Les peintres à Séné
José DAOUDAL, l'arpenteur du littoral
DAOUDAL José né en 1954.
Le tableau :
Biographie
José DAOUDAL est né en 1954 et est devenu artiste peintre paysagiste en commençant par peindre à l’huile à l’âge de 20 ans
C’est dans son Finistère qu’il a dès son enfance ses premiers contacts avec la peinture dans l’atelier du peintre concarnois RAVALLEC où il vient le vendredi, jour de marché respirer les effluves de l’essence de térébenthine en regardant le maître au travail derrière son chevalet.
Plus tard, à l’adolescence, il découvre à Pont Aven les paysagistes SAVIGNY, COULIOU et bien d’autres qui le motivent à travailler en plein air.
Lors d’une de ses premières expositions, il rencontre le peintre TOFFOLI qui l’encourage et le conseille.
Après avoir pratiqué à l’huile et à l’aquarelle, c’est la révélation du pastel en découvrant lors d’une exposition, le magnifique travail du peintre de la marine et sculpteur Jacques COQUILLAY ; c’est alors décidé , il sera lui-même pastelliste.
Ses premiers tableaux en plein air lui confirment l’attrait pour cette technique qui lui permet d’accrocher rapidement la fugacité de la lumière. Pendant plusieurs années, il pastellise les lumières de la Bretagne et s'installe en 2003 dans la presqu'île de Rhuys où il peint, son chevalet planté en pleine nature quelle que soit la saison.
Il rencontre ensuite le maître Pastelliste CHRIS avec qui il travaille la nature morte et bénéficie de ses conseils.
Le succès est au rendez-vous lors de ses expositions où il remporte de nombreux prix régionaux et nationaux. Ses pastels sont aujourd’hui accrochés par de nombreux collectionneurs français et étrangers.
En octobre 2019 lors d'un reportage pour le magazine Pratique des Arts,( n° 149) , il redémarre à l'huile en plein air avec son ami artiste peintre Xavier Kosmalski après plus de vingt ans d'interruption.
José DAOUDAL participe à de nombreux salons et expose en permanence dans plusieurs galeries :
Sarzeau, Quiberon, Vannes, Laval et dans son atelier de Penvins.
José DAOUDAL est Académicien GRECI MARINO section Arts et Sociétaire de la FONDATION TAYLOR.
Autres oeuvres :
Marc ETIEN, peintre de la couleur
Marc ETIEN nait à Paris en 1956.
Le tableau : Une yole à Moustérian hst 92x65cm – 2014 - Photo: Etien
Biographie :
Marc Etien est né à Paris en 1956. Il reçoit une formation en électronique et travaille chez Thompson puis à la RATP.
Passionné dès l’enfance par le dessin, Il découvre la peinture en autodidacte durant ses vacances. Il peint son premier tableau en 1990. L’année suivante, il expose pour la première fois. Il vend alors deux œuvres, ce qui le pousse à persévérer.
Il poursuit cependant son activité professionnelle jusqu’à sa retraite en 2011. Il aménage alors un atelier dans une maison du village de Gornevèze à Séné. Il peut désormais se consacrer à son art.
Marc Etien s’inspire de photographies qu’il prend lui-même. Il les sélectionne, les recadre, les retravaille Il peut ainsi accorder un soin particulier à ses compositions. Préférant peindre en atelier, l’artiste dessine tout d’abord à même la toile, puis pose la couleur. Il commence le plus généralement par le ciel qui donne la tonalité d’ensemble.
Marc Etien a retenu la leçon des impressionnistes. Comme eux, il maitrise l’art du plein air. Comme eux, il sait retranscrire la vague, le ressac, les reflets, le miroitement et l’écoulement des eaux. Dans la plupart de ses toiles, la mer rencontre la terre.
C’est le lien ténu, le chevauchement, le dialogue muet entre ces deux éléments qui le captive. Dans cet entre-deux, l’eau et l’air circulent. C’est un sujet. A vrai dire, une multitude de sujets pour l’artiste.
C’est pourquoi Marc Etien aime tout naturellement les îles : Belle île en mer (le Phare de Sauzon, le port du Palais), Tudy, Boëdic, l’île aux moines (Port Miquel)
Le peintre à la recherche constante de sujets parcourt aussi le golfe du Morbihan : Séné, Port Anna, Saint Goustan (Auray), Santec.
