASSIETTE BLEUE. Le restaurant fut reprise par Stéphane et Isabelle EZANNO en juillet 2005 pendant 1-2 ans.

1997 12 Lassiette sinagote

Depuis 2008, Ludovic et Magali BOUCHET gèrent le restaurant AR GOUELENN.

2020 Ar Gouelenn 4

 2019 Avel Vras Eglise

Au n°5, à l'emplacement de l'ancienne boucherie Hervio (lire article sur les bouchers) le dernier boucher, Marcel BOISSON laissera place à un traiteur, "Les Mets en Bouche" puis le batiment sera acheté par la mairie pour le louer à un restaurateur, Sylvie SELIGOUR qui a ouvert une crêperie salon de thé, l'AVEL BRAS.2014 Resto Avel dro

 Au n°2 de la Place de la Mairie (place de la Fraternité) là où jadis était l'épicerie Janvier mitoyenne du café, avant que ne s'installe l'agence immobilière, entre 1998-2000, il y avait un restaurant, LES VOILES ROUGES de Fabrice ROZELIER. Il succédait  à une crêperie, snack, salon de thé, LE PARADISIER ouvert en novembre 1994.1998 12 Resto pizza eglise

Avec le percement de la place Floresti et la création du centre commercial des Lilas, sur la nouvelle place Penhoêt, des cellules commerciales accueillirent de nouvelles activités. Ce n'est que récemment, que le site accueille de la petite restauration, avec PRESTIGE DÖNER, qui offre de la restauration turque et des kebabs.

Bourg Prestige Doner

En s'éloignant du bourg par la rue des Ecoles, on arrive au Purgatoire et au quartier du Goah Ver. Le percement de l'avenue Donnegal renforça le trafic sur cette voie et la visibilité propice à l'établissement d'un commerce.

Taverne Sinagote

Dans les années 1970, M. CAPELLE et sa femme Mme FICHEPOIL ouvrirent la TAVERNE SINAGOTE dans de vieilles écuries réaménagées. Ils quitèrent le Goah Ver en 1991 et transférèrent leur restaurant au n°18 de la rue du Verger. En 1989, Eric NATTIER et son épouse ouvrirent à la même adresse, le CAPUCIN GOURMAND. En 1999, celui-ci émigra sur Trefflean.

1991 12 Resto Capucin Gourmand

Quelque temps plus tard, rue du Verger, un autre établissement, LA CASE, proposait restauration et karaoké. Il occupait la partie sud donnant rue du Verger, d'un grand bâtiment qui donnait également route de Nantes, au nord. Ce bâtiment à l'origine fut construit pour un élevage de volaille dans les années 1950-60 qui fut transformé en boucherie industrielle de découpe de volailles.

F Biggy 41 route Nantes

Au Goah Ver, en 1998, Marinka et Gilbert LE BROC récupérèrent les locaux de la Taverne Sinagotes et ouvrirent la CREPERIE DU GOAH VER jusqu'en mars 2011, quand l'établissement fut repris par Katia et Yann KERISIT jusqu'en 2016.

Goaver Katia Yann KERISIT

Goah Ver Creperie

Depuis octobre 2016, Marinka et Gilbert LE BROC gèrent la CREPERIE DU POULFANC. Pour compléter ce panaroma des crêperies sinagotes (Avel Bras, Goah Ver, Poulfanc) il a existé de 1997 à 2003 une crêperie près de l'hippodrome de Cano tenue par M. & Mme POULIGNY.

1999 12 Creperie Hippodrome

NB : il a existé dans les années 1970-80; L'OASIS, restaurant oriental établi à Moustérian qui pris quelques temps plus tard le nom LE SAHARA.

Mousterian LOasis

SENE restaurant Le SAHARA

A Kergrippe on a également compté sur l'établissement LE ZOCALO qui ouvrit, selon le bulletin municpal, à l'automne 1995.

1995 11 resto LE ZOCALO

4- La route de Nantes : 

1964 Route nantes ESSO

En 1964, Bertrand MOISAN filme le Pays Sinagot et la route de Nantes. Près de la station service "La Grenouillère", on devine un commerce avec garée devant une 4CV. Au n°31 de la Route de Nantes Jeanne LE ROCH, épouse PENEL, qui disposait des terres agricoles derrière la route de Nantes, tenait le restaurant LA GRENOUILLERE qui gardera ce nom au moins jusqu'en juin 1992, comme l'atteste cet extrait du bulletin municipal.

1992 06 Restaurant Grenouillère

Plus tard, il changera de nom pour "LE PRE VERT". Cet autre extrait du bulletin municpal daté d'avril 2000, nous donne les noms des deux associés qui reprirent le fonds de commerce, Alain SIMON et Gilles CHEVALIER.

2000 04 Le Pré Vert

Resto Pré Vert bis

Il fut repris entre 2003 et 2009 par M. & Mme BERLAND, SARL COUBERT.

2009 le bistrot

En avril 2009, une nouvelle équipe conduite par Anaïs DALINO, lance LE BISTROT jusqu'en avril 2018.

facade du restaurant entre deux

Depuis la société NEO Restauration a ouvert L'ENTRE DEUX, restaurant avec terrasse dont la particularité est de favoriser l'insection professionnelle.

Escapade italienne

Non loin de là, au n°14 il s'etait installé un restaurant proposant du snacking italien, L'ESCAPADE ITALIENNE, qui fut géré de mai 2012 à mai 2019 par Thomas SALESSES. Il a été repris depuis septembre 2019 par MM. DECHERY et FRANCOIS qui continuent à proposer des pizza à emporter et de la petite restauration italienne.

