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Histoire d'un lieu

samedi, 06 avril 2019 11:18

Percements de rues au bourg

7 Séné bourg percement

Cette vue aérienne de Séné situent 4 endroits du bourg qui ont connu une modification profonde : derrière l'église, l'ancien presbytère sera démoli; la mairie de Séné sera agrandie et deux points du bourg où deux percements de voies aboutirent à la création de deux places : la Place Floresti et la Place Cofornic.

De l'Hotel du Golfe à la Place Floresti :

Sene Hotel Golfe REPERE

Notre commune littorale et touristique comptait dans les années 1960 un hotel au bourg. Ce n'était pas le premier lieu pour accueillir des hôtes à Séné, car la famille Robino-Janvier savait louer des chambres au dessus de leurs commerces. L'Hotel du Golfe, dont le batiment est aujourd'hui occupé par un fleuriste en rez-de-chaussée, était une nouvelle construction "moderne" au bourg. Il y avait sur sa gauche, à la place du cabinet d'infirmière actuel, un des nombreux cafés et bistrot que comptait notre commune.

Cette autre vue aérienne issue d'une carete postale Cim, montre l'habitation qui fut démolie pour laisser place à l'Hotel du Golfe.

1970 Hotel Golfe

1985 1986 gérant Hotel du Golfe

1 Sene Bourg Cim Hotel Golfe

Cette publicité datée de 1985 parue dans le bulletin municipal et cette interview datée de 1986 nous donnent le nom de leur gérant à l'époque, Angelo Turrisi et Christian Danet.

1 Sene Bourg Eglise Place

Cette carte postale ancienne de Cim, montre l'actuelle place de l'Eglise à la fin des années 1970. La route file tout droit, longe l'église avant de tourner à gauche pour emprumpter la rue des écoles. En effet, comme le montre cette vue aérienne du bourg, une longère et son mur de cloture existaient en lieu et place de l'actuelle place Floresti.

1983 Hotel Golfe

Marcel Pouligo, maire de l'époque et son équipe entreprirent d'ouvrir le bourg et de détruire cette longère pour créer un accès aux nouveaux quartiers autour du bourg et  au futur centre commercial des Lilas, Les travaux de démolitions épargnèrent toutefois uen maison qui aujourdh'ui abrite le restaurant Ar Gouelenn du bourg.

1986 06 Bourg percement

1986 08 Bourg percé rue

Une nouvelle place était crée derrière l'hotel du Golfe et la Place de l'Eglise. La place Floresti, qui s'en souvient, tire son nom de la ville Roumaine de Floresti. Les Sinagots furent émus par la situation en Roumanie sous la dictarure de Nicolae Ceaușescu. Aujourd'hui encore, la ville de Séné et de Floresti sont jumelées.

floresti logo

Floresti Biserica romano catolica

Vue de l'glise catholique romaine de Floresti

1990 06 Bourg Floresti

1994 11 Place Floresti

1997 08 bourg Hotel Golfe

2011 Hotel golfe

2012 Restaurant pizza

 Face à la mairie, la Place Coffornic.

Cette vue aérienne du bourg de Séné, situe, entourées de couleur, deux maisons qui furent démolies. Le lieu-dit Coofornic devint ainsi une place en face de la mairie, fort utile pour se garer les jours d'offices à l'église ou pour se rendre à la marie et au marché Bio.Coffornic avant demolition

1845 Bourg Coffornic

Si on rremonte en 1845, grace au 1er relevé du cadastre, on constate que le lieu-dit Coffornic était "encombré" de plusieurs maisons qui furent démolies au cours des décennies, d'un lent processus d'aération du centre bourg. 

Une fois les terrains rendus accessibles, une série de garages fut construit comme en témoigne cette photo du bulletin paroissial où la vue aérienne en début d'article. Ils furent démolis dans les années 1980.

Coffornic garages

1998 12 Coffornic

Sous le mandat de Marcel Carteau, un projet de réaménagement n'abouti pas en décembre1998 visant à créer un espace arboré. Aujourd'hui encore, cette Place Coffornic cherche sa voie dans le centre du bourg.

 

 

 

 

 

 

vendredi, 05 avril 2019 21:01

L'ancienne Rue Principale au bourg

Dans son livre intitulé "Le Pays de Séné", Emile MORIN a rassemblé des vieilles cartes postales du bourg de Séné. Ces "cpa" et les vieux cadastres numérisés aux Archives du Morbihan permmettent d'expliquer les modifications majeures qui affectèrent le coeur de notre commune.

