Jean MAREC [1901 - 1972], entre côtes bretonnes et corses
Le tableau : Vue de bord de mer en Bretagne vers 1940. Aquarelle et gouache sur papier 25 x 17 cm, non signée.
Les Sinagots n'ont pas eu le financement pour terminer le clocher telde leur église tel qu'il fut dessiné par l'architecte Deperthes. Ainsi, leur clocher est-il assez particulier et permet identifier des photos oudes illsutrations ou des tableaux. Ici, le peintre Marec posté sur Rosvellec a peint sur cette aquarelle le bourg de Séné à marée haute et son fier clocher.
Biographie :
La vie et le parcours de peintre de Jean Marec est très peu documenté. Il est né à Brest le 13 février 1901, son père est caissier à la Banque Populaire. Il se marie à Auray le 13 février 1921 avec Yvonne Wolff. On en sait où et comment il apprend la peinture. Il se remarie le 25 septembre 1953 à Angers avec Jeannine Grossain. Le couple part s'établir en Corse près de Cargèse. Il décède à Piana le 11 février 1972.
Article de La Liberté du Morbihan du 11 octobre 1949:
Jean Marec A la Rôtisserie
EXPOSTION Jean MAREC
La Rôtisserie qui, dès la Libération, prit l'initiative des exposition de peinture, offre une très intéressante sélection des toiles du peintre brestois Jean Marec, qui est Morbihannais par Mme Marec, Alréenne et déjà un peu Lorientais par l'accueil sympathique que Lorient a, récemment encore, eu l'occasion de faire à ses œuvres, particulièrement appréciées des mateurs, aimant à retrouver le pittoresque et les grâces de notre Bretagne.
C'est en effet, notre pays armoricain que se plait à parcourir l'artiste. Il promène son chevalet du nord au sud aux aguets de plus chatoyants coloris que sa palette restitue avec une crâne franchise. Les caprices du ciel breton qui contraste, d'une façon si inattendue, le reflet des eaux et la teinte des feuillages font ses délices. Au risque de chopqueril les traduit gaillardement sans toutefois les trahir par cet excès de fougue, auquel certains s'abandonnent, et qui rend souvent méconnaissable pour l'œil moyen ce qui s'affirme à la vision exaltée du peintre. Les sujets de Jean Marec sont délicatmeent choisis. Harmonisant leur … subtilement calculés ils donnent une impression apaisante et agréable d'équilibre. Le jeu des couleurs, opposant les ressources infines de l'ombre et de la sincérité du dessin.
En faisant le tour des toiles de Jean Marec, nous voyageons de la Côte d'Emeraude au Golfe du Morbihan; nous fasions escale à Concarneau, à Douëlan et à Saint-Goustan, et nous allons faire un pélerinage à la chapelle de Saint-Cado et à ses grands chênes druidiques dont l'ample chevelure vert-or se découpe magnifiquement, en relief, sur une petite anse ensoleillée.
On goûtera très vivement plusieurs visages de Port-Louis, et en premier lieu peut-être, celui, vu de Kerzo, qui nous a paru fort original.
Pont-Scorff se trouve exprimé dans toute la hardiesse d'un premier contact enthousiaste.
Nous pensons que les goëmoniers, évoqués avec justesse sous d'immenses ciels clairs et au milieu du bouillonnement d'un flux laiteux, auront un très vif et très mérité succès.
La mer semble d'ailleurs ne pas manquer d'attrait pour Jean Marec. il juche à la crête des vagues des thoniers triomphant, que les marins saluent d'éloges autorisés. Du grand large le peintre vient, comme les mouettes, chercher refuge contre la tempête, vers l'Île aux Moines, perle, enveloppée de transparence, voire même, vers les lavoirs accroupis au pied des remparts de Vannes et qui ont déjà retenu tant de générations de peintres.
Autres oeuvres :