D’autres sites l’attirent : Roscoff, Le Pouliguen, La Baule, Pornichet, Arradon (La Tour Saint-Vincent), Concarneau, Lizio, Arzon, Port Navalo, Lamor Baden, La Baule, Josselin, Sarzeau.
Les rues piétonnes de Vannes, Le chenal du port de Vannes, La Gacilly, Auray (rue du château) les scènes de marché sont d’autres sujets d’élection. Sans oublier des portraits de musiciens. Sons et couleurs se répondent alors. Synesthésie franche et heureuse.
Marc Etien a incontestablement le souci de l’observation réaliste de la nature. Il est à son service. L’homme vit en communion avec elle. Les activités humaines : la pêche aux coques, le tannage des voiles rouges et plus encore les bateaux de plaisance et de pêche, les yoles, les sinagots toutes voiles déployées, le proclament avec vigueur.
Bibliographie
« Marc Etien, un réalisme allusif », Pratique des Arts, n° 140, spécial huile, n° 8, 2018.
« Marc Etien, Démo au fil de l’eau », Pratique des Arts, n° 148, spécial huile n°16, 2019.
« Balade au Pouliguen », Pratique des Arts n° 153, spécial huile n° 21, 2020.
« Peinture chez soi, peinture de soi », Pratique des Arts n°156, spécial huile n°24, 2021.
« Dans le golfe du Morbihan avec Marc Etien », Pratique des Arts n° 159, spécial huile, n° 27, 2021.
Illustrations :
Retour du Golfe hst, 50x73cm – 2019 -Photo: Etien
Un matin à Port-Anna, hst 81x60cm – 2014 - Photo: Etien
Un tableau, un peintre Jean Yves MAYEUX
Jean Yves Mayeux 1945-2007
Le tableau : la cale du Passage à Montsarrac, Séné.
Biographie :
Jean Yves MAYEUX nait le 9/10/1945 à Bricquebec.Il décède à Quiberon en 2007.
A sa naissance, la famille est installée près de Cherbourg. Il fait ses études au lycée puis il monte à Paris où il fait les Beaux-Arts.Il reçoit le prix de la Ville de Rennes.
Il travaille comme vendeur de voitures chez Mercedes Benz sur Paris. Il vend des voitures de luxe. Il épouse sa femme qui sera comptable à Rennes
A partir de 1976 il revient en Bretagne. Il s’installe sur Séné 1 ou 2 ans. Il travaille dans les concessions d’huitres. Vit à Séné au bourg. Puis il s’installe à Quiberon.
A partir de 1980, grâce à la rencontre d’un mécène la Galerie Rosenthal à Paris qui lui achète des tableaux et il peut vivre de sa peinture. Il expose Boulevard Hausmann.
Il expose en mars 1986 à la Galerie de Marie Laure Leduc, Cour des Antiquaires faubourg St-Honoré Paris
Il ouvre une galerie d’abord à Port Haliguen puis à Port Maria. Il peint essentiellement des marines.
Il divorce en 1985 de son épouse dont il a eu 2 filles, Bérangère 1976 et Stéphanie 1966.
Décès prématuré de son ex-épouse. De sa nouvelle compagne il aura Emilienne. Il décède à Quiberon et ses cendres sont dispersées au large de Houat, d’où était originaire sa mère née Le Fur.
Autres oeuvres :
Jean Yves MAYEUX, Maison au bord de mer hst 23 x 32 cm
Jean Yves MAYEUX Bateau à marée basse 24 x 19 cm
Mayeux-creperie-vieux-port-1997
Jean MAREC, des côtes bretonnes au littoral corse
Jean MAREC [1901 - 1972], entre côtes bretonnes et corses
Le tableau : Vue de bord de mer en Bretagne vers 1940. Aquarelle et gouache sur papier 25 x 17 cm, non signée.
Les Sinagots n'ont pas eu le financement pour terminer le clocher telde leur église tel qu'il fut dessiné par l'architecte Deperthes. Ainsi, leur clocher est-il assez particulier et permet identifier des photos oudes illsutrations ou des tableaux. Ici, le peintre Marec posté sur Rosvellec a peint sur cette aquarelle le bourg de Séné à marée haute et son fier clocher.
