Le dénombrement de 1911 nous apprend que Séné comptait alors 2801 habitants.
La population vit pour moitié sur la presqu'île, le bourg ne réunissant que 13% de la population. Les familles vivent de la pêche, de l'agriculture, des marais salants encore en activité.
L'étude des 118 soldats de Séné morts pour la France a permis de s'immicer dans la vie des ces familles, et montre que Séné est partagée entre le nord de la commune où la population est plus mobile, plus nomade et la presqu'île où les familles sont plus enracinées dans leurs professions traditionnelles liées à la pêche et à l'agriculture. La présence de l'administration des douanes et de la route de Nantes amènent à Séné de nouvelles populations.
Toutefois, Séné reste un gros village où tout le monde se connait, où les mariages se font entre gens du même village.
Parmi les 118 soldats de Séné, Au moins 45 étaient mariés et laissèrent une veuve, et si ils étaient âgés, des orphelins.
La liste en document pdf joint en dresse l'inventaire.
Parmi ces soldats mariés, au moins 4 se sont unis pendant la guerre :
LE PLAT Louis Marie [17/08/1893 – 2/06/1918]
Le 26/02/1918 à Noyalo avec Marie Rosalie LE BRECH
GAREC Jean Marc Joseph [ 11/06/1895 – 18/10/1917]
Le 3/07/1917 avec Marie Augustine CORLAY
CAMENEN Alexandre Louis Marie [13/08/1882 – 25/09/1918 ]
Le 13/03/1917 avec Jeanne Marie GUYOT née le 4/01/1890
LE DIBOISE Marcel [22/11/1892 – 8/8/1918 ]
Mariéle 30/07/1917 avec Marie Honorine LE FRANC (22/11/1892)
Parmi ces mêmes 118 soldats de Séné morts pour la France ,on compte 5 familles qui perdirent deux frères :
LE BIGOT François Marie Pierre 22/11/1897 - 06/09/1918
LE BIGOT Jean Marie 18/11/1888 - 29/10/1918
MONTFORT Louis François Marie 13/05/1885 - 16/06/1915
MONTFORT Albert Pierre Marie 24/04/1892 - 22/08/1914
DARON Joseph Vincent Marie 02/07/1892 - 01/06/1915
DARON Louis Jean Marie 03/01/1900 - 31/07/1917
LE FRANC Célestin 15/11/1882 - 30/12/1919
LE FRANC François Marie Louis 28/08/1887 - 22/03/1915
Louis Marie LE ROUX [4/08/1893 - 22/08/1920] (lire article sur les frères Le Roux)
LE ROUX Jean Marie [22/01/1883 – 26/04/1918]
Le 5/05/1908 avec Marie Louise MARTIN née le 27/11/1883
Enfants : Louis Marie 1909 – Joseph Marie 1911.
Des familles de Séné ont été endeuillées par la guerre en perdant à la fois un frère et un beau-frère :
DANET Louis Marie, 14/11/1914 Dixmude Belgique.
MOREL Vincent Marie [23/08/1888 – 12/11/1914]
Le 17/06/1913 avec Marie Perrine DANET née le 30/07/1887
CAMENEN Alexandre Louis Marie [13/08/1882 – 25/09/1918 ]
Mariée le 13/03/1917 avec Jeanne Marie GUYOT née le 4/01/1890
GUYOT Ange Félix Marie [18/01/1885 – 23/04/1917]
LE FRANC Yves Louis [25/08/1876 – 13/10/1921]
Le 16/05/1905 avec Jeanna Marie LE HAY née le 26/09/1877 à Saint-Avé
Enfant : AUFFRET Auguste Louis 1902.
LE HAY Jean Marie [7/07/1880 – 9/07/1917]
Le 26/10/1909 avec Marie Louise HUDE née le 4/04/1880
Enfants : Jean Marie 1910
LE BRUN Jean Marie né 05/09/1873, décédé le 29/05/1915 : 42 ans
Avait une sœur Anne Marie LE BRUN 5/01/1875 épouse de
RAULT Marc Louis 31/01/1881 - 29/05/1916
BOURVELLEC Armel [26/08/1886 – 16/03/1920]
Le 5/09/1910 à Séné avec Marie Honorine ALLANIOUX
Honoré Patern Marie ALLANIOUX
8/02/1891 Séné 6 30/10/1917 Mesnil lès Hurlus
L'étude a également permis de mettre en évidence des cousins d'une même famille morts pendant la guerre :
TIPHAIGNE Lucien [17/01/1893 – 22/08/1914]
ROLLAND Louis Pierre Marie [20/09/1899 – 17/07/1918 ]
LE MENACH Joseph Marie 25/03/1886 - 21/10/1914 Dixmude Belgique
Fils de Jean Louis Le Ménach 13/09/1846 X Marie Julienne DANO frère de :
Yves Marie Le Menach 27/03/1853 x Marie Françoise NORMAND parents de :
LE MENACH Louis Marie François 17/09/1884 - 2/01/1919 Giurgiu Romanie.
(Grand-père : Louis LE MENACH x Marie LE RAY)
DANET Julien [26/04/1890 -16/02/1917]
Fils de Julien François Danet 15/10/1860 x Marie Louise PIERRE 1961 frère de
Jean Marie DANET 19/7/1853 x Marie Julienne Le Franc 1852 parents de
DANET Joseph Marie Evelin [1/04/1889 – 20/04/1918]
(Grand-père Vincent DANET x Jeanne PLUNIAN)
DANET Jean Marie [27/12/1894 – 11/04/1916]
Fils de Joseph Marie Danet 14/05/1854 x Marie Mathurine PIERRE 1857 frère de
Mathrurin Louis Marie DANET 24/06/1856 x Marie Anne LE FRANC 1859 parents de
DANET Jean Marie Stanislas [21/01/1894 – 15/04/1915]
(Grand-père Yves DANET x Jeanne Louise MIRAM)
Cette plaque mortuaire est visible sur une tombe de notre cimetière. On y lit :
Jean Marie DORIOL
Second maître - 41 ans - Mort à la catastrophe du Iéna - Toulon 12 mars 1907 - In pace
Qui était le marin Jean Marie DORIOL et dans quelles circonstances a-t-il péri lors de cette catastrophe ?
Une recherche dans les registres de l'état civil à la mairie de Séné nous permet de préciser l'identité du marin.
Il s'agit de Jean Marie LE DORIOL né le 8 avril 1865 dans une famille de pêcheurs de Kerdavid. Il perdra ses parents Julien LE DORIOL le 3/03/1871 et Marie Anne LE FLOCH le 1/10/1878. Après la mort de sa mère, il choisit de devenir mousse, comme nous l'indique sa fiche d'inscrit maritime.
De 1886 à 1893, il navigue sur différents bateaux "civils" avant de rejoindre la "Royale" en janvier 1893.
Pendant cette période de marin "civil", Jean Marie LE DORIOL s'est marié le 25 juillet 1891 avec Jeanne Marie LE ROUX native de Cariel le 24/07/1867.
Jeanne est l'aînée des enfants issus de l'union de Julien LEROUX avec Jeanne Françoise LE FRANC. Cette dernière décède en 1877. Julien LEROUX se remarie avec Marguerite GAYET. De ce second mariage naitront les frères LE ROUX, morts pour la France pendant la 1ère Guerre Mondiale. Mme Jeanne Leroux mariée Le Doriol perdra en ce début de XX°s son époux en 1907 et ses frères, Jean Marie Leroux de maladie le 25/04/1918 et Joseph Marie le 22/08/1920 de tuberculose.
Les archives départementales du Morbihan nous donnent la fiche de matricule de Jean Marie LE DORIOL et on apprend que depuis 1881, à l'âge de 16 ans, il est engagé dans la marine.
Le SHD de Lorient nous livre sa fiche d'inscrit maritime. On y apprend que le 12 décembre 1905 il embarque sur le cuirassier le IENA. La fiche comprend la mention de son décès le 12 mars 1907 lors que la catastrophe du IENA.
L'annonce de sa mort parmi les victimes de la catastrophe du IENA suscita un gros émoi à Vannes où il résidait avec sa femme rue du Four près de l'église Saint-Patern.
Ces obsèques furent un moment de recueillement pour toute la population de Vannes et de Séné.