1845 Bourg Evolution

Le centre bourg de Séné fut d'abord marqué en 1887, par la construction d'une nouvelle église et l'abandon du cimetière qui l'entourait. (Lire article dédié). Un siècle plus tard, ce sera le tour du vieux prebsbytère d'être démoli et reconstruit (Lire article sur le recteur Chauvin).

La création d'une nouvelle mairie en 1925 sera le premier marqueur de la centralité du bourg de Séné avec tout au long du siècle dernier, le développement des écoles.

Une autre évolution importante fut dans les années 1980, le percement d'une voie allant de l'église vers les nouveaux quartiers, amenant à la création de la place Floreesti  et le percement de la rue Coffornic qui permettra une extension du centre bourg au sud et la création de la première mairie-école future salle des fêtes.

L'élargissement de la rue Principale s'est faite par petites touches afin de favoriser la circulation des charrettes puis des voitures automobiles dans le bourg. 

Ainsi à plusieurs reprises les décideurs locaux de leur époque ont souhaité aérér le bourg et favoriser la circulation.

1890 Bourg boulangerie Eglise

Cette vieille carte postale que l'on peut dater de la fin du XIX°siècle, début XX°, montre l'intersection de la rue de l'actuelle rue la Fontaine avec l'actuelle Place de l'Eglise. Les personnes sont postées devant l'ancienne boulangerie et en second plan, on distingue le pignon de la maison Simon qui sera démolie. La maison à gauche sera également démolie pour élargir la rue Principale.

La famille Simon tenait un débit de boissons et à cet endroit eu lieu un homicide en 1870 (Lire article dédié en fait-divers).

1890 Bourg Séné rue principale

Cette autre vue, contemporaine de la précedente, mais en sens opposé, montre à gauche un commerce avec sa deventure et en second plan, au delà de l'intersection, se trouve la boulangerie. Sur la droite au premier plan, la bibliothèque actuelle avec sa petite cour cloturée. La maison dotée d'une lucarne, sera détruite.

 1925 rue principale 2

1926 janvier Robino

Cette vue qu'Emile Morin date de 1925, montre à gauche  l'épicerie détenue à l'époque par Mme Janvier Anne Marie, née Robino. C'est dans cette maison que le peintre André MERIEL-BUSSY séjourna lorsqu'il revint dans la commune peindre son tableau "Enterrement d'Enfant à Séné" en 1924-25. Jeanne Marie Robino était restauratrice dans le café attenant, à l'angle de la rue de la Fontaine.(Extrait du dénombrement de 1926).

Sur la droite, on devine le muret de la cour de la bibliothèque et la façade de la maison qui sera démolie. Au fond, en second plan, une charrettte attend le pain en face la boulangerie Robino.

1930 rue principale

1933 ALLANO Louis Debitant

Cette autre vue est prise avec un peu plus de recul et peut-être dans les années 1930. On distingue sur la gauche les grille de l'école (actuel écomusée) et sur la droite le Café de la Mairie tenu par Louis ALLANO.qui figure au dénombrement de 1933 avec son épouse..

 

1950 Bourg mairie cafe

Cette autre vue,  où on devine une automobile sur la gauche, sans doute d'après guerre, montre en premier plan, le café avec sa porte de service accessible par quelques marches. La maison, en face le débouché de la rue de la Fontaine, est démolie. A l'angle du café, un pannoncceau indique aux camions la présence de la digue de Cantizac interdite aux véhicules de plus de 5 tonnes. A droite en second plan, on distingue la mairie avec son pignon peint en blanc et le muret de l'école publique (écomusée actuel).

 1964 Bourg cafe

Sur cette vue extraite du film de Gérard-Moisan de 1964, montre que le café du bourg a été profondément remanié sur son rez-de-chaussée, comme il se présente encore aujourd'hui. L'ancienne épicerie Janvier a été quant à elle totalement reconstruite. Elle abrite aujour'dhui une agence immobilière. 

1982 rue principale

Cette photo montre à droite des bouteiles de gaz au pied de la boulangerie Robino qui vient d'être reconstruite avec un nouveau four (Lire article dédéi). A gauche, la future bibliothèque conserve encore sa petite cour cloturée. 