Biographie :
La vie et le parcours de peintre de Jean Marec est très peu documenté. Il est né à Brest le 13 février 1901, son père est caissier à la Banque Populaire. Il se marie à Auray le 13 février 1921 avec Yvonne Wolff. On en sait où et comment il apprend la peinture. Il se remarie le 25 septembre 1953 à Angers avec Jeannine Grossain. Le couple part s'établir en Corse près de Cargèse. Il décède à Piana le 11 février 1972.
Article de La Liberté du Morbihan du 11 octobre 1949:
Jean Marec A la Rôtisserie
EXPOSTION Jean MAREC
La Rôtisserie qui, dès la Libération, prit l'initiative des exposition de peinture, offre une très intéressante sélection des toiles du peintre brestois Jean Marec, qui est Morbihannais par Mme Marec, Alréenne et déjà un peu Lorientais par l'accueil sympathique que Lorient a, récemment encore, eu l'occasion de faire à ses œuvres, particulièrement appréciées des mateurs, aimant à retrouver le pittoresque et les grâces de notre Bretagne.
C'est en effet, notre pays armoricain que se plait à parcourir l'artiste. Il promène son chevalet du nord au sud aux aguets de plus chatoyants coloris que sa palette restitue avec une crâne franchise. Les caprices du ciel breton qui contraste, d'une façon si inattendue, le reflet des eaux et la teinte des feuillages font ses délices. Au risque de chopqueril les traduit gaillardement sans toutefois les trahir par cet excès de fougue, auquel certains s'abandonnent, et qui rend souvent méconnaissable pour l'œil moyen ce qui s'affirme à la vision exaltée du peintre. Les sujets de Jean Marec sont délicatmeent choisis. Harmonisant leur … subtilement calculés ils donnent une impression apaisante et agréable d'équilibre. Le jeu des couleurs, opposant les ressources infines de l'ombre et de la sincérité du dessin.
En faisant le tour des toiles de Jean Marec, nous voyageons de la Côte d'Emeraude au Golfe du Morbihan; nous fasions escale à Concarneau, à Douëlan et à Saint-Goustan, et nous allons faire un pélerinage à la chapelle de Saint-Cado et à ses grands chênes druidiques dont l'ample chevelure vert-or se découpe magnifiquement, en relief, sur une petite anse ensoleillée.
On goûtera très vivement plusieurs visages de Port-Louis, et en premier lieu peut-être, celui, vu de Kerzo, qui nous a paru fort original.
Pont-Scorff se trouve exprimé dans toute la hardiesse d'un premier contact enthousiaste.
Nous pensons que les goëmoniers, évoqués avec justesse sous d'immenses ciels clairs et au milieu du bouillonnement d'un flux laiteux, auront un très vif et très mérité succès.
La mer semble d'ailleurs ne pas manquer d'attrait pour Jean Marec. il juche à la crête des vagues des thoniers triomphant, que les marins saluent d'éloges autorisés. Du grand large le peintre vient, comme les mouettes, chercher refuge contre la tempête, vers l'Île aux Moines, perle, enveloppée de transparence, voire même, vers les lavoirs accroupis au pied des remparts de Vannes et qui ont déjà retenu tant de générations de peintres.
Autres oeuvres :
Plus...
Albert LYNCH, les peintre des femmes parisiennes
ALBERT LYNCH 1860-1950
Le tableau :
Il comporte une dédicace : à madame Brindeau, en souvenir de Conleau et de l'arrivée de la guerre 1916. 48 x 58 cm.
On reconnait le goulet de Conleau entre Arradon et Séné à marée basse. Côté Arradon, nous sommes sur la pointe de Moréac; le peintre figure des pins dont un qui se dresse mort, presque sans branche. Côté Bellevue en Séné, on reconnait le mur de soutènement. Le peintre ignore la maison Rose, dont on devine la cale et la chapelle de l'île de Boëdic, masquée par le pin. Un pêcheur ou un passeur est au pied de sa barque.
Biographie :
Alberto Fernando Lynch [1860-1950] est né le 26 décembre 1860 à Gleiweiter, Landau, Rhénanie Palatinat. Son père, Diego né le 7/11/1812 à Chachapoyas au Pérou, épouse à New York le 9 mai 1952, Adèle Koeffler.
À l'âge de 21 ans, Albert commence à étudier la peinture à Paris, à l’École des Beaux-Arts. Au décès de son père à Asnières, le 7/12/1882, il déclare la profession de peintre. La famille réside rue Saint-Augustin dans cette ville. Parmi ses professeurs figurent Gabriel Ferrier, Henri Lehmann et Jules Achille Noël : ses expositions au Salon de Paris en 1890 et 1892 connaissent un grand succès.
