Le célèvre avocat Olivier Metzner est décédé sur l'île de Boëd le 17/03/2013 après avoir décidé de mettre fin à ses jours par noyade dans les eaux du Golfe du Morbihan.
Ce fait divers dramatique a inspiré un romancier italien qui a publié en 2013 aux éditions Pezzini, un roman intitulé Boëdic.
Boëdic, de Giovanni Braiga, professeur de religion à Viareggio, province de Luques en Toscane, s'inspire de la vie de Maître Metzner.
Le roman commence par raconter la matinée qui précède le suicide du célèbre avocat pénaliste au barreau de Paris retiré sur l’île de Boëdic.
Mais dans le roman, maître Metzner est sauvé de sa noyade par un jeune professeur qui assiste à la scène et le recueille quelques jours chez lui. M. Metzner, qui voulait mettre fin à ses jours, devient grand-père Olivier pour les enfants de son sauveur. Mais l’intervention de la femme du jeune professeur Gabriel, modifiera le cours de ce sauvetage…
Selon la critique italienne (lire en italien le document word attaché), le roman est fort bien écrit et fait réfléchir le lecteur sur le sens de la vie et la célébrité.
Avis au italianophones sinagot et bretons.
Senegolfe répertorie ici des artistes peintres qui ont illustré sur leur toiles des scènes ou des paysages de Séné.
On citera en premier lieu Jean Frélaut (1879-1954) qui a immortalisé dans ses toiles et gravures des scènes et des paysages de Séné.
http://senegolfe.fr/culture/item/288-séné-inspire-jean-frélaut.html
Depuis, la peinture est un art qui s'est popularisé et de nombreux peintres ont peint notre littoral, nos îles et nos monuments.
Plus proche de nous, l'artiste plasticien Alain COSTE, décédé en nov.2012, avait élu domicile en Séné.
La ville de Séné a donné son nom à la salle d'exposition de Grain de Sel.
Ce lien permet de découvrir son peuvre : http://tribulations.fr/alain-coste/#.VdXn0lIcFMt
Séné compte des artistes contemporains professionnels mais aussi un grand nombre de peintres amateurs qui exposent également leur toiles. Voir quelques liens internet ci-dessous.
http://www.corinne-le-guhennec.com/contact.php
http://www.moniquearradon.com/
Monique Arradon habite à Séné
D'autres sont regroupés au sein d'une association :
ARTS SINAGOTS : http://arts-sinagots.blogspot.fr/p/appel-projets.html ou sur le blog http://tribulations.fr/
ou encore : http://atbleu.free.fr/
.https://marcetien.wordpress.com/
http://dominique-tremois-chazot.com/le-sinagot/
http://yolandecelibert.canalblog.com/
http://www.eric-winzenried.com/spip.php?rubrique2
http://tribulations.fr/maison-rose-aux-volets-clos-sene/#.Vaj5i3kVi70
Louis ROBLO :http://roblo.artblog.fr/216486/Voilier-sous-ciel-nuageux-a-Sene-Golfe-du-Morbihan/
Darfeuil : http://www.darfeuille.net/category/peintures-a-l-huile/peinture-du-golfe-du-morbihan
Lick :
http://www.peinture-huile.com/peinture-huile-Sene-Port-Anna.php
http://www.artmajeur.com/fr/artist/dumergue
http://www.lerol.com/protected/page00010046.html
Notre commune compte 45 km de littoral et trois îles qui se pretent à des randonnées en kayak. Le pagayeur pourra louer un kayak à l'embarcadère de Barrarach chez enez-kapad http://www.enez-kapad.com/ et partir découvrir le bord de mer de Séné "en négatif" des sentiers cotiers du Tour du Golfe. Sur son parcours il ne manquera pas de croiser la célèbre "maison rose" (voir page concernée) avant de découvrir deux belles îles : Boëd et Boëdic.
La kayakiste veillera à bien respecter les règles de sécurité et à faire attention aux tables ostréicoles ou aux épaves qui peuvent représenter des vrais dangers.
Bonne randonnée en kayak de mer.