2011 Rue principale Biblio

Ces deux vues actuelles permettent de se rendre compte de la transformation profonde de l'ancienne rue principale, aujourd'hui d'un côté "Rue de Bel Air" et de l'autre "Place de l'Eglise". Avec son bar-tabac, sa boulangerie et sa pharmacie, cette voie tient toujours une place principale dans le bourg de Séné. 

2016 bourg rue principale

 

 

 

 

 

lundi, 19 mars 2018 20:42

Cimetière : visite guidée

Un cimetière accumule des tombes comme autant de points finaux à des vies. Il n'y a pas que le Père Lachaise, célèbre cimetière parisien, à receler derrière une pierre tombale ou un caveau, une histoire ou un destin à raconter.

Notre cimetière communal date des années 1880, quand celui qui entourait la vieille église fut déplacé, pour laisser place à la future Eglise de l'architecte Deperthes. Ces plus vieilles tombes dates de cette période.

Cimetière escalier

Légèrement surélevé par rapport à la rue de la Fontaine, on y accède sur son entrée principale, solennellement, par quelques marches et un portail en fer forgé. Le visiteur est rapidement surpris par l'étroitesse des lieux. Des allées étroites, des rangs serrés. 

Avant les derniers travaux de l'hiver 2018, le visiteur ne pouvait pas manquer la croix monumentale adossée au premier mur de cloture, avant la première extension. Le goudron récent témoigne de son ancien emplacement.

Croix cimetière 2

Cette croix a été repertoriée par la DRAC de Bretagne. Durant l'hiver 2018, elle a été déplacée dans la plus récente partie ouest du cimetière derrière le colombarium. La pierre a été (trop) nettoyée et ce manque de "patine" enlève un peu de charme à cette croix et à son autel. Laissons faire le temps et la pluie qui lui redonneront dans quelques années son aspect "rustique".

 Croix cimetière 2018

 

Le visiteur qui fréquente quelques autres cimetières, notera l'absence de caveaux en hauteur ou de mausolées comme on peut en trouver par exemple au cimetière de Boismoreau de Vannes. A Séné, village de cultivateurs humbles et modestes pêcheurs, on se serre et dans un esprit grégaire, on ne construit que des caveaux enterrés n'offrant aucune prise au suroît, et parfois quelques tombes dans la terre, pour les moins fortunés des paroissiens...

Au fur et à mesure des reprises de concessions funéraires, les vieilles tombes disparaissent. Les morts d'hier sont oubliés et laissent place aux morts d'aujourd'hui. Pourtant, le visiteur attentif remarque quelques tombes particulières dont la pierre a été patinée par le temps et les inscriptions difficiles à lire.

Cimetière jolies tombes

Qui se cachent derrière ces tombes singulières ?

Quelles familles enterrèrent avec obstentation les êtres chers disparus ?

    Les Rondouin, de Carentoir à Séné.

Trois tombes de pierre, tels des coffres posés, attirent le regard du visiteur. Quand on se penche, on lit difficilement le nom de Rondouin.

Rondouin family

Quelques clics sur le site des  archives du Morbihan et on établit la généalogie de la famille Rondouin, originaire de Carentoir. Le père Félix, fut buraliste au bourg de Séné comme nous l'indique son acte de décès. Au  dénombrement de 1883, le buraliste a laissé une rentière, Mme Noblet et leur fille Marie Monique Gabrielle.

1883 Rondouin buraliste

1883 Rondouin Marie Noblet

Propriétaires à Carentoir, qu'elles raisons poussèrent les Rondouin à venir s'établir à Séné pour occuper l'emploi de buraliste. Arrivés à Séné, les Rondouin furent meurtris par la mort de leur fille, Mathurine en 1881, à l'âge de 23 ans, puis par celle de leur fils Louis Victor à l'âge de 18 ans en 1882. Le père décéda en 1883. La famille choisit l'entreprise Lepinard, marbrier récemment installé à Vannes pour réaliser les sarcophages des enfants et ensuite du père.

1879 Lepinard marbrier

La veuve Rondouin put marier sa fille Marie Monique en 1899. Elle décèdera vers 1900 et repose auprès de son époux. Etrange et triste destinée que celle des Rondouin.

       De Castillan, propriétaire du château de Bot Spernem.(lire histoire du château)

Louis Marie Joseph de Castillan naquit à Quintin, Côtes du Nord et mourut à Séné, sans descendance le 11 août 1891. Il a légué au cimetière une belle tombe qui parle encore de lui....