14 Rte Nantes

Ce restaurant italien succédait à un fleuriste qui s'était installé dans l'ancien garage attenant au bar-billard  LE 147 de Nicolas KERMORVANT, qui proposait alors des jeux de billard. (Le 147 était précedemment établi au n°8 Place d'Irlande).

LE 147 14 Rte Nantes

Aujourd'hui, ce grand local est occupé par la magasin de costumes et robes de mariage, d'abord sous l'enseigne PRONUPTIA et désormais sous le nom de MARIELLA.

 

Resto Chinois Rte nantes

En contuant vers le Poulfanc, on ne peut pas ne pas voir le restaurant asiatique WAN SHENG au n°41 de la Route de Nantes qui existe depuis juin 2009, (à l'emplacement de l'ancien atelier de découpe BIGGY (lire ci-avant).

La route de Nantes, ancienne route nationale 165, a été de tout temps très fréquentée pour quitter Vannes vers Nantes ou pour parvenir à la prefecture du Morbihan. Après guerre, avec l'essor des transports, de nombreux garages se sont installés ainsi que des stations services (lire Histoire des garages). En toute logique, Lucien PENRU établit un hotel-restaurant au Poulfanc [lire histoire des routiers]. L'établissement devint rapidement un débit de tabac (lire histoire des buralistes), activité complémentaire d'hotelier, cafetier et de restaurateur. Le batiment a été plusieurs fois remodelé. L'activité de restauration est abandonnée en 19xx pour renaitre quelques temps plus tard avec un établissement qui proposait du snacking, AU RAPIDO, puis LA TARTINERIE ouvert en juillet 2005.

Mappy tabac arze 2

2005 07 La Tartinerie

En poursuivant la route de Nantes vers le Poulfanc, on arrive sur le SUROIT, restaurant vieux de plus de 200 ans. [Lire histoire du Suroit]. De l'autre côté de la route, dans les années 80-90, une parcelle de terrain fut aménagée pour accueillir le "Pärc du Rohu", petite zone d'activités commerciales.

Hotel ROHU

2016 Hotel Rohu

Cette zone accueillit l'hotel LE ROHU, qui proposait bien un accès à des terrains de tennis et une offre moderne pour l'époque qui lui valait 2 étoiles. Toutefois, son positionnement en zone commerciale, lui fit perdre de son éclat et aujourd'hui l'hotel s'est spécialisé dans l'accueil de personnes en attente de titre de séjour.

Sur la zone commerciale dite du "Parc du Rohu", qui accueille des banques et commerces, plusieurs restaurant ont su tirer profit de la "vitrine" qu'offre la Route de Nantes.

Le Mathilda

Au n°52, LE CLOS MATHILDA, de Catherine et Jacky FORGEARD a succédé en octobre 2017 à la franchise SUBWAY qui faisait suite à un autre restaurant le CAP FAIM, de Didier et Sylvie FAYETinauguré en janvier 2003.

2014 Resto Subway2003 01 CAP Faim

Au n°50, le KEBAB DELICE existe depuis décembre 2005 et fut crée par M. GUZEL.  Après un an d'activité, il chandea de propriétaire. En mars 2020, il déménage au n°3 Place d'Irlande, près de la Huche à Pain.

2016 Resto kebab

2003 01 Mac DO

2009 07 Mac Donalds Poulfanc

Mais l'enseigne le plus importante est bien la fast-food Mc DONALD'S qui ouvrit à Séné au n°61 de la Route de Nantes en octobre 2002, à l'initiative de son premier directeur Alexis VINOUZE. L'établissement fut inauguré en présence du maire de l'époque, Patrick SALIC.

Au Bureau vue

Près du rond-point du Poulfanc, la nouvelle zone commerciale les Quais qui succéda à la scierie LEGAL, permis à l'enseigne AU BUREAU d'ouvrir un bar-brasserie au n°69 de le Route de Nantes, dont le premier gérant fut Olivier RENARD.

5- Autour de l'Intermarché :

1984 04 Inter resto

Dans les années 1980, la ZAC du Poulfanc prend forme. L'intermarché, installé rue du Verger, à l'emplacement actuel du NETTO, est transféré au Poulfanc. Dès ses débuts , cette grande surface du groupement Les Mousquetaires, est accompagnée d'un restaurant RESTAUMARCHE (réclame dans le bulletin municipal de décembre 1983)  et d'une première station service STATIONMARCHE (Lire histoire des garages de Séné).

1992 06 ZAC Poulfanc

Poulfanc Sinagot

Au fur et à mesure de son développement au Poulfanc, des établissements de restauration viennent s'implanter auprès du supermarché. Parmi ces restraurants, le snack-bar AU SINAGOT restera fidèle à son nom et à ce type de restauration dans la galerie marchande de l'Intermarché. 

Poulfanc Inter RESTO

Les premiers établissements furent la creperie AUX TROIS SABOTS, la TAVERNE DE MEABAN et la pizzéria LE RIALTO qui évoluèrent respectivement en crêperie LES IDOLES (ouverture automne 1994), AUBERGE DU SOLEIL et pizzéria LA BELLA VITA.

1997 08 Auberge Soleil

L'AUBERGE DU SOLEIL, ouvert été 1997, fut le premier restaurant "gastronomique" sur Séné.