Pour un avant goût :
http://www.pbase.com/debetencourt/balades_dans_le_morbihan_ile_boed
http://lartisan.eklablog.com/l-ile-de-boed-a115108024
Rendons hommage à M. Rollando et Morin pour avoir écrit chacun un livre sur notre commune. On peut voir dans ces pages des vielles vues de Séné complétées par des photos plus récente datant de l'impression du livre. En continuité de ces auteurs, Sénégolfe a ajouté des vues des mêmes lieux en 2015. Quels changements !
Evolution dans le temps de la rue des Ecoles :
Entre la vue de 1920 et celle de 1996, on note la construction du groupe scolaire Dolto. En 2015, l'église Saint-Patern montre des façades restaurées et la rue des écoles est devenue piétonne.
Entre cette vue de la mairie datée de 1960 et la photo de 2015, on note pas mal de changement : la place est devenue piétonne. La mairie a été agrandie et l'ancienne école qui abritait la poste et les affaires maritimes est déosmrais une salle d'exposition. On note aussi la voirie complètement refaite.
Les deux maisons "modernes" datant de 1930 sont toujours là et ont été restaurés. Les clotures sont moins imposantes.
En 2015, la route est toute neuve, on reconnait le café du bourg.
On a détruit le muret devant ce qui était la bibliothèque avant la construction de "Grain de Sel". Par rapport à 1982, les bâtiments de gauche n'ont pas trop changé.
Les Hommes ont de tout temps cherché à se déplacer. Une fois établis dans une région, une contrée, ils ont façonné des sentiers, des chemins et des voies pour relier des fermes aux hameaux, des hameaux au bourg, des bourgs à la ville.
La route de Nantes.
A Séné, l'aménagement de voies de circulation était d'autant plus important, que notre commune est une presqu'ile qu'il a fallu relier au principal axe ouest-est passant au nord de Séné. Successivement, la voie romaine dont le tracé passait déjà au nord de notre commune près du Versa a laissé place à la voie Royale reliant Quimper à Nantes et ensuite à la RN 165 allant de Audierne à Nantes. La géographie de notre territoire a imposé ses contraintes qui restent toujours d'actualité avec le Plan de Déplacement Urbain ....
Ces voies devaient franchir au nord de notre commune le ruisseau du Liziec, limite naturelle entre les paroisses de Séné, Vannes et Theix. S'il en reste aucun pont romain ou ouvrage datant de l'ancien régime, le pont actuel de la RD 779bis, qui a succédé à la RN 165 après la déviation par la voie express, mérite d'être signalé.
C'est un ouvrage de pierre en granit, en chicane, qui laisse passer les eaux de la rivière du Liziec après que celles-ci ne reçoivent celles du ruisseau du Saindo-Talhouët arrivant des hauteurs de Theix. Le ruisseau passe par une buse ouvragée en pierre. Photo ci-après.
Non loin de ce pont routier, Séné a bien failli accueillir un pont métallique et une voie de chemin de fer ! Le 20 février 1895, l'ingénieur ordinaire recommande pour le tracé de la ligne de chemin de fer d'intérêt secondaire du Morbihan, de "franchir le ruisseau de St-Léonard par un pont métallique de 3.5 m d'ouverture en aval de la Route Nationale dans une région où la marée remonte aux équinoxes par la rivière de Noyalo". Finalement, on préfèrera contourner la butte de Jean II et filer tout droit par le lieu-dit Le Prat. (Lire article sur la Grottte Jean II).
Non loin de la Grotte Jean II, le chateau de Lestrénic où dit-on le roi Jean II de Bretagne séjournait...
Au fond de la propriété un étang bucolique. Il ne doit son existence qu'à la présence d'une digue de pierre.