       Les Chanu de Limur.

La famille Chanu de Limur arriva à Séné par mariage avec les descendants du Sieur Bourgeois. Lire article sur le château de Limur. Cette généalogie retrace les derniers membres de la famille ayant vécu à Séné. L'observation des pierres tombales et les recherches d'actes d'état civil permettent de confirmer que plusieurs membres de la famille Chanu de Limur choisirent Séné pour leur dernier repos.

Chanu tombes cimetière

En premier lieu, Jean François Marie Chanu de Limur, dont la Musée de la Cohue détient le portrait. Son premier fils, Charles achètera un hotel à Vannes, le futur Hotel de Limur. Son second fils, Paul Marie Dominique Maximilien et sa femme, Thomase Louise Augustine L'Héritier, demeurèrent sans doute à Séné, au château de Limur. Les époux reposent  au cimetière de Séné avec leur fille, Pauline Marie Charlotte, dernière Chanu ayant vécu à Séné, comme nous l'indique le dénombrement de 1891.

1891 Limur familles

Limur Chanu Séné            Des recteurs de Séné

Aux côtés de ces familles issues de la noblesse d'ancien régime, on pourra également observer les tombes de trois recteurs de Séné. Celle de  Pierre Le Névé [1721-1749], qui recueillit la dépouille du recteur François Marie Poezivara [1932-1956] et la tombe de Georges Le Buon [1877-1901],(Lire histoire des Recteurs de Séné), qui accueillit la dépouille d'Aimé Cappé, célèbre instituteur à bicyclette et défenseur acharné de l'école libre". (Lire histoire des Ecoles). Le dernière tombe, dont on lit difficilement le nom, est celle de Anne Marguerite Le Buon, soeur et dévouée servante de son frère, décédée le 18/09/1903 à Séné.

Recteur Le Neve Le Buon

Aimé Cappé tombe

           Des maires de Séné.

Enfin, le promeneur tachera de repérer dans l'entrelas de tombes, des personnalités liées à Séné.

Notre cimetière abrite les tombes de trois maires de Séné, Surzur, Le Derf et Uguen. Lire article sur les maires de Séné.

         Des soldats de la Grande Guerre Morts pour la France.

Jean Marie Le Hay [7/07/1880 - 9/07/1917] et Eugène Marie Savary [27/04/1883 - 25/12/1917], deux Poilus natifs de Séné, décédés des suite de la tuberculose après la Guerre de 14-18, conservent encore leur tombes.

      Armel Joseph Jean GIRARD

Il faut avoir l'oeil "patrimonial" pour trouver la plaque d'Armel GIRARD, soldat mort pour la France en 1916. Que fait cette plaque là au flanc de la tombe de la famille Girard? 

Armel Girard 1895 1916

Une recherche sur le site "Mémoire des Hommes" permet de retouver sa date de naissance et de décès.

Girard Armel 14 18

De fil en aiguille, en surfant sur le site des archives du Morbihan et un site de genealogie, on finit par établir l"arbre généalogique dela famille Girard. 

Girard famiglia

Ainsi, Pierre Marie Girard, douanier en retraite est venu finir ses jours à Séné, où il avait été en fonction autour des années 1859-1863, comme en témoigne le lieu de naissance de 3 de ses enfants. A Séné où vit son fils, Joseph Yves Girard, qui occupe le poste de secrétaire de mairie.

Le père de notre Poilu Armel Joseph Jean, Armel Pierre Marie était né à Auray. Sa fiche de matricule nous indique qu'il fut d'abord serrurier, avant de s'engager dans l'armée. Au retour à la vie civile, il est dans les Douanes à Brest, ce qui explique que son fils soit né au Conquet. Il est ensuite muté en Loire Atlantique où il vit vers 1910. Ce qui explique que l'acte de décès de son fils fut retranscrit à Pornic et que son nom figure au Monument aux Morts de Pornic.

PORNIC transcription GIRARD

La fiche "Mémoire des Hommes" comme l'acte de décès de Pornic, parle d'un jugement du Tribunal de Paimbeuf du 5 avril 1922, déclarant"Constant" le décès de Girard Armel Joseph Jean.