Puis des Saveurs

En 2006, un autre restaurant gastronomie lui succédait. LE PUITS DES SAVEURS d'Emmanuel et Carole MONNIER sera inscrit, en 2015, au BIB Gourmand du Guide Michelin.

le cafe comptoir Sene

En août 2012,  le "Restaumarché" est remplacé par le CAFE COMPTOIR de Jean Pierre ROLLAND, repris au 1er juillet 2019 par l'équipe de M. LANNAY. En janvier 2020, Laurent MARD et Manuella DERENNES ouvre une trattoria "LM" à la place du Puis des Saveurs
LM tratorria

1995 04 Bella Vita

La pizzéria LA BELLA VITA crée en avril 1995 par M. Mansouza, aujurd'hui géré par Franck MALETTE, complète l'offre de restauration italienne.

2014 Resto Bella Vita

6-Sur la ZAC du Poulfanc : 

La ZAC du Poulfanc a été dessinée à l'origine de part et d'autre de l'avenue de Gelpolsheim. Sur ce quartier avec le temps quelques parcelles occupées par des artisans, ont laissé peu à peu la place à des commerces, parmi lesquels des restaurants.

Tenir un restaurant est chose difficille, une alchimie entre un type de cuisine, un emplacement,  et une gestion au quotidien. Au Poulfanc, le renouvellement des restruant en est un exemple.

1991 06 LE TRIANGLE

N°28 rue des Vosges : Cette emplacement est bien situé avec des places de parking et une visibilité sur l'avenue de Gelpolsheim. Cet encart publicitaire paru dans le bulletin municpal permet de dater l'ouverture du restaurant LE TIRAGLE D'OR autour de 1991. C'est sans doute le plus vieux restaurant sur ce côté-ci de la ZAC. L'établissement a simplifié son nom en LE TRIANGLE en 19XX. Après avoir été géré pendant 17 ans par Jean Claude SIMON, il a été repris en février 2018 par Yannick & Angelique CARIOU. [rechercher précédents propriétaires].

Resturant Le Triangle 2

 

N°1 rue d'Alsace : Profitant également d'une belle exposition sur la rue de Gelpolsheim, PIZZA de RHUYS a ouvert sa deuxième pizzéria au Poulfanc après celle de Sarzeau. Ce restaurant n'est pas le première pizzéria installée de ce côté-ci du Poulfanc. Il existait en 1993 LA PIZZERIA SUEDOISE derrière l'actuelle boulangerie, La Huche à Pain.

Pizza Rhuys

1993 04 Pizzeria Poulfanc

N°7 Place d'Irlande : à cette adresse se sont succédés LE POTE AU FEU, qui dénénagea au 7bis Rue d'Alsace et laissa cet espace commercial en août 2017 au KARIBOU MAYOTTE, de Niksi et Soilina BE, qui pendant deux ans ont proposé de la cuisine originaire du 101ème département français, Mayotte.Pote au feu Place Irlande

niksi be et soilini KARIBOU

 Le local est occupé depuis septembre 2019 par LES TOQUES DU BOCAL, qui propose de la cuisine végétarienne. 

Toques Bocal

N°3 Place d'Irlande : L'ANNEXE installé en décembre 2009 a laissé place à COTE KEBAB.

Lannexe kebab

1996 dec CHEZ YOLANDE

N°12 Place d'Irande : Comme nous l'indique cet extrait du bulletin munipal, qui dans la rubrique "Bienvenue" rendait compte des ouverture d'entreprises à Séné, en décembre 1996, un restaurant CHEZ YOLANDE ouvrait. Il remplaçait à cet adrersse LE MARRAKECH, ouvert en novembre 1994. Deux ans plus tard, en avril 1998, à la même adresse on trouvait LE BORDEAUX de M. CLEMENT. Pendant quelques années, la profession organisait la Fête de la Cuisine pour habituer les gens à fréquenter les restaurants...

1998 04 Fete Cuisine

N°18 Rue d'Irlande : depuis aout 2005, un restaurant AU PANIER GOURMAND, crée par Mme LUSTEAU propose de la restauration rapide. Il a été repris en 2019 par mme PAVY.

 Au Panier Gourmand facade

Rue Marcel Gestel : le tout premier restaurant asiatique sur Séné semble avoir été LE DYNASTIE géré par M. Tek PHOU qui fin 2008 était installé rue Marcel Gestel. En aout 2011, il fut remplacé par le GENGIS KHAN, qui proposait des spécialités de Mongolie. Il a été depuis remplacé par un bar à bière V&B.

Gengis Khan

2014 Resto Grill Gengis

N°24 rue des Vosges : Marinka & Gilbert LE BROC, qui avait géré une crêperie au bourg de Séné, ont ouvert la CREPERIE DU POULFANC en novembre 2016.

Creperie Poulfanc 2

N°23 rue d'Alsace : un peu plus à l'écart du flux de voitures,  la boulangerie Breizh Bakery Friend a ouvert un restaurant attennant, LE GUSTAMA en 2019.

Gustama BBF

N°9 Rue de Lorraine : si on s'aventure au fond de la zone arisanale du Poulfanc, on ne peut pas manquer  le restaurant de Mme Corinne CRETEAU, le RELAIS DE TY LAE qui dispose d'un grand parking. Il acceuillle par un accès à la route de Nantes, de nombreux artisans et routiers qui peuvent djeuner le midi avec une formule économique. TY lAE succède à LA SALICORNE qui existait en ces lieux vdéjà en 1991.Relais Ty Lae Salicorne

Au N°2 rue de Lorraine en novembre 1994 ouvrait le SOLEIL D'ISTANBUL, restaurant de spécialités turques qui ne dura pas lontemps...

 Lire aussi l'Histoire du restaurant à Saint-Léonard, celle du Suroit et l'histoire des Routiers de Séné avec l'Hotel-Restaurant Penru.