La famille était dans l'attente de la restitution de la dépouille. Le cercueil "bardé de fer" arriva dans un wagon des chemins de fer le vendredi 22 mars 1907 en gare de Vannes.
Il fut amené par un corbillard jusqu'à l'église de Séné bondée de personnalités et habitants, comme le rapporte cet article de presse d'époque. Il fut inhumé au cimetière de Séné. Il laissait une veuve, et deux filletes, Marguerite née le 9/11/1898 et Marie Eugénie née le 12/04/1898.
Pour l'anecdote, le maire de Séné Louis Joseph LAURENT vient de décéder le 1 mars 1907. Le prochain, Joseph LE MOUELLIC ne sera élu que lors du scrutin partiel du 14 avril 1907. C'est sans doute Patern SIMON, premier adjoint qui représente la ville de Séné lors de ces cérémonies.
source wikipedia :
L’Iéna est un cuirassé d’escadre pré-dreadnought de 12 750 tonnes. Lancé en septembre 1898, l’Iéna était, en 1907, une des unités les plus récentes de la flotte française ; il portait le nom d’une des plus grandes victoires de Napoléon dont on venait juste de fêter le centenaire en grande pompe, la bataille d'Iéna. Le Suffren, lancé le 25 juillet 1899, sera un modèle dérivé de l’Iéna.
Mardi 12 mars 1907, l’Iéna était entré depuis quelques jours dans un des bassins de carénage de Missiessy - dans le port militaire de Toulon - pour une visite de sa coque. Les travaux étaient presque achevés, tout était normal ; vers une heure passée de l’après-midi, les hommes d’équipage regagnèrent leur poste, les ouvriers de l’arsenal n'étaient pas encore revenus à bord. Une première explosion se produisit. Une grande flamme jaillit d'une cheminée et du monte-charge de la soute tribord. L’incendie gagna rapidement les autres soutes et les torpilles, les explosions se succédèrent.
Les toitures de trois ateliers furent soufflées. Le Suffren, qui se trouvait dans un bassin proche, se coucha presque complètement sur tribord. Des éclats furent projetés à des centaines de mètres, blessant des passants et tuant même un enfant dans les bras de sa nourrice. Les dégâts furent considérables. Des débris humains furent dispersés dans un rayon de 200 mètres.
Sur un équipage de 630 hommes, officiers compris, le bilan officiel fut de 37 blessés, dont l’amiral Henri-Louis Manceron légèrement blessé, et de 118 morts, dont sept officiers parmi lesquels le capitaine de vaisseau Adigard qui commandait le navire et le marin sinagot Jean Marie LE DORIOL.
La presse du Morbihan a relayé l'information comme en témoigne cet extrait d'article :
Le jour même, le ministre de la Marine, Gaston Thomson, partit pour Toulon où il arriva le lendemain. Dans un contexte international toujours tendu au lendemain de la crise de Tanger l’émotion fut vive. Les messages de sympathie affluèrent du monde entier. Le roi Édouard VII d’Angleterre et l’infant d’Espagne se rendirent sur les lieux et visitèrent l’épave.
Les obsèques nationales eurent lieu le samedi 23 mars sur la place d’Armes à Toulon en présence du Président Armand Fallières, des différentes personnalités dont Mgr Guillibert évêque de Fréjus et des corps constitués. Les cercueils des victimes étaient portés par des prolonges d’artillerie et le long cortège funèbre défila devant les survivants réunis.
Une enquête parlementaire sur l’origine de la catastrophe fut immédiatement ouverte. Le gouvernement Clemenceau constitua une commission mixte, la Commission scientifique d'étude des poudres de guerre créée le 6 avril suivant par décret du président Fallières. L’enquête mit en cause la poudre B. En vieillissant, la poudre B se décomposait, devenait instable et s’auto-enflammait. C’est ainsi que débuta la fameuse « affaire des poudres », qui opposa violemment Léopold Maissin, alors directeur de la poudrerie du Moulin blanc au Relecq-Kerhuon près de Brest et Albert Louppe, alors directeur de la poudrerie de Pont-de-Buis qui se rejetèrent réciproquement les responsabilités. Cette polémique dura jusqu’en 1914, ravivée en novembre 1911 par l’explosion du cuirassé Liberté.
En 1908-1909, l’Iéna fut amarré en baie d'Alycastre à Porquerolles pour servir de cible de tir pour la Marine. Il servit en particulier à la mise au point des obus perforants, devant exploser seulement après avoir traversé le blindage de la cible.
Une plaque à Toulon rappelle cette tragique exploision.
La polémique sur "l'affaire des poudres" trouvera un rebondissement en ...2017.
Jean Yves LE DRIAN Minsitre de la Défense prend conscience que les arméees françaises utilisent des munitions produites à l'étranger et décide de relancer la production nationale et bretonne de poudre plus d'un siècle après l'explosion du IENA.
Destin dramatique que celui des deux frères LE ROUX :
LE ROUX Jean-Marie: 22/01/1883 - 25/04/1918
Louis Marie LE ROUX: 4/08/1893 - 22/08/1920.
Ils ont tous les deux combattu et tous les deux contracté une maladie pendant le service qui les éloignera des combats mais les emportera. Qui étaient-ils ?
Le dénombrement de 1906 fait apparaitre la famille LE ROUX installée au village de Cariel à Séné. Le fils aîné Jean Marie, âgé de 23 ans n'apparait pas sans doute au service militaire. La famille compte 4 filles, Marguerite, Marie Victorine, Marie Louise et Léontine. Le père est pêcheur et la mère vendeuse de poissons, occupation sans doute compatible avec celle de mère de 5 enfants.
Jean Marie LE ROUX est né en 1883 comme nous l'indique son extrait de naissance. On peut vérifier le nom de sa mère et de son père tous deux pêcheurs à cet époque.
La fiche d'inscrit maritime du Service Historique de la Défense de Lorient nous présente la jeunesse de Jean marie LE ROUX. Il est d'abord mousse sur le "Ste Vierge" en 1895 puis novice sur le "le Même" en 1899.
La mention marginale de son acte de naissance nous dit qu'il se marie le 5 mai 1908 avec Marie Louise MARTIN.
Il fonde une famille qui est recensée au dénombrement de 1911.
Avant la guerre on le retrouve à bord du "Léontine" puis de la "Revanche" jusqu'au 20 janvier 1915 où il est effectivement mobilisé. Il rejoint le 2° Régiment d'Infanterie Coloniale de Brest.
Sa fiche de matricule montre qu'il change à plusieurs reprises de régiment. 2° régiment d'Infanterie Coloniale; 2° Bataillon des Régiments Coloniaux mixte de marche. 52° régiment Colonial à partir du 16/08/1916. Pendant l'hiver 1917 il a du attraper froid et cela s'est compliqué jusqu'à son évacuation en mai 1917.
Il est rapatrié sur Vannes puis admis à " l'Hôpital Bénévole" HB n° 26 bis de Saint-Gildas-de-Rhuys, situé à l'ancien couvent des Soeurs de Saint-Louis d'une capacité de 120 lits (actuelle abbaye de Saint Gildas).
Jean Marie LE ROUX père de 2 enfants y décède le 25/04/1918.
Son frère Louis Marie LE ROUX est né à dix ans d'intervalle de son grand frère Jean Marie le 4 aout 1893. Son extrait de naissance nous permet de vérifeir qu'il a bien les mêmes parents.
L'enfance de Louis Marie LE ROUX ressemble à celle des autres gars de la presqu'île et de son frère aîné. Il "choisit" de devenir mousse à l'âge de de 11 ans. Il embarque sur le "Sainte Vierge" le 23/07/1904. Il travaille ensuite pour d'autres patrons sur le Sainte Anna ou le Léontine et devient novice puis matelot en 1910.
Le 12 janvier 1914 il est appelé sous les drapeaux pour sa conscription et rejoint le 3° Dépôt. Du 16 juillet 1914 au 1er août il est à Toulon à l'école des mécaniciens de chauffe.