Vraisemblablement, le soldat  Armel GIRARD, a été "tué à l'ennemi" à Esnes sur Meuse (Esne en Argonne), sans que son corps ne soit retrouvé. La famille Girard, aura souhaité déposer "discrètement" cette plaque sur la face latérale de la tombe, pour honorer leur enfant "Mort pour la France".

         Des sodlats décédés pendant la 2de Guerre Mondiale et la Guerre d'Algérie.

Les soldats Crolas, Pierre et Lacroix, morts pour la France lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Les résistants FFI, Roger et Jean Le Gregam et la mère de Louis et Anne Marie Enizan, déportés à Mathausen.

Les militaires Le Cam et Le Clerecq, morts pour la France en Algérie.

          D'autres Sinagots au destin particulier.

La passé martime de Séné a laissé des traces au cimetière avec les tombes de Le Doriol mort lors de la catastrophe du Iéna (1907); les marins Le Bourvelec et Le Veut décédés lors de l'incendie du Port Manech (1965); la tombe du Petit Passeur, Jean Marie Le Guil et sa femme Pascaline Miran celle du regretté Lucien Le Quentrec tué en 1976 dans la salle des fêtes de Séné.

D'autres tombes restent sans doute à mettre en relief à cause de l'histoire singulière de leur occupant. Pour les Sinagots, notre cimetière, lieu de repos de nos disparus, est aussi notre "Père Lachaise" à nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lundi, 05 mars 2018 18:19

La ferme de Villeneuve

Tant que l'anse de Mancel était recouverte à marée haute par les hauts du Golfe, les ilots de Bot Spernem et de Viac Cornec restaient isolés, peu accessibles aux Sinagots.

1810 Mancel

Le projet d’assèchement du Golfe datait du 18e siècle mais il fallut attendre 1830 pour que le nantais Edouard Lorois, devenu Préfet du Morbihan, obtînt finalement la concession et réalisât son endiguement. La nouvelle digue fut dénommée le « Pont Bras » et constitua un nouvel accès entre Moustérian et Montsarrac.(Lire Histoire de l'anse de Mancel).

Dès lors, les nouvelles terres agricoles du polder présentaient un intérêt agricole et localiser une ferme au plus près prenait du sens. Cependant, il fallut attendre le 20°siècle pour qu'une ferme voit le jour sur l'ancienne île de Viac cornec.

1912 Mancel plan cadastral

Si le bâtiment de la Villeneuve apparaît pour la première fois sur une carte en 1912, ce n’est qu’en 1927 qu’il est dénommé sur un plan comme la « ferme neuve ». Le corps de ferme semble finit sur ses plus grandes dimensions.

1927 Travaux Mancel prévus

Les deux fermes de Bilherbon et de la Villeneuve sont construites à l’image des fermes du nord de la France et sont alors la propriété du banquier, M. Rohling . Avant la première guerre mondiale, une partie des terres (60 hectares) est exploitée par Pierre le Pelvé. Mais durant cette dernière tout est abandonné et la digue n’est plus entretenue.

En décembre 1925 une première tempête ouvre une brèche de 20m dans la digue. M. Rohling refuse de prendre en charge les frais occasionnés par le colmatage effectué par les riverains. S’ensuit alors un contentieux qui aboutit à la vente aux enchères de la propriété en 1934. La digue est réparée. On parle, dans les années trente à Montsarrac, de la Villeneuve comme la ferme modèle de Fleury. Ce dernier y faisait l’élevage de moutons de prés-salés et de chevaux de boucherie.
En 1937 une violente tempête coïncidente avec une marée d’équinoxe provoqua un mini raz-de-marée et creusa une énorme brèche dans la digue.Les exploitants agricoles n’obtinrent aucun dédommagement et depuis l’anse de Bilherbon est devenue « domaine maritime ». Après guerre, l'exode rural et la mécanisation agricole renda moins nécessaire le gain de terres agricoles.

Villeneuve aerien


Puis la ferme de la Villeneuve devient la propriété de M. Guyomar'ch, patron de l’entreprise agro-alimentaire basée sur saint-Nolff. Durant cette période les bâtiments sont transformés pour accueillir des colonies de vacances. Enfin la ferme devient la propriété du Conseil Général au titre de la TDENS (Taxe Départementale sur les Espaces Naturels Sensibles).

Le Conseil Départemental du Morbihan y loge l'association Voiles & Patrimoine qui y restaure des bateaux et des yoles.

Villeneuve actuel