 

Bulletin bandeau Haut

LES MOULINS SINAGOTS

LE PAYS SINAGOT! ...Essayons, dans ce chapitre, de faire revivre un metier qui a disparu, non seulement de Séné, mais de presque tout le Pays Vannetais : LE MEUNIER ...
On trouvait, il y a quelques dizaines d'années, des moulins à farine dans toute la région: moulins à marée de Bomper (BADEN ), du BONO, ... Moulins sur ruisseaux et étangs (GRANDCHAMP ), sur LE SAL en PLOUGOUMELEN, ... moulins à vent de la PRESQU'ILE de RHUYS et à L'ILE D'ARZ ( deux moulins). Séné possédait au début du siècle deux moulins, le MOULIN de CADOUARN, moulin à vent et le MOULIN de CANTIZAC, moulin à marée avec ruisseau et étang.
Voici ce que nous avons pu recueillir sur ces deux moulins... 

LE MOULIN de CADOUARN

De ce moulin, toute trace a disparu, mais dans les mémoires des Anciens de Séné, sont restés gravés quelques vieux souvenirs, datant des années 1890-1900.
Le moulin de Cadouarn devait avoir fière allure sur la butte, près du calvaire (encore existant) . Il eut comme meunier Mr. GAREC. Celui¬ci débuta au Moulin de Kernoël, à l'Ile d'Arz. Il eut comme première femme une Ildaraise. A la mort de celle-ci, il abandonna le Moulin de Kernoël, qui dès lors cessa de tourner. C'est à Cadouarn qu'il contracta un second mariage avec Joséphine Cadéro, tante de la famille Cadéro actuelle. Il eut huit garçons. Il aimajt montrer la machinerie du moulin aux enfants du village, et leur recommandait bien de ne pas
trop s'approcher des ailes qui tournaient, sinon gare à la "môjad" (giffle). On raconte même qu'un cheval, lui, un peu trop curieux, ne résista pas à cette "môjad" et qu'il en perdit la vie !
Pendant de nombreuses années, le moulin travailla. Les familles de Cadouarn et des environs avaient des lopins de terre, dans lesquels quelques sillons étaient réservés à la culture du blé. C'est dans les aires à battre des fermes, utilisant le fléau, que l'on séparait le grain de la paille. Celle-ci était soigneusement ramassée pour servir soit de rembourrage dans les paillasses des lits, soit de couchettes à bord des bateaux sinagots: Beaucoup se souviennent de la raideur et de l'odeur de cette paille ! Le grain était amené au moulin. Il en sortait une délicieuse farine que l'on amenait, par famille, chez le boulanger. Celui-ci fabriquait de gros pains ronds de 12 livres, que l'on avait peine à tenir dans les bras ... mais que les gamins aimaient faire rouler sur la table. D'ailleurs, au bout de huit jours, ce pain avait gardé la fraîcheur de sa cuisson ... et la bonne odeur du vrai pain.

        Aux jours de noces, les repas se faisaient dans les prés et les cuisiniers et cuisinières, en tabliers blancs, venaient au moulin attendre les mariés, en portant un plat de viande, du pain et du cidre. L'on dansait alors deux ou trois ridées autour du moulin, qui s'arrêtait de tourner un moment...
Mais les affaires du moulin périclitaient avec l'arrivée des grandes minoteries du "continent", et l'abandon de la culture familiale du blé. Un beau jour, ses ailes s'arrêtèrent ... et notre meunier GAREC s'en alla travailler comme ouvrier agricole à Kressignan.
Dès lors, le moulin se dégrada bien vite, et bientôt servit de terrain de jeu aux gamins du village ... jeu de cache-cache, ... courses sur le pourtour des murs, ... pierres descellées. Et bientôt, vers 1920, démolition pure et simple de ce bon serviteur qui a laissé son nom au village et à sa rue : LE MOULIN de CADOUARN. 

Moulin dessin 1

LE MOULIN DE CANTIZAC

Voici ce que nous avons pu recueillir sur le' MOULIN de CANTIZAC grâce à la solide mémoire du fils même du dernier meunier de Cantizac: M. l'abbé Louis GACHET, Sinagot authentique, ancien recteur de Locquénin-Plouhinec.:
"Avant que le souvenir même du Moulin de Cantizac ne meure complètement, voici quelques renseignements.  Les anciens Sinagots ont connu deux moulins, qui, tous les deux, étaient des moulins à eau de mer, donc à marée.
Le premier moulin a disparu vers 1890-95 ? C'était un moulin à aubes comme on en voit encore un peu partout en Bretagne. Depuis quand existait¬il? Depuis assez longtemps probablement.

Mais les moins anciens Sinagots n'ont connu que la petite minoterie construite vers 1890-95 (?) et qui a tourné pendant une quinzaine d'années pour s'arrêter en 1907, et c'est dire que l'auteur de ces notes, bien que très intéressé, n'avait au plus que 7 ans quand le moulin était encore en activité.
De cette minoterie il ne reste que la maisonnette égarée actuellement sur le terre-plein de Cantizac. Cette maisonnette, petite partie du moulin, était réservée à un appareil moteur à vapeur et donc aussi à une chaufferie, alimentée au charbon, qui faisait tourner le moulin aux jours ou aux heures où l'eau de l'étang (eau de mer et aussi eau douce en hiver) , ne suffisait pas.
C'était à gauche de cette bâtisse que le moulin proprement dit s'élevait dans les limites restraintes que délimitent les murs encore existants. Il était à un étage peut-être (??) , peut-être deux plus probablement, le premier étage contenait surtout les cylindres (3), et aussi nécessairement les élévateurs qui, dans toute minoterie, se dressent et y fonctionnent de haut en bas et de bas en haut.
Au deuxième étage, ou bien au grenier, il y avait les bluteries (plansischter) qui servent au tamissage (ou blutage) des différentes moutures et séparent les farines et le son, jusqu'à ce que ayant monté et descendu - remonté et redescendu, tout ne tombe dans les chambres à farine pour attendre, ou dans des sacs prêts à être enlevés.