Le pont d'Argent :
Les ponts permettent de franchir des rivières ou un estuaire mais de par sa géographie Séné n'offre pas beaucoup de possibilités pour construire des ouvrages d'art. Pourtant, le promeneur peut être intrigué par le lieu-dit "Le Pont d'Argent". En descendant en contrebas de la route qui va du bourg à Kernipitur, on peut voir que pour enjamber le seul vrai ruisseau de notre commune, dit ruisseau de Cantizac, les "anciens" ont construit un pont dont la dernière version date sans doute de la fin du XIX°s. Il a été depuis élargi par une assise en béton mais on peut toujours voir sa partie plus ancienne.
ll faut rappeller au lecteur que l'axe bourg-Keravelo-Kernipitur était la route principale pour relier Séné à Vannes comme le montre les anciens cadastres, avant que l'on puisse passer à charette et en voiture par la digue de Cantizac. Cette voie arrivait à Vannes par la rue de Séné, actuelle rue monseigneur Tréhou.
La digue route de Cantizac
On peut voir coté "Golfe" que la digue comprend deux tronçons. Côté bourg, la partie ancienne et côté Vannes la partie la plus récente.
Coté terre, à l'intérieur de l'ancien étang, aujourd'hui le camping de Cantizac, les pierres originelles sont été masquées par l'élargissement de la voie vicinale qui supporte aujourdhui la RD199. Peut-être qu'à l'entré à droite, ce mur de pierre est-il une reliquat de l'ancienne digue du moyen-âge ?
On aperçoit aujourd'hui qu'un système de vannes récentes en béton qui "régulent" le cours du ruisseau de Cantizac à son embouchure. Lire aussi "Histoire du Moulin de Cantizac".
A la fin du XIX°siècle, Jean Marie GACHET, meunier et maire de la commune (lire article sur les maires de l III° Républiqe) a entrepris une modifcation importante de la digue de Cantizac alors voie vicinale ordinaire n°6. Celle-ci à l'origine était incurvée et reliait la route vers le bourg ('actuelle rue de Cantizac) au chemin qui montait vers le manoir et Kerhuileu (actuelle rue des Orchidées) comme le montre cet extrait de cadastre.
NB : Les orchidées sont de belles fleurs, présentes sur le territoriale communal, mais un nom plus patrimonial conviendrait à cette rue qui repose sur l'ancienne digue. Rue des Meuniers, Rue Gachet ?
Lorsqu'en 1896, il a été question d'élargir la voie vicinale ordinaire n°6, les autorités ont privilégié un tracé droit direct vers Vannes. Une portion de l'estran s'est retrouvé asséché et racheté par GACHET, lequel a abandonné ses droits sur la digue.
Toutefois, d'autres travaux suivront à la fin des années 60, qui renforceront la voie vicinale en route départementale. Dans son livre "Le Pays de Séné", Emile Morin signale l'existence d'un pont à charge limité à 5 tonnes. Les camions trop chargés devaient toujours emprunter la route de Kernipitur.
A l'est de la commune, le moulin de Bilherbon construit sur l'étang d'Auzon (lire article sur l'Anse de Mancel de Camille Rollando) a également permis de créer une voie de passage entre le bourg et Kerarden.
Au XVIII° siècle, l'aménagement des marais salants s'est traduit également par la construction de digues. La saline de Landrezac a permis de créer un voie de passage plus courte pour relier le bourg et la presqu'île. . Aujourd'hui ce raccourci est plus connu sous le nom de Pont Lisse. (Lire article salines). C'est sur ce pont qu'en juin 1923, le peintre André Mériel-Bussy a croisé un enterrement d'enfant dont il a fait un magnifique tableau.
Digue de Languersac ou "Pont Lisse"
Il en est de même de la digue de Billerois au Ruello près de Moustérian qui a isolé la zone marécageuse de Moustérian et permis un raccourci entre les villages de Moustérian, la chapelle d'Ozon et plus loin les villages de Cressignan et Kerarden.
Digue Billerois au Ruello
C'est aussi dans le but de créer un raccourci, que le maire de l'époque, Patern LE CORVEC vers 1928, a fait réaliser la digue au Badel permettant de relier plus directement les villages de Cadouarn et du Cariel à la cale de Badel.
Plus anecdotique, un guet de pierres plates posées sur la vasières permettent à Kerhuileu de franchir à marée basse l'étier de crée un raccourci vers la pointe de Rosvelec en Vannes.