Ensuite du 1er août 1914 au 8 mai 1917 il est à bord du D'Entrecasteaux
Ce bâtiment de la marine navigue en Méditerranée et dans le proche Orient :
1914 : Otrante
03.02.1915 : combats aux Lac Amers
27.03.1915 : bombarde Gaza
1915-1916 : défense du canal de Suez
02.1915 : repousse les Turcs à Suez avec le Requin
04.10.1916 : envoyé à Djibouti avecl’Amiral Pothuau en raison de troubles en Abyssinie
1917 : escortes entre Tarente et Ithéa.
C'est dans ces mers chaudes où l'hygiène manque que le marin sinagot Louis Marie LE ROUX contracte la tuberculose. A la faveur d'une escale en France il est rapatrié au 5° Dépot. Il est rayé des listes de contrôle et regagne Séné ou il décèdera de cette maladie le 22/08/1920.
Il est inhumé à Séné le 24/08/1920 comme nous l'indique le registre de la paroisse.
En ce mois d'octobre 2016, Séné compte une centenaire de plus en la personne de Marie-Anne Le Touzo, née à Pennerm commune de Baden, en 1916.
Résidente au foyer logement du bourg de Séné, M. Le Maire s'est déplacé pour lui célébrer son anniversaire entouré des autres pensionnaires et de ses proches.
Au fait, combien il y a-t-il de centenaires à Séné ?
Qui fut le premier centenaire à Séné ?
A cette deuxième question on peut répondre, sans doute, le dénommé François QUESTER comme le raconte un article de presse de 1919.
On peut lire qu'à l'époque le curé de Séné, Pierre Joseph OLLIER, avait donné une messe en son honneur en la chapelle de Kerarden, à laquelle une foule nombreuse assistait, dont M. le maire. La France était catholique, même si la loi de séparatiion de l'Eglise et de l'Etat est votée depuis 1905.
M. Quester était soigné par ses filles, ostréicultrices - on ne parlait pas encore "d'aidant" - et percevait une allocation d'assistance aux "vieillards" - on ne disait pas "senior".
La famille Quester apparaît bien au dénombrement de 1911 avant la guerre. On y constate que les filles Quester sont restées célibataires pour "soigner" leur père veuf.
Au dénombrement de 1901 la famille Quester comptait au moins un garçon de plus. La site "Geneanet" nous renseigne sur la grande famille Quester. La descendance de François Quester sait-elle que leur aieul finit centenaire ?
Aujourd'hui, il en va autrement. Mme Le Touzo réside dans un foyer adapté au grand âge. En 2016, la plupart des "ainés" touchent leur pension de retraite complétée éventuellement par le Fonds National de Solidarité.
Selon leur autonomie, une Allocation Personnalisée d'Autonomie, l'APA payée par le Département vient compléter leur revenu.
Le social a fait de larges progrès !
Hier, un tel évènement était exceptionnel. Aujourd'hui, il est devenu assez courant et dans quelques années, il deviendra sans doute banal tant le nombre de centenaires est amené à croître.
Les registres de l'état civil mentionnent bien la naissance de François QUESTER à Kerarden le 4 avril 1819 et son décès quelques semaines après son centenaire le 9 août 1919.
Séné a connu également un autre cen,tenaire célèbre en la personne de Marie Josèphe LE GREGAM. Né le 2 mars 1890 à Séné elle épousa Louis Marie LOISEAU avant la guerre le 20 avril 1914. Il était marin et passeur à Bellevue. Elle devint passeuse. Cette activité nautique la conduisit en bonne santé jusq'au "grand âge". Elle décéda le 2 août 1990 à la maison au foyer de personnes âgés de Séné comme nous l'indique Emile Morin dans son livre.
Lire article sur les passeurs.
En mars 2000, notre commune célébrait les 100 ans de Marie LE DORIOL épouse Jouannic, alors résidente au foyer logement. Un article du télégramme dresse alors le parcours de la centenaire.
Marie Louise Jouannic, née Le Doriol, le 30 mars 1900 à Montserrac, son père absent est marin de commerce et mère ménagère. La jeune Marie perd son père, terre neuvier de profession. Elle sera élevée avec son frère chez les soeurs de La Garenne puis chez sa soeur. Plus tard, Marie exerce le métier de repasseuse jusqu'à son mariage, à l'âge de 33 ans. Elle ira vivre par la suite à Vannes, ruelle du recteur où elle vendra des articles funéraires. Marie Jouannic rejoint le foyer logement de Penhoët le 20 février 1995. Depuis, sa gentillesse et son sourire permanent affectionnent les résidents et résidentes du foyer. Nul ne connaît son secret de longévité mais, selon Marcel Carteau, «le cadre de vie et l'air marin du golfe du Morbihan sont signes de bonne santé ! »
Article publié dans le Télégramme que je remercie.
La commune compte une nouvelle centenaire dans ses rangs, en la personne de Célestine Le Penru, reçue hier à la mairie, en compagnie de sa famille et de ses amis.
23 août 1907-23 août 2007 : 100 ans jour pour jour, hier, pour Célestine LE PENRU, née BENOIT. « Un bon morceau de vie, une longue liste de situations vécues, difficiles ou heureuses que vous avez traversées avec sérieux et courage », félicitait le maire, Patrick Salic, lors de la cérémonie organisée en mairie pour son anniversaire.
Un lieu que son père, Eugène Benoît, connaissait bien, puisqu'il a été maire de la commune entre 1945 et 1947. Née dans le village de Kérarden, c'est elle qui a conduit la première camionnette de la commune, peu après l'obtention du permis en 1926. Permis dont elle est toujours titulaire, et « avec tous ses points », s'amusait l'adjudant-chef Berlivet, commandant de la brigade de Theix.
Sinagote mais voyageuse
Livreuse de pain pour la boulangerie de ses parents, à Kérarden d'abord, puis à Cariel, elle a été contrainte d'interrompre cette activité après son mariage. En effet, le 5 avril 1932, elle épouse Louis-François Marie Le Penru, qui a fait carrière dans la gendarmerie. « À l'époque, les épouses de gendarmes n'avaient pas le droit de travailler », explique l'adjudant-chef Berlivet. Une interdiction aujourd'hui révolue. Avant de se retirer dans la maison familiale de Kérarden, à la retraite de son mari en 1950, Célestine a bien voyagé au gré de leurs affectations : Loire-Atlantique, Versailles, Ille-et-Vilaine et Normandie. Puis, c'est à Satory qu'il verra la fin de sa carrière en tant qu'adjudant-chef, après avoir été prisonnier de guerre en Autriche. De son mari, décédé en 1977, est né Jean Le Penru, également gendarme, mais aujourd'hui disparu.
Une santé de fer
Alerte et en bonne santé, la centenaire retrouve une bonne dose de jeunesse grâce à la compagnie de Bruno, Olivier et Anne-Laure, ses petits-enfants et Alexis, Elisa, et Laura, ses arrières petits-enfants. Ceux-ci peuvent même compter sur elle pour une bonne partie de jardinage, quelques pages de lecture, ou encore pour réciter les leçons grâce à « son excellente mémoire ». Jean-François Stéphan, président de l'Union départementale des personnels retraités de la Gendarmerie nationale a remis un bouquet de fleurs à Mme le Penru, qui a lu un court discours de remerciement au maire et à toutes les personnes présentes.
François QUESTER, centenaire en 1919, décédé en 1919.
Marie Josèphe LE GREGAM x LOISEAU, centenaire en 1990, décédée en 1990.
Marie Louise LE DORIOL x JOUANNIC centenaire en 2000, décédée en
Célestine BENOIT x LE PENRU, centenaire en 2007, décédée en octobre 2010.
Marie Anne LE TOUZO centenaire en 2016.
Germaine DUPONT centenaire en 2012, décédée à 102 ans en septembre 2014. Elle était arrivée à Séné pour passer sa retraite. Locataire d'une masion au Gorneveze, elle fut inhumée en région parisienne près de Saint-Denis.
Wiki-sene enquêtera pour recenser les "centenaires" de Séné.
A vérifier :
Marie Anne MAHEO x LE ROHELLEC décédée à 100 ans en décembre 2012
Agnès COUSSE x AMESTOY 11/4/1915-17/9/2015
Cher internaute bonjour,
Cher habitant de Séné, bonjour,
www.wiki-sene est un site qui a pour vocation de présenter l'histoire et le patrimoine de la commune de Séné, près de Vannes, dans le Morbihan, en Bretagne.