Le moulin avait son pignon EST, côté Séné, une lucarne d'où s'échappaient après un dépôt (de grains cassés - ou de sable grosses saletés ), les poussières que, à tout le moins, on trouvait alors après le vannage ou le battage dans tous les froments du pays.
Pendant que le moulin "tournait", l'éclairage électrique y était assuré - de même d'ailleurs qu'à la maison d'habitation du meunier assez proche. (Une merveille qu'un pareil éclairage en ce temps-là ! ! ! ).
Il y avait deux étangs. Le grand était délimité au SUD par une digue assez étroite, qui servait de route vicinale Vannes-Séné, bordée de chaque côté par un muret (côté Séné) ; elle l'était vers Vannes que d'un seul côté (côté Rosvellec) ... Il y avait une autre digue plus étroite encore, simple passage ou presque pour une voiture, qui allait à la maison du meunier. Cet étang s'étendait depuis le moulin jusqu'à la route de Vannes-Kéravello¬Montsarrac, et occupait donc toute la prairie du camping actuel ... Un deuxième étang indépendant du grand, était tout petit, par une petite canalisation. D'ailleurs, il est les étangs et les digues, ce n'est qu'après la du terre-plein en a changé l'aspect." ....
L'abbé GACHET qui nous donne en vrac ces renseignements se souvient d'un premier incendie sans trop de gravité qui prit naissance dans la "chambre des poussières", matière très inflammable quoi qu'on en pense, et qui dut être causé par l'approche d'une bougie ou par une étincelle électrique
Le moulin disparut dans un deuxième incendie qui bbrûla tout, quelque 10 ou 15 ans après son arrêt, par la faute très probable d'un "clochard" qui dut y chercher un soir un gîte pour la nuit. Mais il était presque vide de tout appareil, cylindres ou plansischter (bluterie), depuis quelques années. Les murs, devenus danger public furent abattus peu longtemps après?

Mais mieux que tout cela, l'abbé GACHET se rappelle certains "à-côtés" de Cantizac :
Les pêches "miraculeuses" de l'été quand on vidait l'étang, et une belle cotriate de mulets surpris par un hiver précoce et gelés (déjà!) sous la glace, pour s'être introduits dans lepetit étang par la petite canalisation dont l'ouverture doit se voir encore face à Rosvellec, à quelques 15 mètres du moulin.
Ét aussi sa chute encore dans le petit étang avec pour résultat une mauvaise fracture de la jambe. Plusieurs mois d'immobilisation et maintes visites douloureuses du "rebouteux" de la gare de Ste-Anne ... Cette chute eut lieu le jour des "Inventaires" à l'église de Séné, et en l'absence des parents au bourg évidemment. Ce fut Mme TREHUIDIC "Jeanne-Louise, gardienne de la maison, qui entendit les cris, pleurs et appels du gamin de 6 ans, et le "rapporta" au lit .... Le même gamin (le narrateur) faillit d'ailleurs avoir un accident plus grave vers la même époque, mais ... ceci n'intéresse que sa propre personne ... le Bon Dieu existe pour les enfants trop curieux !

Conclusion de Mr. l'abbé GACHET : "Le seul avantage de ce bavardage sera de noter sur papier - pour plus tard - ce que tous les anciens de 75 -80 ans et plus, savent, et certains d'entre eux, mieux que le narrateur, qui, bien qu'assez curieux pour son âge (7 ans en 1907), ne pouvait moins bien voir que d'autres curieux qui pouvaient avoir alors 15 ou 20 ans. A eux d'essayer de rectifier." Abbé Louis GACHET

Moulin dessin 2

Et pour finir, quelques idées sur nos moulins à marées ou à vent ... Quelques idées sur la réputation des meuniers:

Si le moulin à vent fut introduit en Bretagne au temps des Croisades, le moulin à eau nous vient du temps de l'occupation romaine. En général, ils étaient pourvus de deux paires de meules, l'une en pierre de Rouen, l'autre en pierre de Champagne la première, dure et poreuse, servait surtout pour l'orge, le seigle et l'avoine ; la seconde, plus douce, était réservée au froment et au sarrasin. Le prix de la mouture, ou plutôt ce que le meunier prélevait en nature sur chaque boisseau pour son salaire, variait du 12% au 16% du poids du grain, mais ne pouvait atteindre le 1/4 .....
Pauvrement équipé sur le plan technique, le moulin de campagne n'était pas toujours muni d'un blutoir la farine est livrée mélangée au son, il faudra, à la fermière, la passer au tamis avant de s' enservir pour la confection du pain ou des crêpes .... Beaucoup de moulins ont un commis ou "portéour" qui, avec sa charette, s'en va chercher dans les villages le grain à moudre, puis ramêhe la farine quelques jours plus tard ... Le prélèvement du meunier est trop souvent abusif aux yeux du paysan qui le taxe de friponnerie. Ses légendes et ses chansons populaires ne le ménagent guère :

Er melinéer, laér, laér, Pochad bled étal é rèr"  - Le meunier, voleur, voleur, Sac de farine...au bas du dos".