En 1895, il vit à Paris, au 147 avenue de Villiers. Il épouse le 26 octobre 1896 dans la capitale, Marie Bacouël née le 4 juin 1966 à Brunvillers la Motte départements de l’Oise.
Pour de nombreux inventeurs, artistes et écrivains, l'exposition universelle de 1900 a été le tremplin de leur carrière par excellence. Albert Lynch a reçu la médaille d'or.
Il peint à l'aquarelle, au pastel et à la gouache, parfois à l'huile. Comme aucun autre peintre de son temps, Lynch a dépeint l'insouciance et l'élégance de la Belle Epoque. Il avait l'habitude de dépeindre des dames chics individuelles ou des groupes entiers de dames. Ses œuvres témoignent d'un bon sens du détail. Lynch était passé maître dans l'art de capter les humeurs personnelles de ceux qu'il représentait.
Albert Lynch est un artiste du bel âge et de l'art nouveau. Les préraphaélites, en particulier Edward Burne-Jones, ont eu une grande influence sur son travail.
L'objet de prédilection des peintures de l'artiste était des femmes belles et raffinées de son temps. Le modèle de beaucoup de ses œuvres était sa femme.
« En écrivant la toile, j'ai utilisé le plus souvent le pastel, la gouache et l'aquarelle ».
En raison de ses réalisations exceptionnelles en tant que peintre, il a été consulté par des écrivains célèbres de son époque en tant qu'illustrateur de livres. Parmi eux, Alexandre Dumas (La Dame aux camélias), Henry Becque (La Parisienne) et Honoré de Balzac (Père Goriot).
En 1906, il demeure à Amboise (Indre-et-Loire), quai Charles Guinot.
Ses tableaux sont d'importants témoins contemporains de la Belle Epoque. Ils constituent un bon investissement et mettent en valeur chaque pièce, qu'elle soit moderne ou traditionnelle. Certaines de ses œuvres sont en couleurs vives. Pendant cette période, il peint principalement en couleurs sourdes.
Pendant la première guerre mondiale, il prend l’habitude de passer quelques mois à Vannes. En 1916, il peint « En souvenir de Conleau », aquarelle dédicacée au nom de la comédienne Jeanne Brindeau, sœur du peintre orientaliste Louis Brindeau.
Albert Lynch était un véritable maître dans la représentation des dames de cette époque. Les illustrations de ses livres sont parmi les meilleures de l'époque. Plus les auteurs sont célèbres, plus l'illustrateur est célèbre. Cela s'applique également à Albert Lynch. Les livres de Balzac et de Dumas, en particulier, étaient encore très populaires de leur vivant. Ces illustrations ont naturellement apporté à Lynch une plus grande renommée en tant que peintre. Mais Lynch reçoit toujours des commandes de portraits de femmes. Ses photos ne sont pas des Degas ou des Da Vinci, mais elles sont souvent achetées par des acheteurs renommés pour les salons, les salles de réception et les salles de séjour de la haute société.
A la fin de sa vie, il s’établit à Monaco, au n°1 avenue de la Gare (devenue depuis avenue Prince Pierre). Il décède dans la principauté en 1950 et son épouse le 3 janvier 1953. Le couple ne semble pas avoir eu d’enfant.
Autres oeuvres :
Un tableau, un peintre : Alcide LE BEAU
Alcide LE BEAU, 1872-1943, peintre paysagiste, de scènes de genre, aquarelliste, dessinateur.
Le tableau : Calvaire et voiliers dans le Golfe du Morbihan Détrempe sur toile, rentoilée, signée en bas à droite. 36 x 46 cm.
Le peintre a représenté la croix de Bellevue surplombant le goulet de Conleau à marée haute On reconnait à côté de la cale, l'actuel bar Le Corlazo et derrière la maison du contremaitre..Au second plan, le bois de Conleau. Cette oeuvre sans doute de la jeunesse du peintre semble avoir été réalisée avant les aménagements de l'île réalisé par M. Laporte et l'inauguration du Café de Conleau en 1890. On devine au premier plan des bateaux sinagots aux voiles ocres en contre-bas de la butte. En haut à gauche, la rivière du Vincin.
Biographie :
Alcide Marie Le Beau est né le 29 juillet 1873 à Lorient. Il décède le 12 août 1943 à Sanary sur Mer (Var). Il étudie au collège des jésuites à Lorient puis à Vannes.