Vous trouverez plusieurs rubriques qui abordent différents thèmes :
La rubrique DECOUVERTE présente quelques articles sur l'activité culturelle à Séné, des itinéraires de balades pour parcourrir les sentiers et chemins creux de notre commune, pour mieux en apprécier sa nature, son littoral et toutes ses richesses.
Cette partie s'aventure en "LISIERE DE SENE" pour raconter l'histoire des passeurs et passeuses de Conleau, l'histoire de Conleau les Bains et des Régates de Vannes.
Dans l'attente d'un livre, une rubrique est consacrée au peintre breton André MERIEL-BUSSY qui a peint en 1925 "Enterrement d'Enfant à Séné", témoignage émouvant de la mortalité infantile après la grande guerre.
CENTENAIRE GUERRE 14-18 : révisez la chronologie de la Grande Guerre en découvrant qui était ces 118 soldats natifs ou domiciliés à Séné qui sont "Morts pour la France".
Découvrez comment Séné vécu la Seconde Guerre Mondiale et le portrait des soldats et résistants Morts pour la France.
Dans la rubrique AU FIL DU TEMPS :
MARINS DE SENE : notre commune a donné beaucoup de marins à la Royale, à la marine marchande ou à l'activité de pêche. Ces articles rendent hommage aux marins de Séné disparus en mer et nous replonge dans l'histoire maritime française.
HISTOIRES Tome 1 présente l'histoire des moulins & des meuniers, des boulangers et des bouchers, des restaurants et des activités liés à l'agriculture ou à la pêche.
Le Tome 2 traite de l'histoire des écoles, des transporteurs, des forgerons, des menuisiers, des garagistes et des activités d'artisanat et de commerce à Séné.
complétées par un commentaire de vieilles CARTES DE SENE du XVII siècle à nos jours.
GUERRE & BATAILLES : cette rubrique rend hommage à des soldats de Séné, souvent appelés du contingent, qui ont été emporté dans des batailles ou des guerres, à des époques où la mention "Mort pour la France" n'existait. Leur récit permet de se replonger dnas la France du Second Empire et de la 3° République.
La rubrique CHRONIQUE présente l'histoire des maires et des recteurs de Séné, des portraits de Sinagots, le récit de faits-divers et l'histoire de lieux emblématiques de Séné.
Les articles regroupés au sein de MARAIS SALANTS évoquent l'histoire des paludiers et des douaniers à Séné.
Enfin la rubrique PATRIMOINE présente les édifices d'intérêt patrimonial de notre commune : ses manoirs et châteaux, son "petit patrimoine" composé de puits et fontaines, fours à pain, colombiers, son église et ses chapelles, ses multiples croix de chemins et quelques maisons et fermes remarquables.
Enfin wiki-sene recommande de lire une liste d'ouvrages consacrés à Séné, dont celui de Camille Rollando "Séné d'Hier et d'Aujourd'hui" , celui d'Emile MORIN, Le Pays de Séné" et bien d'autres encore disponibles dans les meilleures médiathèques ou à acheter dans votre librairie.
La période du confinement au printemps 2020 a été mise à profit pour numeriser et inserer dans ces pages les articles historiques de l'abbé LE ROCH qui paraissaient dans le bulletin paroissial.
NB : au fur et à mesure des recherches ces articles seront approfondis.
Les Sinagots et internautes sont invités à faire parvenir des documents pour enrichir le contenu du site.
Bonnes lectures et bonnes promenades à Séné.
Ferdinand Louis Marie LE FRANC : 21/11/1888 - 30/09/1918
Ce soldat de Séné est "découvert" grâce au site du Ministère de la Défense "Mémoire des Hommes". En effet, son nom ne figure pas au monument aux morts de Séné. Cependant, Ferdinand Louis Marie LE FRANC naît bien à Séné en novembre 1888.
Une consultation du site des Archives du Morbihan permet de retrouver son acte de naissance. On y apprend que son père, marin, n'est pas au domicile lorsqu'on déclare sa naissance en mairie. La famille vit alors à Montsarrac.
La fiche "Mémoire des Hommes" nous apprend qu'il était marin et qu'il est décédé d'une grippe infectieuse alors qu'il etait en permission à Vannes. On lit que son dernier embarquement était sur le bateau "Albatros II" de la 2° Escadrille de Patrouilleurs en Méditerranée (Occidentale?).
Tachons d'en savoir plus sur Ferdiand LE FRANC. On recherche alors sa fiche de matricule aux Archives du Morbihan qui nous confirme son identité. Il habite alors Vannes, sans doute à l'adresse des ses parents au 27 rue de Séné (actuelle rue Monseigneur Tréhou). Cette fiche nous renseigne sur ses états de service :
Nous avons à faire à un engagé volontaire dans la marine qui devance sa conscription à l'âge de 16 ans en 1904. Il débute comme apprenti marin le 25 novembre 1904 et obtient le grade de Quartier Maître Mécanicien le 1er janvier 1909. Il repart pour une période de 3 ans.
Une visite aux Service Historique de la Défense de Lorient s'impose. On y retrouve pas sa fiche d'inscrit maritime mais on peut y consulter son livret militaire qui nous livre plus de détails :
On y consulte la liste de ses périodes en mer et les noms des bateaux à bord desquels LE FRANC a navigué, entrecoupé de passage au "Dépôts" de la marine. Ainsi on y apprend qu'il se réengage le 8 mai 1911 au port de Saïgon.
Lorsqu'éclate la guerre il est embarqué depuis 1er août 1912 sur le croiseur cuirassier "Dupetit Thouars" où il restera jusqu'au 17/11/1915. Bateau qui sera torpillé par un U-Bolt le 7 août 1918.
A partir du 1er janvier 1917, il rejoint la 2° Escadrille de patrouilleurs en Méditerranée Occidentale pour la surveillance sans doute du Détroit de Gilbaltar. Il est embarqué sur l'Albatros II". Le site navire-14-18.com permet de retrouver les caractéristique de ce bateau. Le forum pages14-18 nous donne une photo de son équipage. Ferdinand LE FRANC est-il sur la photo ?
Alors qu'il est en permission fin septembre à Vannes chez ses parents au 27 rue de Séné à Vannes, il souffre d'une grippe infecieuse - sans doute contractée en mer comme le précise sa fiche :
Ferdiand LE FRANC décède chez lui le 30 septembre 1918. Le site MemorialGenWeb nous indique où il est enterré au carré militaire de Boismoreau. c'est un des trois Poilus de Séné à avoir sa tombe dans le Morbihan. (Les autres identifiés sont Le Hay et Savary qui nt leur tombe visible à Séné). En effet, il n'y a pas eu de carré militaire de créé à Séné.
Jean Louis Alexandre LE PORT : 11/11/1890 - 15/06/1918
Jean Louis LE PORT nait en 1890 à Séné au village de Montsarrac d'une mère ménagère et d'un père "maître de Cabotage". On ne sera pas surpris de voir le jeune LE PORT devenir mousse en mars 1906 sur la goëlette "Rachel". Il devient novice sur la goëlette Marie Céline" au mois de mai 1908.
On retrouve la présence de la famille LE PORT au dénombrement de 1911. Elle compte deux garçons.
Le jeune matelot est appelé sous les drapeau en décembre 1910. Il est affecté sur le "Brennus" puis le "Marceau" et le Condorcet en décembre 1911.
A partir de juin 1912, il est affecté à la base de sous-marins de Cherbourg entant que Quartier Maître Torpilleur. Au 1er janvier 1913 il intègre la 2° escadre légère de la 1ère Escadrille. Avant guerre la marine compte 3 Escadrilles et une vingtaine de sous-marins :
Son acte de décès mentionne qu'il était à bord du Thermidor lorsqu'il tombe malade. Le 16 février 1917 il est ramené au 1er Dépot et réformé n°1 le 2 mai 1917. On lui a diagnostiqué une tuberculose. Il se retire à Séné où il décède le 15 juin 1918 à l'âge de 28 ans. Il a été enterré au cimetière comme nous l'apprend le registre de la paroisse.