A côté du paysan pauvre, le meunier jouit d'une certaine aisance: il engraisse beaucoup de cochons et élève de nombreux canards sur son étang. Les jous de pardon, parmi les "kramaillons" noirs, sa veste bleue bordée de velours attire les regards des jeunes filles.
Alexandre BOUET qui écrivait au temps de Louis-Philippe, note ceci sur les meuniers "Outre leur probité douteuse, pour ne pas dire leur mauvaise foi, leur ignoble ivrognerie paraît choquante. Pour achever leur réputation; ils affichaient des moeurs relâchées ... Une jeune femme redoute plus la rencontre d'un garçon meunier que celle d'un grenadier ! ... Aussi, pour venger la morale publique, le curé n'hésite pas à apostropher le meinier du haut de la chaire ! Ce dernier s'y fait et n'en rougit même plus !"
Il se rend si bien compte de l'état fâcheux de sa conscience qu'il ne vient faire ses Pâques qu'en rechignant. Un peu comme chez le Curé de Cucugnan, le dernier jour de la semaine du temps pascal est pour lui tout seul ; on l'appelle "dé er melinerion" (le jour des meuniers) . Assis modestement au bout du banc (penn ar bank) , il attend son tour de confession et dieu sait comment il s'en tire ! ...
Aller à confesse au Pays de Vannes, c'est "aller au moulin moudre son grain ("monet de valein er gran") . Aller voir son confesseur, c'est aller voir son meunier .... Le confesseur, comme le meunier, ne porte¬t-il pas aussi le sac, le sac des péchés de ses pénitents ?.... Un ancien recteur des environs d' Hennebont reçoit un jour une vieille femme qui parle
en breton:

-Me garehé kovésat, Aotrou Person.
-Ia, mès, più é hou melinée?
-Me melinér?
- Ia, hou melinér !
-Jozobn ag er melin Rouz...
-Pas, più é hou kovésour?
-O men Doué! biskoah kementral!

Je voudrais me confesser, M. Le recteur?
-Oui, mais, quel est votre meunier ?
-Mon meuniers ?
-Oui, votre meunier !
-Jozon, de « Melin Rouz ».
-Mais non ! votre confesseur ordinaire !
-Jozon, de Melin Rouz
-Mais non ! votre confessseur ordinaire !
-Omon Dieu ! Jamais autant !

Moulin dessin 3

 Et pour finir notre "prospection" sur les moulins sinagots, voici, en hommage déférent aux "melinerion" du Moulin Gachet de Cantizac et du moulin Garec de Cadouarn, les chansons de Botrel [Théodore Botrel (1868-1925)], Les conseils du Vieux Moulin et Job er Glean [alias, l'abbé Joseph-Marie Le Bayon (1876-1935)], Er Meliner.

I Le vieux moulin de grand-père,
Assis au bas du coteau,
Chante la journée entière.
Couché tard et levé tôt :
Or, à force de l'entendre, "Tic, tac"
J'ai fini par le comprendre, "Tic, tac"
Travaillez avec entrain
Le soir est près du matin'
"Tac. tic, tac. tic. tac. tic, tac"
Voilà quel est le refrain
Du vieux moulin !

II Il moud le blé qu'on lui donne
Dès le matin du lundi,
Mais ne moud plus pour personne
Dès 1e soir du samedi :
"Quand on la moud le dimanche, Tic, tac!
La far.ine est bien moins blanche! Tic, tac!
Reposez-vous en chemin :
Vous marcherez mieux demain!
"Tac, tic, tac, tic , tac , tic , tac !"
Voilà quel est le refrain
Du vieux moulin !

III Pour le riche et l'humble hère .
Il a toujours travaillé :
Le richard ne payait guère...
Le gueux n'a jamais payé :
"Quand j'aurai rogné ta miche, Tic, tac!
En serai-je bien plus riche? Tic, tac!
Donnez à votre prochain
La moitié de votre pain !
Tac,tic,tac,tic,tac,tic,tac ! "
Voilà quel est le refrain
Du vieux moulin !

IV Il écoute les commères
Du lavoir de son étang
Dont les langues de vipères
Ne font pas trève un instant :
"Lave donc ma pauvre fille,
Tic, tac,
Ton linge sale en famille!...
Tic, tac,
Et passe au bleu tout le tien
Avant celui du voisin!
Tac, tic, tac, tic, tac, tic,
Voilà quel est le refrain
Du vieux moulin

( En ralentissant peu à peu)

V Le vieux moulin, que Dieu garde,
A moulu plus de cent ans ...
Mais voilà qu'il se lézarde
Et tremblote à tous les vents
"Que m'importe la ternpête!
Tic, tac!
Je puis crouler sans chagrin,
Car j'ai molu tout mon grain!
Tac...tic...tac...tic..."
Tel fut le dernier refrain
Du vieux moulin!

Moulin dessin a

  Er meliner

moulin dessin 5

 

Bulletin bandeau Bas

LES MOULINS SINAGOTS

Il faut être passionné d'histoire locale pour s'intéresser aux bouchers de sa commune et savoir oublier d'éventuels préjugés sur ces métiers. L'histoire des bouchers et des charcutiers à Séné est un bon exemple pour retracer les évolutions de cette profession. Dans le cas de Séné, elle permet de préciser l'histoire de certaines constructions du bourg.

La plus vieille trace de la présence d'un boucher à Séné retrouvée à ce jour, nous est fournie par le dénombrement de 1841. Mme Suzanne PICAU ou PICAUD ou PIQUOT [ca 1780 Locminé - 18/01/852 Séné], est la veuve du préposé aux douanes de Kerbiscon, LE BOHELLEC Armel [ca 1778 - 28/8/1826 Séné]. Elle déclare la profession de bouchère au bourg de Séné. Pendant combien de temps a-t-elle exercé le métier de bouchère à Séné.?