En 1890, il part à Paris avec sa mère.
Lié à Henri Matisse, Raoul Dufy ou encore Albert Marquet, bien que vivant à Paris, Le Beau peint en Bretagne mais également lors de séjours sur la Côte d'Azur, en Corse et en Sicile
Peintre de paysage et de scènes de genre, Alcide Le Beau est autodidacte et manie aussi bien la technique à l'huile que l'aquarelle. C'est un artiste rare dont la touche rapide et tourmentée, et les formes vibrantes traduisent un lyrisme qui lui est propre. Son intimité avec la nature s'exprime tantôt dans une matière épaisse aux couleurs éclatantes, tantôt dans une matière lisse aux couleurs délavées et aux formes synthétisées.
Alcide Le Beau est particulièrement sensible à la vision intellectualisée des Maîtres de Pont Aven qui ont bercé sa jeunesse. Il fait partie de l'avant-garde aux cotés des plus grands noms du mouvement fauvisme. Artiste brillant, il est reconnu par la critique et par les marchands les plus clairvoyants.
Artiste peintre de l'école de Pont-Aven, il expose depuis 1902 au salon des indépendants, puis chez Berthe Weill dès 1903. Il fait partie de la Cage aux fauves du Salon d'Automne de 1905 avec Albert Marquet, Henri Matisse, Georges Rouault, Maurice de Vlaminck, Othon Friesz, André Derain.
L'artiste participe aussi à des expositions collectives à la galerie Berthe Weill à Paris en 1903-1904, avec Raoul Dufy et Henri Matisse. Sa notoriété s'accroît considérablement et de nombreuses expositions lui sont consacrées en France ainsi qu'à Saint-Pétersbourg.
En 1906, une exposition chez Vollard le révèle définitivement et le propulse sur le devant de la scène.
En 1907, la galerie Druel organise une rétrospective de sa période fauve où sont présentées une quarantaine de ses toiles. Alcide Le Beau parvient à capter les atmosphères par le biais d'une palette chromatique proche de celle de Gauguin et de Van Gogh. Pour lui, la couleur ne sert que de support à une retranscription progressive et atténuée de l'effet primaire observé chez les fauves. Il recherche une dimension spirituelle et expressive dans ses oeuvres des années 1906 à 1908 qui correspond à l'apogée de son art. C'est à cette époque qu'il peint ses paysages de Corse, ainsi que ses vases ; sujets tirés des opéras de Wagner.
Il expose ensuite à la Galerie Durand-Ruel en 1911. Il est le compagnon de l'artiste peintre Irène Reno (née Rena Hassenberg) avec qui il participe, en octobre 1912 à la Galerie de La Boétie, au Salon de la Section d'Or.
Lors de la Grande Guerre, l'artiste est mobilisé puis réformé en décembre 1914, réforme confirmée en avril 1915. Il part vivre en Suisse.
Il participe à la grande exposition d'art français à Genève à la Galerie Moos en 1918 et à la Kunsthalle de Berne en 1939.
Plusieurs galeries parisiennes exposent son travail de son vivant. Son œuvre est marquée par le japonisme, le synthétisme de l'école de Pont-Aven et le postimpressionnisme, notamment dans sa composante divisionniste.
Expositions :
Musée des beaux-arts de Pont-Aven, 1992-1993.
Bibliographie : Robert Hellebranth, Anne Burdin, Alcide Le Beau 1873-1943, éditions Matute, 1988, Paris ;
Alcide Le Beau, 1873- 1943, Musée de Pont-Aven, 2 octobre 1992- 3 janvier 1993 ;
E. Bénézit, tome 8, pages 374-375.
Rue Alcide Le Beau,à Lorient, située dans le quartier du Manio, elle relie la rue Duliscouët à la rue du Manio
Quelques oeuvres de l'artiste :
Un tableau , un peintre : Edmond DAYNES
Edmond Daynes est un artiste peintre français né le 6 juillet 1895 dans le 5e arrondissement de Paris et mort le 19 septembre 1986 à Compiègne.
Le tableau : Grand rue à Séné, Huile sur isorel signée en bas à gauche 33.5 x 41 cm
Le peintre a figuré la "grand rue" de Séné, aujourd'hui rue des écoles. Au dernier plan, le clocher de l'église Saint-Patern et la rosace de son abside. Au fond de la rue, la maison à l'angle, ancienne maison du forgeron Dauber, dont on voit le pignon sans fenêtre. Elle sera détruite lors de la création de la place Floresti.