Les sous-marins Thermidor, Floréal et Ventôse dans un bassin du port du Havre (23 juillet 1913) photo gallica-BnF
THERMIDOR Sous-marin de haute mer type Pluviôse (1910 – 1919)
Chantier :
Cherbourg.
Commencé : 1906
Mis à flot : 03.07.1909
Terminé : 1910
En service : 13.07.1910
Retiré : 12.11.1919
Caractéristiques : 398 t ; 550 t.pl ; 700 cv ; 51,12 x 4,97 x 3,12 m ; 2 moteurs électriques 225 cv ; 2 chaudières à vapeur de 360 cv.
Symbole de coque : TR.
Armement : IV TLT carcasse de 450 + II TLT de 450 Drzewiecki.
Observations :
Q 057
26.08.1905 : construction ordonnée
13.07.1910 : armé pour la première fois
08.1914 : affecté à la 3ère escadrille de sous-marins de la 2ème escadre légère à Cherbourg
09.1914-01.1915 : séjours à Portsmouth dans le cadre des accords de défense franco-anglais
28.05.1915 : de Cherbourg au Havre pour la défense de la rade carénage à Brest
12.11.1919 : rayé
23.05.1921 : coque vendue à Cherbourg pour démolition à la Société d’approvisionnement métallurgiques et de matériel d’industrie pour 43 150 francs
Suite des récits des soldats de Séné morts de maladie pendant la Première Guerre Mondiale :
Ange Marie COCARD : 7/10/1880 - 31/07/1916
Jean Marie Evelin DANET : 1/04/1889 - 20/04/1918
Joseph Marie PIERRE : 7/06/1896 - 19/09/1918
Jean Marie LE DUC : 27/09/1886 - 21/03/1916
Jean Marie LE HAY : 7/07/1880 - 9/07/1917
Louis Pierre Marie GALLIC : 18/10/1899 - 30/05/1920 :
Eugène SAVARY : 27/04/1883 - 25/12/1917
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Ange Marie COCARD : 7/10/1880 - 31/07/1916
Ange Marie COCARD naît au village de Kerarden en 1880. Son père est marin et sa mère ménagère. Comme d'autres jeunes gars de Séné, il choisit de devenir marin comme son père. Sa fiche d'inscrit martitime nous indique cependant qu'il devient marin "sur le tard" en 1899, à l'âge de 19 ans sur le "Charles France" dont le port d'attache est La Rochelle.
Le 13 novembre 1900 il est "atteint par la levée permanente" et dirigé vers le 4° Dépôt de Rochefort.
Comment ce Sinagot s'est-il retrouvé sur Rochefort et non sur Lorient ?
Il effectue sa période militaire et son dernier bateau n'est autre que le Hoche. Il est mis en congé illimité le 13 septembre 1904.
Il reprend sa vie de marin et navigue sur différents canot et goëlettes avec pour port d'attache Le Rochelle.
Sa fiche "Mémoire des Hommes" nou sindqique qu'il est matelot de 2° classe fusilier auxiliaire attaché aux "bâtiments de servitude de Lorient".
Bâtiment de servitude : Service de petits navires destinés à assurer le ravitaillement des bâtiments au mouillage dans les ports et les rades (les Réserves, Pontons, Cure-Môles, Marie-salopes, Chalands, Citernes, Chaloupes du port, etc, sont des bâtiments de Servitude)
On lit également qu'il décède des suites d'une fièvre typhoïde à La Havane. Sa fiche aux affaires maritimes ne semble pas indiquer sur quel bateau, Ange Marie COCARD était embarqué quand il parvint à La Havane.
Jean Marie Evelin DANET : 1/04/1889 - 20/04/1918
Jean Marie Evelin DANET nait au village de Cariel à Séné le 1er avril 1889 ausein d'une famille de pêcheurs. La famille Danet apparait au dénombrement de 1911. le père est veuf et élève ses 3 enfants.
Rien de plus banal pour un jeune gars issu d'uen famille de pêcheur que de devenir marin. En juin 1901, Jean Marie Evelin devient mousse. Il sera novice en mai 1906. En mai 1907 il devient matelot sur le canot "Angèle Armentine".
"Atteint par la levée permanente" en avril 1909, il rejoint le 3° Dépôt des Equipages de Lorient pour y faire sa conscription. Il finti sa période militaire après un passage sur le Suffren en avril 1913.
Après la mobilisation il se présente au 3° Dépôt mais il est affecté dans l'armée de terre. D'abord au 65° Régiment de Ligne, puis au 137°Régiment d'Infanterie avant d'être affecté au 128°RI le 13 octobre 1916. Il deviendra caporal.
Comme nos l'indique cet extrait de sa fiche de matricule des archives du Morbihan, le 20 janvier 1917 il est évacué par la chaine des soins à Maron. Il séjourne dans différents hôpitaux de Toul de janvier à avril 1917, avant d'être admis à la Station Sanitaire de Huelgoat. Le 26 juillet il peut rentrer dans son foyer.
1916. La guerre fait rage. Alerté par le développement de la tuberculose au sein des troupes, le parlement vote une loi destinée à créer des dispensaires. Dans le Finistère, le conseil général décide la construction d'un sanatorium en plus de la station sanitaire d'Huelgoat qui existait déjà. Il choisit le site de Guervénan, en Plougonven, pour "accueillir" cet établissement.
Il décède à Cariel le 20 avril 1918 des suites de sa bronchite contracté pendant le service à Maron.
L'historique du 128°RI nous dit "qu' Après les combats de la Somme, le régiment passe tout l'hiver au repos dans la région Toul – Lunéville.". Hiver qui fut fatal pour le soldat DANET.
Son corps sera enterré à Séné le 21/04/1918 comme l'indique le registre de la paroisse.
Joseph Marie PIERRE : 7/06/1896 - 19/09/1918
Joseph Marie PIERRE naît en 1896 sur la presqu'île de Langle, au hameau de Bellevue en Séné. Son père et sa mère sont pêcheurs. Tout naturellement après l'instruction publique à l'école de Bellevue, il opte pour le métier de marin. En juillet 1907, il devient mousse sur le canot "Jean Bart", il n'a que 11 ans.
La Marine a tout intérêt à suivre et répertorier tous les marins de France et de Bretagne. La fiche d'inscrit maritime nous livre les différents bateaux à bord desquels le jeune mouse puis le novice et enfin le matelot a fait son apprentissage du métier de marin.
A la veille de la guerre, Joseph PIERRE est embarqué sur le "Fleur de Marie" comme matelot.
Au dénombrement de 1911, la famille PIERRE est composée des parents et de deux garçons.
Ce dernier extrait de sa fiche de marin nous apprend qu'il ne rejoint le 3° Dépôt des Equipages que le 12 mai 1915 pour embarquer sur "La Gascogne". Le 5 octobre 1916 il retourne au 5°Dépôt et gagne le ravitailleur du navire Algérie III. Ensuite il est en poste sur le Jaureguiberry et patrouille près de Port Saïd et du canal de Suez.
Son dernier bateau de guerre sera le "Capucine" navire réquisitionné au sein de la Division des Patrouilleurs de Gascogne. Il tombe malade à bord du bateau et parvient à être débarqué à Brest où il est admis à l'hôpital maritime de Lanrinou.
Malgré des soins, il décède le 19 septembre 1918. Il est inhumé à Brest au cimetière de Kerfautras tombe 47-6-2.
Jean Marie LE DUC : 27/09/1886 - 21/03/1916
Jean Marie LE DUC naît à Séné en 1886 au village de Moustérian. Son père est marin et sa mère ménagère. On retrouve la famille au dénombrement de 1911 qui emploie une journalière.
Fils de marin, Sinagot, deux raisons d'embrasser la carrière de marin comme nous l'indique sa fiche d'inscrit maritime n°41183. On lit sur ce document qu'il obtient son brevet de gabier.
(Un gabier était un matelot de la gabie (la hune). Puis, par extension, un matelot spécifiquement affecté à travailler dans la mâture aux manœuvres et à l'entretien du gréement (mâts, vergues, voiles, manœuvres courantes et dormantes...).
A partir de 1904, il est novie sur la goëlette le "Saint-Laurent". Il devient matelot en été 1906 avant d'accomplir sa conscription. Il navigue alors sur el Saöne et le Calédonien.