1841 PICAU vevue Le Bouhellec bouchère

Dans une société rurale composée de paysans, de pêcheurs et de paludiers, l'abattage des animaux est assuré à la maison pour tout ce qui est des volailles (poulets, lapins), du cochon que l'on sait préparer à la ferme. Le boucher est requis pour tuer le veau, le taurillon ou le boeuf. On devait faire passer dans les villages le maître chevillard qui tuaient les bêtes ou bien le maquignon qui emportait les animaux vers l'abattoir de Vannes...

Vannes Abattoir Entrée

Pour en savoir plus sur l'abattoir de Vannes : http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/abattoir/a3dacbcf-4cc8-44d1-a2fa-b8ca2e404f09

Vannes abattoir 1921L'abattoir de Vannes voit le jour en 1838. Il sera démoli en 1972 pour laisser place à l'actuel Palais des Arts. Les bouchers de Séné devaient aller chercher à Vannes les carcasses de boeuf et le rapporter dans leur boucherie.

Le dénombrement de 1886 nous indique la présence de deux bouchers, la famille Allano et la famille Sandenis.

1886 LANDENIS boucher bourg

Yves SANDENIS (ca 1860) a épousé Marie Françoise LE DIGABEL (ca 1855). Ils sont établis à Séné comme bouchers avec leurs 2 enfants non natifs de Séné. On les retrouve également en 1891 toujours bouchers lors du nouveau dénombrement. Ils quiteront Séné quelques années plus tard.

1891 LANDENIS boucher bourg

1886 ALLANO boucher bourg

En 1886, Jean Michel ALLANO, déclare la profession de boucher au bourg de Séné. Il est veuf de Anne LE CAM et père de Mathurin marié à Marie-Anne NORMAND. Déjà son père, Joseph ALLANO, natif de Grand Champ, était boucher de son métier comme nous l'atteste son décès à Séné en 1853.

 Allano famille Bouchers

Son frère Joseph Marie Anne naît à Elven (il mourra lors de la campagne d'Italie menée par Napoléon III en 1859, lire article). Son autre frère, Jean Marie nait aussi à Elven. La famille Allano est donc arrivée sur Séné, entre 1838 et 1853, pour prendre sans doute la suite de la boucherie de Mme Picau/Rohellec décédée en 1852.

En 1887, Jean Michel ALLANO, boucher à Séné se remarie avec Anne Marie TILLEUL dont il aura plusieurs enfants, parmi lesquels Honoré Louis ALLANO [1893-1915], soldat tombé à Verdun, Mort pour la France.

1891 ALLANO boucher bourg

Le dénombrement de 1891 nous montre que la boucherie ne permet pas de faire vivre les deux familles. Mathurin et sa femme ont loué des terres et sont cultivateurs avec leur enfants en bas âge.

1901 ALLANO boucher bourg

En 1901, c'est Mathurin ALLANO et son épouse Marie Anne NORMAND qui ont pris la succession de la boucherie. Son père, Jean-Michel ALLANO vit sur Cariel et déclare la profession de voiturier [lire histoire des voiturier et taxi]. En 1904, pour autant il y décèdera. Son fils Honoré sera placé chez les Laurent à Kernipitur comme berger avant d'être mobilisé en août 1914...[lire son récit sur les pages du Centenaire]

Les Sandenis ne sont plus à Séné. Mme Marie Ange LE RAY épouse du maçon Humery déclare être bouchère. A la naissance de son fils Joseph en 1899, elle déclare aussi le métier de bouchère.

1901 Mme Le Ray bouchère

En 1906, lors du dénombrement; on constate de grands changements parmi les bouchers de Séné : Mme LE RAY n'est plus bouchère; Mathruin ALLANO a cédé son commerce aux ROBINO; Une autre famille ALLANO, déjà épicier au bourg, devient boucher.

1906 ALLANO charcutier bourg

   Quand l'épicier du bourg ALLANO devient boucher :

En 1906, Mme LE RAY n'est plus bouchère. . Une autre famille ALLANO, de Plescop a repris une des 2 boucheries.  Mais où se situait la boucherie Allano?

Pierre Marie ALLANO [21/10/1873 Plescop - ,] veuf d'Esther LE CROIX épousée en 1897, s'est remarié à Séné le 30/1/1900 avec une fille de Séné, Marie Louise SAVARY [19/10/1880 - ?]. En 1901 ils étaient épicier au bourg. Lui déclare la profession de charcutier lors du dénombrement de 1906 et elle celle de cabaretière.

1902 ALLANO Pierre Marie Paris SENE

Sa fiche de matricule militaire nous indique qu'à ses 20 ans Pierre Marie ALLANO est boucher au 60 rue de Levy à Paris et qu'il déclare sa nouvelle adresse aux autorités militaires en 1902 à Séné, où il est boucher et débitant de boissons. En 1911, à la veille de la guerre, l'activité et la composiiton de la famille Allano reste inchangée. Après-guerre, en 1921, Pierre Marie ALLANO est aidée de son épouse et de son cadet Félix Joseph ALLANO (28/2/1905).

 1931 ALLANO Felix boucher

Pendant le service militaire de Félix, son frère Pierre Patern ALLANO travaille à la boucherie familiale comme le relève le dénombrement de 1926. En 1931, Félix ALLANO et son épouse Amélie AUDO, ont repris la boucherie qu'ils conservent en 1936. Le couple semble ne pas avoir eu d'enfant, la boulangerie ne sera pas reprise. Son frère Louis ALLANO [10/2/1902 -   ] tiendra le café de la mairie. 