Biographie :
Edmond Jean Pierre Daynes naît du mariage de Victor-Jean Daynes (1854-1938), peintre et lithographe natif de Colmar et habitué du Salon des Indépendants, et de Pauline Adèle Dejarny (1858-1904), dentellière native de Champs-sur-Marne. Sa grand-mère paternelle est l'artiste dramatique Brigide Daynes-Grassot (1832-1926, sa sœur aînée la peintre et illustratrice Suzanne Daynes-Grassot (1884-1976).
Edmond Daynes est l'élève de Henri Morisset. Installé en 1925 au 115, rue Bolivar dans le 19e arrondissement de Paris, il épouse le 2 septembre 1929 Blanche Leyris à Gan (Pyrénées-Atlantiques), puis en secondes noces, le 1er octobre 1949, Reine Marguerite Perdu à Saint-Jean-aux-Bois où il va résider dans un second temps.
Particulièrement attaché alors au département de l'Oise, il est membre (il en sera vice-président) de la Société pour la protection de la forêt de Compiègne. Sa peinture de paysages offre en privilégié des vues de villages de l'Oise (Saint-Jean-aux-Bois, Morienval, Croutoy, Villeneuve-sur-Verberie), mais également de Bretagne (Perros-Guirec, Guilvinec, ports du Pays Bigouden), de Normandie (Honfleur) ou des Vosges (L'église de Rainville).
Les traits d'Edmond Daynes nous sont restitués dans un portrait brossé par Madeleine Baillat que conserve le Musée Antoine Vivenel de Compiègne.
Expositions
- Salon des indépendants, Paris, ses participations commençant en 1931 pour s'étendre sur plus de cinquante ans.
- Salon des artistes français, Paris, à partir de 1935, membre du jury en 1967, membre du comité en 1968.
- Claude Robert, commissaire-priseur, vente des ateliers de Maurice Martin et Edmond Daynes, Hôtel Drouot, Paris, 27 mars 1969.
Collections publiques
- Musée Antoine Vivenel, Compiègne, seize toiles dont : Saint-Jean-aux-Bois[6], La route de Saint-Jean-aux-Bois sous la neige, L'église de Croutoy près de Cuise-la-Motte, La grande rue de Villeneuve-sur-Verberie (50x65cm), Paysage - église du Compiégnois (46x65cm), Ferme dans la campagne, Poste forestier de Sainte-Perine, Poste forestier des Fortes Haies, Le quai de Perros Guirec, Vue d'un port de mer, Portrait de femme peintre (61x50cm), Portrait de peintre (65x50cm), Portrait de femme assise un livre à la main (73x92cm), Portrait d'homme, Académie d'homme[10].
- Mairie de Saint-Jean-aux-Bois, Le boulanger Roger Levert[11] avec son cheval distribuant du pain à Malassise, huile sur toile, vers 1960[12].
- Musée du Domaine départemental de Sceaux, deux toiles : Église de Fromonville et Maison de garde à Compiègne.
Prix et distinctions
- Médaille d'or du Salon des artistes français, 1964.
- Prix Corot, 1964.
- Autres oeuvres :
Rocher à Audierne 38 x 46 cm
Le port de LECHIAGAT - Le Guilvinec 115 x 72 cm
Le port de LECHIAGAT - Le Guilvinec
Pierre CHEVILLARD, le sculpteur des milles saints
Pierre Chevillard, le sculpteur des milles saints (texte original de Hervé PIEL)
Le tableau : Pointe bretonne avec calvaire. 33 x 41 cm
Sous un ciel menaçant, le goulet de Conleau apparait sous un bleu lumineux. En haut de la butte de Barrarach, près de la croix, des bretonne coiffées et un public nombreux sont venus assister à la parade des sinagots. A gauche, la pointe de Moréac; à droite l'île de Conleau.
Biographie :
Peintre, sculpteur, Pierre Chevillard était aussi un conteur inépuisable et une mémoire du Pays de Saint-Thurial et de ses habitants.
Pierre nait en 1908 à Monterfil*, son père, boucher, s’est marié avec Félicité Mehault, veuve Soufflet. Son père sera mobilisé dans un régiment d’artillerie dès 1914 et reviendra dans ses foyers après la guerre. Sa mère lui donnera un frère en 1917, Lucien*. La famille est pointée lors du dénombrement de 1921**. Le commerce semble prospère et emploie un garçon boucher et accueille un enfant.