Ensuite il choisit lacarrière dans la marine et il s'engage pour 3 ans en février 1911. Il repart pour une autre période de 3 ans le 20/07/1914, à la veille du conflit. Il navigue sur le Descartes puis est en poste à la défense fixe de Fort de France. Il rentre en métropole et sera affecté sur le Provence du 10 mars 1915 au 1er janvier 1916.
Il retourne au 5° dépot où il est réformé n°1. Il rejoint sa famille à Séné où il décède le 25 mars 1916 des suites de la tuberculose pulmonaire comm enous l'indique sa fiche "Mémoire des Hommes".
Jean Marie LE HAY : 7/07/1880 - 9/07/1917
Jean Marie LE HAY nait à Séné au village de Moustérian en 1880. Son acte de naissance mentionne également son mariage le 26/10/1909 avec Marie Louise HUEDE native de Bindre à Séné. On retrouve au dénombrement de 1911 la jeune famille LE HAY qui compte un nouveau né.
On sait qu'il a fait sa conscription en 1900 et rentre au foyer en octobre 1902. Quand survient la guerre il est mobilisé et arrive au corps le 21/08/1914 au sein du 116°RI de Vannes. Il passe au 264°RI le 15 juin 1916. Le 3 juillet 1916 il est blessé au combat et évacué à l'hôpital auxiliaire n°102 de Rouen. Il souffre d'une plaie au cuir chevelu. Il change d'établissement hospitalier : Hôpital n°35 Langrune/mer puis Hopital d'Hérouville. On lui détecte alors une tuberculose pulmonaire. Il change à nouveau d'hopital pour celui des Pins dans le Loir et Cher dont il sort le 17 mars 1917.
Il regagne Séné et sa famille où il décède à Moustérian le 9 juillet 1917. Il sera enterré à Séné le 10/07/1917 comme l'indique le registre de la paroisse.
Fait unique sans doute, le cimétière de Séné conserve sa tombe.
Louis Pierre Marie GALLIC : 18/10/1899 - 30/05/1920
Louis Pierre Marie GALLIC naît au Havre en 1899.On ne saura pas étonné que ce Sinagot ait un père douanier que l'administration des douanes a nommé en poste au Havre. La famille Gallic reviendra avant la guerre à Séné comme le montre le dénombrement de 1906. Il semble que le père ait quitté les douanes pour l'activité de marin pêcheur.
Après l'école son fils aîné, Louis Pierre Marie comme beaucoup de jeunes gars de la presqu'île "choisit" de devenir mousse. Lorsqu'il s'incrit au régistre des affaires maritimes, il déclare habiter l'île de "Bouete" puis Cadouarn, alors que ses parents sont sur l'île d'Arz.
GALLIC est né en 1899, il a 14 ans quand la guerre est déclarée. Elle le laisse en paix pendant presque toute la durée du conflit...
Il est mousse pour la première fois le 29 mars 1913, puis novice le 20 juillet 1915 et enfin matelot le 16 novembre 1917. Il abandonne son dernier bâteau de marin civil "par anticipation" de l'appel sous les drapeaux le 25 juin 1918. Il rejoint le 3° Dépôt des équipages à Lorient et embarque sur le Caroline V.
Caroline V est bien le navire portant le guidon du commandant de la 2 ème escadrille de patrouille de l'Océan, en l'occurence le CF Marcel Rondeleux. Caroline V est un yacht construit au chantier Dubigeon à Nantes en 1909. D'un déplacement de 311 tx, (38 x 7,5 m), vitesse : 10 noeuds, gréé en trois mâts-goëlette, et appartenant au marquis de Montaigu. Au cours de son utilisation par la Marine, Marcel Rondeleux, qui était un fervent de voile, a du se résoudre à supprimer une partie de la mâture pour améliorer la stabilité. Une photo de ce joli navire est parue dans le chasse-marée n° 103 de décembre 1996, p 66. Déréquisitionné en 1919, il a été transformé en cargo sous le nom de Janot et démoli en 1931 (Roche).
Caroline V a été affecté en mars 1917 à la 2 ème escadrille des patrouilles de l'Océan et son armement a comporté un 65 mm en chasse, un 75 mm en retraite et deux 47 mm, un de chaque bord. Par la suite, le 65 mm avant a été remplacé par un 75 mm et les deux 47 mm supprimés. Caroline V a été équipée d'un poste de T.S.F. Elle a été largement utilisée comme patrouilleur.
Extrait Forum 14-18
Son destin de soldat est assez particulier si on déchiffre bien les mentions de sa fiche d'inscrit maritime : il retourne au dépot de Lorient et quitte le Caroline V le 18/12/1918. Il est noté "en temps de guerre" d'abord à Lorient jusqu'au 3 juin 1919, puis à Dunkerque jusqu'au 1/09/1919. (Après l'armistice la période de guerre pour les soldats ne 's'arrête pas net, les retours seront progressif, les Autorités Militaires ont encore besoin de troupes.
Il est noté qu'il est blessé en août 1919, alors qu'il est au Centre Administratif de la Marine à Dunquerke. On le conduit à l'hôpital mixte n°32 bis de Rosendael le 21 Août puis à l'hôpital n°34bis de Zuydcoote le 27 Septembre jusqu'au 8 février 1920. Il rejoint alors l'hôpital de Clion sur Mer près de Pornic où il décède le 30 mai 1920 à l'âge de 20 ans et 7 mois.
Comment s'est-il blessé en août 1919 à Dunquerke ? Cette blessure est-elle à l'origine de son décès ? Ou bien a-t-il contracté une maladie pendant ces quelques mois de guerre sur le Caroline V qui l'obligera à rentrer à Lorient et cette maladie s'étant agravée on l'évacuera de son poste à Dunquerke?
Eugène Marie SAVARY : 27/04/1883 - 25/12/1917
Eugène SAVARY nait en 1883 à Séné au village de Cadouarn. Son père est laboureur et sa mère cultivatrice. Le jeune Savary se souvient-il de son séjour à Séné ? du choix des autres gars de la presqu'île ? Il ne choisit pas le métier de la terre mais en 1901, à l'âge de 18 ans, il devient novice sur la canot "La Patrie" puis matelot. Il déclare aux Autorités Maritimes une demeure en Saint-Avé où vivent également ses parents.
En 1903, à l'âge de la conscription, il est affecté au 3° Dépôt des équipages et on lit qu'il est affecté au poste de "torpilleur auxiliaire sédentaire" à Lorient, poste sédentaire sans doute à cause de ses quelques années d'expérience en tant que marin.
On peut lire qu'il devient douanier en 1905 et gagne son premier poste à Brest. On trouve sa trace également au dénombrement de 1911 où il est cultivateur au Morboul à Séné, sans doute célibataire et logé chez son frère aîné.
Quand survient la mobilisation il incorpore le 316 Régiment d'Infanterie de Vannes le 28 août 1914.
On peut lire sur sa fiche de matricule aux archives du Morbihan, que le 26 avril 1916 on lui détecte une affection.
L'historique du 316°RI nous précise que son régiment est en poste dans l'Oise au nord de Compiègne :
"Le 1er avril, le régiment passe en réserve : 6e bataillon, réserve de brigade à Plessis-Brion avec
l'E.-M. du régiment ; 5e bataillon, réserve de division au camp de Carrefour d'Ollencourt. Il reste
dans cette situation jusqu'au 16 avril. Le 17, il reprend le secteur de Bailly, où il relève le 264e
régiment. Le 26 avril, la division étant retirée du front, le 316e est remplacé à Bailly par le 92e R. I.,
et va cantonner à Plessis-Brion. Le 27, il va à Bailleul-le-Soc et Écarts, où il passe en réserve de
groupe d'armées. Il reste dans cette région, à perfectionner l'instruction, jusqu'au 7 mai."
Ce 26 avril la division est donc retiré du front, on peut prodiguer des soins au soldats. A la faveur de ce repos on peut l'évacuer d'abord vers l'hôpital temporaire n°15 puis vers l'hôpital Complémentaire de Saint-Malo le 20 mai et enfin à l'hôpital de Saint-Brieuc le 5 août 1916, sans doute avec un état de santé qui s'est aggravé. Le 29 décembre 1916 il est réformé pour une néphrite intersticielle cardio-sclérose. Il gagne le domicile de sa famille à Séné au Morboul et exercera l'activité de "marchand de cidre" comme l'indique son acte de décès. Eugène Marie SAVARY décède le 25 décembre 1917 à l'âge de 34 ans.