 1930 rue principale

1937 COURTEL x MOISAN Allano

En 1937, après avoir vendu leur license de débit de boissons, M et Mme ALLANO mettent en vente leur fonds de comemrce à Séné comme nous l'indique cette annonce paru dans la presse. Les nouveaux propriétaires  Amélie MOISAN et Georges COURTEL revendent la boucherie à Hubert GUILLONNET, qui après guerre la transformera en l'Hotel du Golfe.

1937 Sene Hotel Golfe REPERE

  Mathruin ALLANO cède sa boucherie à la famille ROBINO : 

1901 ALLANO Mathurin chez ROBINO

1906 ROBINO boucher bourg

 L'autre changement qui apparait au dénombrement de 1906 concerne la boucherie Place de l'Eglise. Mathruin ALLANO déclare être "garçon boucher" chez  son patron Robino. En effet, le jeune Joseph Marie ROBINO, fils du boulanger Jean Auguste et de l'aubergiste Mathurine Le Digabel, a repris le fonds de commerce que la famille Robino-Le-Gallic conservera jusqu'aux années 1970, comme nous le résume cette généalogie de la grande famille Robino qui donnera à Séné des bouchers, des cabaretiers, des boulangers, des épciers et des aubergistes.

Robino famille bouchers bourg

 Joseph ROBINO, le jeune garçon boucher, emploiera Mathruin ALLANO jjusqu'à sa retraite et il sera aidé par son frère Jean Marie ROBINO jusqu'à son décès. Sa belle-soeur Joséphine LE DIGABEL  se remarie avec Pierre HERVIO, ancien marin militaire engagé.

1933 le cochon

Dans les années trente, c'est Auguste ROBINO et sa femme Marie Anne DANET qui tiennent la boucherie. Dans l'entre-deux-guerres, il a du exister aussi ici ou là dans les épiceries et commerces de Séné , une fabrication de charcuteires "familiale" comme le montre cette photo de 1933, où on tue le cochon à l'épicerie Janvier du bourg.

Par la suite,  Claire ROBINO et son mari Eugène LE GALLIC reprendront la boucherie Place de l'Eglise jusque dans les années 1970.

A chaque changement de propriétaire, la façade de la boucherie est remaniée.

1930 Boucherie Bourg Robino

Hervio Boucherie Eglise

1941 boucherie Hervio

Photo prise par un bataillon allemand pendant l'Occupation

1962 LE GALLIC Robino boucher

F 1964 Le Gallic Boucher

1962 GUILLONET Boucher Hotelier

1962 MONSARD Pierre Jeanne Boucher Charcutiers

Le dénombrement de 1962 nous enseigne que de nouvelles boucheries sont installées au bourg de Séné, dont la population s'est développée. La femme du gérant de l'Hotel du Golfe, Marie GUILLARD et sa fille Jeanine GUILLONNET sont bouchères. Hubert GUILLONNET avait acquis la boucherie en 1937.

Boucherie Cadouarn Guillonet

Il approvisionne également une petite boucherie à Cadouarn (rue des Algues) chez Ange LE DORIDOUR, se souvient Jean RICHARD.

Boucherie Purgatoire

Au Purgatoire la famille de Pierre MONSARD tient une boucherie-charcuterie. L'ensemble de ces boucheries fait des tournées dans les villages de Séné, se rappelle Jean RICHARD.

F 1989 01 Boucher Boisson

2000 04 REUNGOAT boucher

Au bourg, la boucherie Le Gallic sera reprise par M. MOISSON., puis en avril 2000 par Jean-Luc REUNGOAT  Ensuite, elle deviendra l'atelier du traiteur "Les Mets en Bouche Sarl" de Mme France RIO entre 2005 et 2007, pour enfin être transformée en crêperie, bar, salon de thé. (Lire histoire des restaurants).
2007 Traiteur

Le développement de la grande distribution va bouleverser le "petit commerce". Le supermarché COMOD s'installe place Penhouët au bourg. Il deviendra SHOPI puis Carrefour Market avec à chaque fois une boucherie dans les locaux.

Avant d'être un quartier résidentiel, la route de Nantes et le Poulfanc était la zone d'activités de l'est de Vannes et de Séné. On y comptait des trnasporteurs [lire histoire des routiers de Séné] et après guerre, un élevage de volaille s'installa au n°41 de la route de Nantes. Quelques années plus tard, ce batiment devint un atelier de découpe de volaille, une sorte de "boucherie industrielle" qui alimenait les premières grandes surfaces.

F Biggy 41 route Nantes

Biggy, a laissé ensuite la place à des restaurants et un fleuriste [lire histoire des hotels & restaurants de Séné].

Au Poulfanc, le tout premier Intermarché, rue du Verger, à la place actuelle du Netto, dispose d'une boucherie. L'Intermarché accueille également une boucherie-charcuterie en son sein. 

F 2005 boucherie poulfanc JOSSIC

Les nouvelles tendances de consommations trouve leur expression au travers de ces 3 créations de boucheries sur Séné.

Au Poulfanc, dans un quartier en croissance et sur un axe passant, un artisan boucher Michel JOSSIC a ouvert en juin 2005 une belle boucherie-charcuterie-traiteur.

Local BIO boucherie

Surfant sur l'engoument du bio, la Local BIO au Poulfanc dispose également d'un rayon boucherie et le circuit court trouve toute sa signification avec le commerce ouvert par l'éleveur M. Le Falher de Keravelo.

2019 Volailles sinagotes