Après des études au lycée Saint-Martin de Rennes, son goût pour le dessin s'affirme et il devient graveur chez Oberthur.
Lors du recensement de 1936, la famille est pointée à Monterfil, Pierre déclare la profession de dessinateur.**
Des soucis de santé l'amènent en convalescence en 1939 chez sa tante maternelle Méhault épouse Buhon, à Saint Thurial. Il apprécie au plus haut point la commune...et l'une de ses habitantes, Anna Valentine LECOQ, née à Saint-Gilles, qui travaille comme couturière chez une autre tante, Clémentine Méhault**. Il se marie en 1941 et partage désormais son temps entre le commerce et la peinture.
Il expose en décembre 1943 à la Galerie Jobbé-Duval de Rennes. En mai 1944, il expose à nouveau dans cette galerie. En janvier 1948, il expose au Salon des Artistes Français à Paris et présente deux toiles, Kergroix en Saint Pierre de Quiberon et Le Printemps.
Etabli à Saint-Thurial, il est conseiller municipal en 1947.(4)
Les dimanches et les jours d'été, il embarque sa femme leurs enfants Jean-Luc (1943) et Chantal (1947) dans la petite quatre-chevaux verte, et file vers les petits coins perdus du Finistère et du Morbihan qu'il affectionne. Chapelles, pardons, intérieurs d'églises et petits ports colorés défilent sous ses pinceaux et ses couteaux, puis se vendent comme des petits pains dans les galeries de Rennes et Dinard. Il n'oublie pas de peindre les paysages et les fleurs sauvages des champs de Saint-Thurial qui s'offrent à ses yeux en permanence, ni les gens du pays avec qui il aime bavarder, comme la mère Vieuville filant la quenouille à la Ventrée, un bouc bien cornu à ses côtes.
Il côtoya des artistes comme Charles Nietzsche, Pierre Aubin et Pierre Thézé (4).
Cependant, un autre art sortait de ses mains, des centaines de statues de Vierges et de saints - bretons la plupart- sculptés dans le bois ou dans la pierre. C'était son jardin secret, qu'il ne montrait qu'aux amis, dans sa maison, et qu'il ne vendait pas. Une fois et une seule, en 1985, cédant aux sollicitations de René Barbedor et du recteur Jean Hubert, il accepta de les exposer dans l'église. Les innombrables visiteurs ont encore en tête l'émerveillement ressenti devant ces processions de saints et de vierges. Des célébrités comme sainte Anne et saint Yves, ou des inconnus comme saint Ahan, réputé guérir les rhumatismes : ses mains aimaient à faire renaître dans le bois ces "sans-grade" de l'ancestrale dévotion armoricaine. A ses yeux, ces statues n'étaient pas seulement des objets d'art. Il connaissait sur le bout des doigts la légende de chacun et, une fois lancé, il pouvait en parler des heures, comme on parle d'êtres familiers, et les rendre vivants à son auditoire captivé.
Car Pierre Chevillard était aussi une mémoire et un conteur né. Mémoire du pays, mémoire des gens simples d'ici, morts ou vivants, mais toujours présents quand il en parlait, son récit malicieux rebondissant d'anecdote en anecdote comme on toque un caillou sur le chemin. C'était sa façon à lui d'exprimer sa passion inépuisable pour le pays et pour ses habitants. En 1951, avec l'abbé Guérin, il entreprit le roman de La Poule noire sur fond d’azur pour conter l'histoire de Saint Thurial qui fut publié dans le bulletin paroissial puis réédité dans le bulletin municipal de la commune.
La voix de Pierre Chevillard s'est éteinte le 27 décembre 1991, elle manque encore à beaucoup.
Bibliographie
*Acte d’état civil
**Dénombrement archives départementale d’Île et Vilaine
- 1943/11/30 Ouest-Eclair
- 1944/05/25 Ouest-Eclair
- Catalogue Salon des Artiste Français BnF Gallica.
- 1992 Bulletin municipal Hervé PIEL
- Quelques oeuvres de Pierre Chevillard :
Course de cyclo-cross hst 50x61 cm
Marins et bateaux, hst 50x80 cm
La Chapelle de Saint-Vio, huile sur panneau isorel, 25x35 cm