D'autres point de passage existaient sur la presqu'île de Langle pour gagner directement le bourg de Séné.
Dans le cas de La Garenne près de Montsarrac, on a tout simplement décidé de relier l'île au continent. Les cartes anciennes montrent l'insularité de La Garenne qui toutefois à marée basse devait être accessible à pied. La digue a favorisé le comblement de la zone marécageuse au nord.
Mais c'est tout autour de l'actuelle île de Mancel qu'il y a le plus long linéaire de digues. La cadastre de Napoleon montre que ces terres étaient des îles sans doute accessible à marée basse.
La création d'un polder (lire Histoire de la Pointe du Bil et de Mancel) s'est accompagné de la construction de plusieurs digues et le "rattachement" au continent des îlots de Péchit, de la Villeneuve et de Bot Spernem. La vieille carte d'Etat major montre que ces digues ont permis de créer un réseau de voie de communication (trait en noir).
Carte d'Etat Major 1820-1866
Digue et mur d'enceinte Bot Spernem
Digue mur de la Villeneuve - plage à marée haute
Digue Lorois détruite par une tempête Vestige du pilier avec la vannes.
La tempête de 1937 a fini par détruire la digue Lorois entre l'îlot du Pechit et la Pointe du Bil qui avait été reconstruite après la brêche créée en 1927.
La guerre qui suivit n'a pas permis sa reconstruction et au sortie du conflit, l'agriculture sinagote avait d'autres besoins, si bien que la mer a définitivement repris possession des terres.
De nos jours, avec l'essor des promenades à pied, de la marche nordique et des circuits de randonnées ne faudrait-il pas relier les deux rives de l'estuaire de l'anse de Mancel ?
Il existe des exemples de passerelles modernes en bois ou métalliques dont on pourrait s'inspirer pour construire une passerelle à la place de l'ancienne digue Lorois.
Jean RICHARD, mémoire étourdissante de Séné, raconte dans son ouvrage intitulé "Au Pays des Sinagots" les mille et une péripéties judiciaires et maritimes des Sinagots pris souvent en flagrant déli de pêches non autorisée.
Parmi ces faits divers de pêches frauduleuses, celle du 25 mars 1887 est à marquer d'une croix par la conséquence judiciaire qu'elle eut à l'époque et parce quelle participa à cette légende de marins insoumis, fraudeurs et roublards vivant au pays des "voiles rouges et des choux pommés".
Lisez donc TOUTES ces coupures de presse d'époque. Les journalistes relatent avec bien plus de talent d'écriture que votre humble serviteur.
Bonne lecture.
On pourait définir un "style" des maisons de pêcheurs au bout de la presqu'île de Langle : une maison de vie au rez de chaussé avec une ouverture pour accéder au grenier.
Séné conserve quelques monuments mégalithiques témoins de l'établissement d'habitants 3 000 à 5 000 ans avant notre ère.
L'île de Boëde est le siège d'un cairn à deux dolmens; un ou deux autres dolmens auraient disparu à Boëde. Aujourd'hui la brousaille recouvre ces vestiges difficilement accessibles pour qui s'aventure sur l'île de Boëde.
Il aurait existé un dolmen ruiné il y a soixante-dix ans à Ozon.
Le dolmen de Gorneveze (4500 à 2000 avant Jésus Christ) est toujours en place dans le village du même nom, à l'entrée de la presqu'île de Langle, tout près du rivage. Il a été fouillé en 1878. Il était déjà bien figuré dans le cadastre de 1841.
L'ensemble de ces vestiges est inventoriés dans le cadre de la demande de classement au Patrimoine Mondial de l'Unesco qui permettra à Séné d'être un commune citée par l'UNESCO.(Voir le pdf ci-joint pour 'lensemble des sites du Morbihan).
L'ouverture d'une librairie dans le bourg de Séné mérite d'être signalée :
MAREE PAGES
7 PLACE DE LA MAIRIE
56860 SENBE
TEL : 02 97 40 62 31
06 88 22 42 47
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