Le registre de la paroisse nous apprends qu'il est inhumé au cimetière le 28/10/1917 où sa tombe est toujours visible.
Suite des récits des soldats de SENE morts de maladie.
Alexandre Louis Marie CAMEMEN : 13/08/1882 - 25/09/1918
Joseph PASCO : 17/03/1888 - 9/06/1915
Joseph Marie LE MAY : 30/05/1896 - 25/02/1919
Alphonse Joseph Marie GUEHO : 17/05/1894 - 16/11/1915
François Marie LOISEAU : 15/02/1894 - 20/09/1916
Yves Marie LE FRANC (25/08/1876 – 13/10/1921)
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Alexandre Louis Marie CAMEMEN : 13/08/1882 - 25/09/1918
Alexandre CAMENEN nait à Carnac en 1882. Son père est maçon et sa mère ménagère. Autour des ses 20 ans, il déclare aux autorités militaires la profession de maçon comme son père et une résidence au village de Saint Colomban à Carnac. Sa fiche de matricule nous indique qu'il fait sa conscription au 14° Régiment d'Artillerie à Pied de 1903 à 1906. On peut lire également que CAMENEN intègre l'administration des douanes et obtient un poste de préposé en juin 1907 à Dieppe puis Port Jumièges toujours en Seine Maritime en août 1909.
Pourquoi son nom est-il donc gravé sur le monument aux morts de Séné ?
Son acte de décès en mairie de Séné nous éclaire à ce sujet. On peut y lire que Alexandre CAMENEN avait élu domicile aux Quatre Vents et surtout qu'il s'était marié en pleine guerre le 13 mars 1917 avec Jeanne Marie GUYOT native de Séné. La mention marginale sur l'acte de naissance de Jeanne Marie GUYOT confirme ainsi que son acte de mariage à Séné qui nous dit qu'il étati dounaier en poste aux Quatre Vents.
La famille GUYOT est quant à elle établie sur Séné de longue date. On la retrouve au dénombrement de 1911. Cette famille sera doublement endeuillée par la guerre. Ange Félix GUYOT meurt en effet lors de l'offensive Nivelle des suites de ses blessures de guerre. Il a pu être évacué à l'hôpital d'Evacuation de Courlandon dans la Marne mais il succombe malgré les soins.
CAMENEN Alexandre Louis Marie [13/08/1882 – 25/09/1918 ]
Mariée le 13/03/1917 avec Jeanne Marie GUYOT née le 4/01/1890
GUYOT Ange Félix Marie [18/01/1885 – 23/04/1917]
CAMEMENEN est "mis à la disposition" des autorités militaires en décembre 1915. D'abord au 3° Régiment d'Artillerie à Pied, puis il incorpore le 6°Régiment d'Artillerie à pied et il passe au 154°RAP le 16 août 1918. Il tombe malade en cette fin d'été 1918 et il est conduit par la chaine hospitalière à l'hôpital de Belfort. Il y décède des "suites de maladie contractée en service" le 25/09/1918. Son corps est inhumé dans le cimetière de Belfort où sa tombe est toujours visible.
Joseph PASCO : 17/03/1888 - 9/06/1915
Joseph PASCO nait à Bellevue à Séné d'un père douanier et d'une mère ménagère. Le corps des douanes établi à Séné apportera de nouvelles populations à la commune, des mariages lierons les douaniers à des filles de Séné, un douanier deviendra maire de Séné...
Son père ne restera pas longtemps à Séné car on ne retrouve pas la trace de la famille PASCO au dénombrement de 1906 ou 1911. Sinagot d'un jour, Sinagot de toujours, intéressons nous au récit du soldat Joseph PASCO.
Sa fiche des archives départementales nous donne la profession d'employé de bureau qui sans doute ne convient pas au jeune homme...
Sa fiche d'Inscrit Maritime aux SHD de Lorient nous indique qu'il s'engage en 1906 pour 5 ans. On lit qu'il s'est marié en mars 1909 à Lorient avec Joséphine Bigasse. Il est d'abord apprenti marin puis matelot et Quartier Maitre fourrier. A la fin de cette période il se ré-engage pour 3 ans à Brest le 28 mars 1914.
Sa fiche de matricule des archives du Morbihan nous donne la liste des derniers bateaux sur lesquels PASCO était embarqué :
Sa fiche "Mémoire des Hommes" nous confirme qu'il est à bord de l'Europe" lorsqu'il est rapatrié à l'hôpital Maritime de Brest. Il souffre d'un oedème pulmonaire auquel il ne survivra pas et décède le 17 mai 1915. Le site MemorialGenWeb nous dit qu'aucun monument aux mort n'a inscrit le nom de ce marin. Et pour cause son extrait de décès comporte unemention marginale : son cas n'aété régularisé que le 30 avril 2015 quand l'Office National des Anciens Combattants l'a reconnu "Mort pour la France".
Joseph Marie LE MAY : 30/05/1896 - 25/02/1919
Joseph Marie LE MAY nait au village de Cariel en 1896, d'une mère ménagère et d'un père pêcheur. Le dénombrement de 1911 nous apprend qu'il a perdu son père et que sa mère déclare désormais l'activité de "pêcheuse".
Comme beaucoup de jeunes de sa génération, il s'embarque comme mousse. Son premier bateau est le canot "Femme Lucienne" puis suivront le "Marie Thérèse"? le "Souvenir".
Quand éclate la guerre il est mousse sur le "Jeune Lucienne". Il ne rejoindra le 3° Dépôt de Lorient que le 22 mai 1915 pour embarquer sur le "Jean Bart" le 19/10/1915. Le 1er janvier 1918, il rentre au 3° Dépôt et passe au statu de "Hors Service" c'est à dire inapte pour la marine. Il est en fait malade et regagne Séné où il décèdera après l'armistice le 25/02/1919 d'une tuberculose pulmonaire.
Son corps a été inhumé à Séné le 10/07/1917 et son nom figure au monument aux morts de Séné.
Alphonse Joseph Marie GUEHO : 17/05/1894 - 16/11/1915
Alphonse GUEHO n'a pas un nom qui sonne 'sinagot'. Il nait pourtant à Séné au village de Kerfontaine. sa mère est ménagère comme l'indique d'acte de naissance et son père préposé des douanes. Le corps des douaniers a amené à Séné de nouvelles populations comme un temps les paludiers de Batz sur mer...
La fiche de matricule des archives du Morbihan nous apprend qu'il déclare la profession d'employé de bureau et qu'il vit comme ses parents à Vannes. On y apprend qu'après le décret demobilisation, il fait acte de patriotisme et s'engage dans l'armée le 20 Août. Il passe par le 116°RI de Vannes et sera affecté au 147°RI le 20 mars 1915.
On apprend par l'historique du 147°RI que les soldats ont repoussé le 30 octobre 1915 une attaque des Allemands : "Le 1er octobre, le Colonel ROLAND prend le commandement du régiment et le conduit dans le secteur de Tahure, où il se trouve dans une situation précaire, sur des positions qui ont été le théâtre de furieux combats et que l'ennemi continue à bombarder avec des obus de gros calibre qui bouleversent de fond en comble la première ligne.
Quelques jours après, le régiment va tenir les lignes entre Tahure et la lisière Est de la Brosse à
dents. Là encore, il faut procéder à l'organisation complète du secteur : l'absence de boyaux, ou leur
profondeur insuffisante rend les communications extrêmement difficiles; la liaison doit être assurée
la nuit. Tout le monde travaille avec ardeur. Cependant, l'ennemi continue le bombardement de nos
positions, l'aviation ennemie fait preuve d'une activité anormale, indices qui font prévoir une
attaque, qui en effet se déclenche le 30 octobre.
A la faveur d'un nuage de poussière et de fumée, nos tranchées sont envahies et l'ennemi cherche à
progresser. Mais le 147e ne se laissera pas enfoncer, et des poignées de braves réussissent à conserver des portions de terrain et à arrêter l'ennemi.(../...)
A la suite de cette opération particulièrement brillante, le 147e restait définitivement maître de la
totalité du front qu'il avait mission de défendre et faisait 359 prisonniers dont 3 officiers.
Par la suite, le régiment repoussait victorieusement toutes les attaques. « Là où le 147e a mission de tenir, l'ennemi ne passe pas. »
Le régiment est relevé ; il reste quelques jours à Herpont, puis est transporté en autos à Souilly où il jouit d'un repos bien gagné jusqu'au 12 janvier.
Le 13 janvier, le 147e va prendre possession du secteur de la Selouze, au Nord de Saint-Mihiel."
Herpont est une commune de la Marne pas très loin de Auve. La fiche "Mémoire des Hommes" nous indique qu'Alphonse GUEHO rejoint l'ambulance 8/14 en poste à Auve. Il y décède d'une maladie contractée sur le champs de bataille.
Le forum pages1418.com mentionne un article du Nouvelliste du Morbihan qui relate que plusieurs corps de soldats furent rapatriés dans Morbihan en 1922-1923. Parmi les listes importantes de noms, figurent quelques hommes du 147è RI dont le Caporal Alphonse GUEHO de Vannes.
François Marie LOISEAU : 15/02/1894 - 20/09/1916
François LOISEAU nait au village du Meniech en 1894. Son père et sa mère sont pêcheurs comme beaucoup sur la presqu'île en cette fin de XIX°siècle. On retrouve la famille au dénombrement de 1911 qui compte trois garçons.
Une fois la scolarité finie, comme beaucoup de jeunes gars de la presqu'île, il devient mousse sur un canot. Le 23 juillet 1905 à l'âge de 11 ans il est sur le "Deux Soeurs" puis ce sera le "Travailleur" ou encore le "Quatre Frères". Il devient novice embarqué sur le "Terrible" le 18/02/1911. Sa fiche d'Inscrit Martime nous indique qu'il reste sur le "Terrible" jusqu'en juin 1914.
Il rejoint alors le 3° Dépôt des équipages à Lorient pour y accomplir sa conscription. Quand éclate la guerre il est au dépôt et il embarquera le 29 juin 1915 à bord du "Patrie". Il est rapatrié le 5 janvier 1916 et admis "Hors Service" inapte pour la marine. Il souffre en fait de tuberculose et il rejoint son domicile de Séné.
François LOISEAU décède le 20 septembre 1916 à Séné et il est inhumé au cimetière le 21/09/1916 comme l'indique le registre de la paroisse.
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LE FRANC Yves Louis (25/08/1876 – 13/10/1921)
Les marins de Séné incorporés dans la marine auront subi de plein fouet les maladies dont la tuberculose.
Ainsi Yves Louis LE FRANC né en 1876 à Moustérian décèdera en 1921 des suites de la tuberculose comme il est indiqué dans sa fiche d'Inscrit maritime. On peut lire sur la fiche qu'une fois rapatrié sanitaire à Séné, Yves LE FRANC continuera quelques temps son métier de marin et son "dernier" bateau sera le loop Avel au départ de Port Navalo le 8 mai 1919.....
Au sein d'une famille de pêcheurs, c'est tout bonnement qu'il devient mousse le 1er mars 1890 à l'âge de 14 ans. Il enchaine des emplois sur les canot "Petite marie, "Le Même", "Marie Louise"...
Yves LE FRANC deviendra matelot et se mariera en 1905 à Saint-Avé avec Jeanne Marie LE HAY, veuve Auffret. On retrouve au dénombrement de 1906 trace du couple Le Franc / Le Hay et le petit Auguste Louis AUFFRET.
Yves Le Franc était le beau-frère d'un autre Poilu de Séné, Jean marie LE HAY . Ainsi Mme Veuve Auffret, née Le hay aura perdu son premier mari, et à cause de la guerre son second époux et son frère.
LE FRANC Yves Louis [25/08/1876 – 13/10/1921]
Le 16/05/1905 – avec Jeanne Marie LE HAY née le 26/09/1877 à Saint-Avé
Enfant : AUFFRET Auguste Louis 1902.
LE HAY Jean Marie [7/07/1880 – 9/07/1917]
Le 26/10/1909 avec Marie Louise HUDE née le 4/04/1880
Enfants : Jean Marie 1910
Quand est publié le Décret de Mobilisation, il est à bord du "Bien Aimé" et il se présente au 3° Dépot le 7 août 1914. Il retourne à son foyer le 13/08 sans doute à cause de sa charge de père de famille.
La guerre à besoin de soldats et besoin de marins...
Les Autorités Militaires le rappelle au 3° Dépôt le 15/06/1915. Le 26 juin il embarque sur le Provence.
Il est rapatrié sanitaire le 24 février 1917. Il retourne chez sa femme. Le 14/10/1918, la marine ne le contrôle plus. Il décède chez les siens le 13 octobre 1921. Il est inhumé au cimetière de Séné le 14/10/1921 comme l'indique le registre de la paroisse.
LE DIBOISE Marcel : 22/11/1892 - 8/08/1918
Il n'y a qu'un seul LE DIBOISE sur le site "Mémoire des Hommes"; un seul aussi sur le site des archives du Morbihan et un seul encore sur le site MémorialGenWeb. Cependant pourquoi Marcel LE DIBOISE est-il inscrit au monument au mort de Séné ?
Son extrait de naissance nous indique qu'il est né à Auray le 22 novembre 1892 avec un père "scieur de long", scieur de tronc d'arbres dans une scierie, et une mère méangère.
Sa fiche de matricule nous indique qu'il est devenu forgeron et réside à Vannes autour des années 1912.
Cette fiche nous indique le parcours militaire du soldat LE DIBOISE. De la classe 1912, il fait sa conscription au 6° Régiment du Génie à compter d'octobre 1913. Il passe au 9° Régiment du Génie en avril 1914.
Quand survient la guerre il est déjà militaire et fera partie des premiers soldats envoyés au front où il est blessé à deux reprises par balle, à Ypres en décembre 1914 puis à Grivesne dans la Somme en mars 1918.
On y lit également que Marcel LE DIBOISE de la Compagnie 6/1 du 9° génie, décède le 8/08/1918 dans une explosion à 600 mètres de Ciry salsogne (Aisne). Sa disparition sera officialisée par une jugmenet du tribunal en août 1920.
L'historique du régiment du génie nous décrit cette journée du 8 août 1918 :
Jeudi 08 août :
Nombreux tirs d’artillerie de harcèlement. Le Capitaine Clerault remplace le chef d’escadron Capdevieille dans le commandement du groupe d’artillerie. A 19h00, le Bataillon Decourbe est envoyé au repos à Serches. A 22h30, la creute (caverne naturelle dans le calcaire) route de Serches, occupée par la section 6/1 du 9e Génie et trois sections du 54e RI, saute. Cette creute avait été visitée par des officiers des sections 6/1 et 6/51 et des dispositifs suspects avaient été retirés. Organisation des premiers secours par la 6/51.
Témoignage d'un soldat du 54è RI: "La région est à peu près vide de ses habitants; les Allemands ont opéré des destructions et miné ou ypérité les creutes qui pouvaient nous servir d'abris. C'est ainsi que deux jours après notre arrivée, l'église de Ciry-Salsogne saute en même temps que la rue qui la borde. Le 8, une creute occupée par trois sections de la 2è Compagnie et un détachement de la 6è Compagnie du 1er Génie saute et ensevelit une partie de ses occupants (dont le Capitaine Champlon, adjudant-major du 1er Bataillon).
-Pertes: -Section 6/1: -2 officiers blessés (Ltt Grandemange et S/Ltt langroguet) -15 hommes tués -32 hommes blessés -78 hommes disparus -54 RI: - 1 officier disparu -61 hommes disparus
La carte ci-dessous montre l'avancée des troupes françaises et situe le village de Serches où existent encore de nombreuses "creutes".
Comment expliquer la présence de LE DIBOISE au monument aux mort de Séné ?
La consultation des registre de mariage nous indique qu'il s'est marié à Séné le 30/07/1917 avec Marie Honorine LE FRANC, cabaretière qui habitait le village de Cariel. On a tenu compte comme dernier domicile connu celui de sa veuve.